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Le monde selon Monsanto

Discussion in 'France' started by Bronson, Aug 24, 2011.

  1. Krang Member

    ... j'ai dit un "maximum".... vous avez toujours plus de possibilite que nous ne serait-ce que pour les oeufs ou éventuellement du lait, du frometon....bref un maximum de 2 ou 3 lol ....
  2. Blanbek Member

    buggybig.jpg
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  3. Krang Member

    ....pas la communaute la plus accueillante....mais au moin ils savent se qu'il y'a dans leurs auges...
  4. LeJoker Member

    http://news.doctissimo.fr/Nutrition/Une-mention-sans-OGM-bientot-sur-les-emballages-26722
  5. Cereal killer Member

    Quelques nouvelles de Monsanto...
    Enfin, la firme a été rendu responsable en france d'intoxication à l'herbicide sur un agriculteur, verdict rendu le 13 Février à Lyon.

    Paul François, céréalier avait inhalé des vapeurs d'un produit nommé "lasso", reconnu dangereux depuis 1980 en Belgique, Grande bretagne et Canada et interdit dans ces pays...encore une fois ça sent le lobbysme à fond.

    espérons que ce procès soit le premier d'une longue série, ensuite faudrait juste qu'on s'attaque à ce qu'ils mettent dans nos assiettes, autant dire qu'il y a du boulot mais ça avance, dommage je crains que l'info ne soit pas plus relayé que ça

    http://www.allodocteurs.fr/actualit...es-verdict-attendu-pour-monsanto-6078.asp?1=1
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  6. Je trouve ça bien que la justice pour l'agriculteur, passe un peu avant celle du consommateur, c'est eux les gros baisés de l'histoire, je pense qu'il n'est tjs pas prouvé que le consommation représente un danger.
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  7. Bronson Member

    Je crois que Monsanto va faire appel de cette decision.
  8. LeJoker Member

    Ils peuvent faire appel, ils ont bien le droit.

    Mais quand on arrive à la cours de cassation, je veux que vous sautiez tous de très haut, parce que ça veut dire qu'ils ont plein de pognons et qu'il faut absolument les dépouiller.
  9. et si je saute ça va faire quoi de plus ?
  10. Roger.Guy Member

  11. Roger.Guy Member

    Pas si "intouchables" en fait:D

    http://owni.fr/2012/02/17/le-conseil-detat-ratiboise-monsanto/
    Le Conseil d’État ratiboise Monsanto

    Le 17 février 2012 Claire Berthelemy
    Dans les semaines à venir, le Conseil d'État devrait remettre en cause le RoundUp Express, le pesticide vedette du groupe Monsanto. Largement vendu aux particuliers, depuis plusieurs années, les effets secondaires de l'un de ses adjuvants n'ont jamais été testés, comme l'exige pourtant le droit.
    monsanto-desherbant-roundup-640px-3.jpg
    Ce 13 février, un agriculteur a obtenu gain de cause au Tribunal de grande instance de Lyon dans son combat contre la firme américaine Monsanto. La firme, qui fait appel, a été déclarée responsable de l’intoxication de cet exploitant qui avait inhalé accidentellement le pesticide Lasso.
    Au même moment Monsanto est la cible de plusieurs requêtes devant le Conseil d’État, demandant l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de trois de ses produits. Le même jour, 13 février, dans l’une de ces procédures, le rapporteur public du Conseil d’État s’est prononcé contre l’un des pesticides les plus distribués en France, le RoundUp Express.
    Le rapporteur a ainsi suivi les demandes de Jacques Maret, un agriculteur charentais anti-OGM et du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) concernant l’un des trois produits “phytopharmaceutiques” de la gamme RoundUp.
    Dans ses conclusions, le rapporteur public estime que l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Express est bien-fondée.
    Acceptables

    En juin 2009, par courrier adressé au ministre de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Pêche, le MDRGF avait réclamé l’annulation de cette autorisation et le retrait de la mention “emploi autorisé dans les jardins” sur les étiquettes du pesticide. Le 14 octobre 2009, le ministre Bruno Lemaire répondait que les allégations contre Monsanto ne pouvaient être recevables pour remettre en question ce produit. Stipulant que :
    Les risques pour l’homme et l’environnement liés à l’utilisation de la préparation RoundUp Express pour les usages demandés en jardins d’amateurs sont considérés comme acceptables.
    Déterminés, le MDRGF et Jacques Maret décidaient d’aller plus loin et de saisir les magistrats du Conseil d’État pour qu’ils examinent leurs griefs contre le désherbant.

    monsanto-desherbant-roundup-640px-1.jpg
    L’avis du rapporteur près du Conseil d’État sur le RoundUp Express se fonde sur des problèmes objectifs, observés dans sa procédure d’homologation passée. Un motif qui laisse songeur. Jadis, le désherbant n’aurait pas été sérieusement évalué. Un représentant de la haute juridiction nous explique :
    C’est en raison d’une erreur de droit commise lors de la procédure d’évaluation préalable du produit par l’administration. Dans l’avis qui a précédé la décision du ministre d’autoriser la commercialisation de ce produit, l’AFSSA (devenu ANSES) ne s’est pas expliquée sur la présence et le rôle dans le produit d’une des substances qui le composent ; cela ne signifie pas que la substance en question ou son association avec les autres composants du produit est dangereuse. Mais c’est une substance qui peut produire un effet propre sur les végétaux. Le rapporteur public propose de juger que l’AFSSA devait, afin d’éclairer le ministre, en faire état de manière explicite.
    Étiquette

    Le principe actif du RoundUp Express est une molécule : le glyphosate. Pour que ce glyphosate pénètre dans la plante, il lui faut un adjuvant. Cet adjuvant, l’acide pélargonique, est classé par l’Union européenne comme une substance active à inscrire dans la liste des composants du produit. Par l’AFSSA également. Mais ce qui n’est pas précisé sur les étiquettes du produit [PDF]. Premier manquement pour les défendeurs.
    monsanto-desherbant-roundup-640px-4.jpg
    Surtout, pour les détracteurs de Monsanto, jamais le mélange adjuvant et détergent n’a été testé. Jacques Maret illustre par l’exemple :
    Sans cet adjuvant, c’est un peu comme si on vous proposait un vaccin sans aiguille et sans seringue. Ni mentionné, ni testé. Pourtant une directive européenne oblige que le test soit complet et pas uniquement la molécule détergente. Chez Monsanto, on nous répond que la molécule est juste là pour accompagner le détergent.
    Sur la fiche technique du RoundUp Express chez Monsanto [PDF], la molécule adjuvante – l’acide pélargonique – est étrangement présentée une substance active du mélange. François Veillerette, porte-parole de Générations Futures précise :
    Sur le RoundUp express, nous avons eu la possibilité de voir qu’il y avait de l’acide pélargonique dans la composition. Classé matière active par la Commission européenne. Et donc à tester au même titre que le reste.
    Toxicité non évaluée, certes, mais “c’est aussi le mélange qui doit être testé”, martèle Jacques Maret, en ajoutant que “la toxicité du RoundUp Express peut être immédiate et à long terme. Elle peut provoquer des malformations embryonnaires selon une étude aux Etats-Unis chez les femmes et enfants d’agriculteurs OGM-Monsanto, qui a observé des malformations et modifications hormonales.” Si, au final, les juges du Conseil d’État suivent les recommandations et l’avis de leur rapporteur public, le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche aura l’obligation de réexaminer l’autorisation de mise sur le marché du pesticide, dans les six mois suivant l’arrêt rendu par le Conseil.
    Nous avons sollicité le groupe Monsanto dans le cadre de cet article, sans succès.
    [IMG]
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  12. berdouille Member

  13. Cereal killer Member

    Merci.
    José Bové va pouvoir retrouvé la joie du fauchage...moi perso je préfère la récolte
  14. anoNOGM Member

  15. anoNOGM Member

    Prtty coo! He?
  16. Bronson Member

    He ?
  17. Loogas Member

    Par contre apprend à insérer des liens parce que ils buggent un peu les tiens
  18. Anon Gin Member

    • Like Like x 4
  19. anoNOGM Member

    Sorry Guises, je ne comprends pas. Ces liens fonctionnent si je les copie dans la barre d'adresses, mais là dans les forums ils ne fonctionnent pas.

    Contrainement à ce que Anon Gin pense (à moins que ce ne soit un sarcasme...) je n'ai pas l'omniscience alors si quelqu'un veut bien éclairer ma lanterne ce serait sympa et ça me permettrais de contribuer plus efficacement.
  20. Don Anonji Member

    Pour les liens, c'est pas sorcier, la syntaxe c'est
    Code:
    [url=lien]texte[/url]
    Exemple : combat monsanto

    Heu, il faut vraiment te faire un dessin?
    Hum :-° Parce que bon, si pour toi des actions (encores hypothétiques a ce stade, je me trompe?) contre Monsanto c'est le premier combat d'Anon à être digne d'intérêt, ben, je me demande franchement ce que tu fous là. Tu t'imagines que ça nous fait plaisir de lire que nos combats passés et en cours ne sont pas des "causes valables"?

    Ou alors tu as juste bien maladroitement choisi tes mots. J'éspère.
  21. anoNOGM Member

    He bien, Don Anonji, tu nous fais un caca nerveux?

    Bon, je vois que les nouveaux sont pas les bienvenus dans le coin. En tout cas c'est l'impression que me donne Don Anonji.

    Désolé si mon "enfin une cause valable!" est allé à rebousse poil. C'est simplement que je considère le combat contre Monsanto et autres empoisonneurs de la planète comme beaucoup plus justifié que certaines autres causes. C'est mon opinion personnelle et je m'en balance que je reçoive l'approbation du roi, du premier ministre ou de quelques anons à l'égo hypertrophié.

    Au sujet de l'explication sur la syntaxe pour les liens. texte, là je suis ébloui mais je n'ai pas compris pour autant. Alors si tu veux bien m'expliquer - comme tu le ferais à un néophyte (que je suis), je t'en serais reconnaissant. Sinon, je me débrouillerais...
  22. Don Anonji Member

    Caca nerveux? Lulz. Haine du nouveau? Je suis pas beaucoup moins nouveau que toi ici, mon compte WWP doit avoir 3 semaines, max. Désolé si tu l'as pris pour une agression, c'était pas le cas. Ca m'a un peu surpris que tu ne comprennes le pourquoi du post d'Anon Gin, d'où le ton agacé.
    Je pense aussi que la lutte contre Monsanto s'impose, et j'ai également envie d'agir. Mais amha tu peux comprendre que pas tout le monde ici n'a les mêmes priorités, et fatalement face à des propos comme les tiens, il y aura toujours des réactions.

    Hum pour les liens, laisse moi t'expliquer autrement.
    Code:
    [url=http://www.google.fr]Texte cliquable[/url]
    Donne ceci : Texte cliquable. C'est assez intuitif non? L'autre façon de faire, c'est de surligner le texte supposé devenir cliquable, cliquer sur le maillon de chaîne en dessous à droite de la boite à smileys, puis entrer l'url. Ca revient au même, en plus user friendly si on veut.
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  23. Anon Gin Member

    T'en as pas marre de faire ta chialeuse à la moindre remarque?
    Les nouveaux sont aussi bienvenus que les "anciens". Si t'as un souci, ben casses-toi.

    Un autre membre s'efforce de t'aider dans tes balises, et tout ce que tu trouves à dire, c'est que personne t'aime, le monde entier t'en veux... Ça va deux minutes les délires de persécution.

    Arrête ton délire, et essaye de comprendre ce qu'on te dit.
    Ou GTFO
  24. Krang Member

    .....si il a un délire de la persécution on risque de le retrouver dans le camps adverse.....ils sont forts pour recruter les petites victime du syndrome Calimero....
  25. Roger.Guy Member

    Je suis scientologue depuis 5 ans personne ne m'aime tout le monde m'en veut ils n'ont jamais voulu me recruter.
    en plus je suis amoureux de Tatie.
    Au fait une péniche "libertad" (avec le logo du journal libération, libertad écrit à la place de libération a l'avant du bateau) sur la meuse été 2008 : il y a eu des témoins ?
    Le rapport avec Monsanto ?
    C'est un grand groupe qui commence à connaitre des déboires judiciaires.
  26. Cereal killer Member

    Monsanto ok mais ACTA d'abord surtout, petit rappel pour certains qui auraient pu oublier que ACTA ne concerne pas que internet, et je suis certain que la plupart des gens ne savent pas vraiment à quoi correspond acta, mais bien toutes les propriétés intellectuelles peu importe la forme, acta veut dicter une loi des brevets pour les semences et les médicaments ( bye bye les génériques).

    ACTA donnera carte blanche aux grandes multinationales comme Monsanto.

    http://www.terraeco.net/ACTA-quid-des-semences-agricoles,42084.html#nb1

    http://www.cuej.info/web-en-continu/les-eurodeputes-verts-se-mobilisent-contre-acta

    Le combat contre Monsanto me tient à coeur également, mais pour le moment, le diable dans la petite boîte qui n'attend plus que le moment d'en sortir me semble être ACTA.
  27. anoNOGM Member

    OK Guises! I got you! Merci Don Anonji pour tes explications techniques et toi Cereal killer pour mettre les priorités straight (en tout cas à moi tu m'as éclairé - no kidding.)
  28. tordémoissa Member

    Guy,peux tu développer?Je comprends rien à ce que tu racontes.
  29. Roger.Guy Member

    Une péniche, été 2008, sur la meuse, un "logo" peint à la proue : le logo de libération( le journal) Libertad inscrit à la place de libération
    En plein dans l'oeil du "cyclone".
    J'ai déjà eu une confirmation du phénomène par un "mutique" (sait pas de quel coté il était)
    C'était "surréaliste" quasiment.

    Edit :
    un déjà "vu ailleurs" sur le pont (presque sur à 100 %)
  30. tordémoissa Member

    Le jour ou tu viens pour un raid ou une manif,raméne un peu des petits pilules que tu prends:p
  31. Roger.Guy Member

    Un témoin aussi ?
  32. Anonymous Member

  33. Bronson Member

    Ils accumulent les procés en ce moment
  34. anoNOGM Member

  35. Bronson Member

    C'est un bien grand mot que tu utilise, ils sont leader mondial donc déja les empecher d'utiliser des produits très nefaste pour l'environement ou pour la santé sera une très grande avancée.
  36. Orphée Member

    Je ne sais pas si vous avez déjà vu cet article :)
    Source:http://www.zdnet.fr/actualites/les-anonymous-s-en-prennent-a-nouveau-a-monsanto-39769203.htm
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  37. Roger.Guy Member

    http://www.mediapart.fr/journal/fra...riculteurs-bousculent-le-salon?page_article=5
    Malades des pesticides, des agriculteurs bousculent le Salon

    28 février 2012 | Par La rédaction de Mediapart

    Par Claire Le Nestour.
    « Les malades des pesticides existent, j'en suis la preuve », était-il écrit sur leur T-shirt. Une quinzaine d'exploitants agricoles et leurs familles ont fait irruption au salon de l'agriculture, lundi 27 février. Sur le stand de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), considéré comme le lobby des pesticides, Paul François, président de l'association phyto-victimes s'est exprimé au nom de tous. « Nous voulons montrer au monde de l'agriculture que les pesticides ont fait et font encore des ravages dans la population agricole. » Le céréalier charentais est devenu l'emblème d'un combat.
    Lundi 13 février, tous les journaux ont loué sa victoire face au géant américain des produits phytosanitaires. Le 27 avril 2004, l’agriculteur avait reçu au visage des vapeurs de Lasso, un puissant désherbant de Monsanto, en ouvrant la cuve d'un pulvérisateur. Maux de tête tenaces et fatigues chroniques, l'agriculteur est aujourd’hui invalide à 50 %. Monsanto a été condamné. Mais pour un Paul François médiatisé, combien de victimes silencieuses ?
    La France est championne d'Europe d'utilisation de pesticides et troisième consommateur mondial après l'Inde et les Etats-Unis. Selon une étude de juin 2007, les agriculteurs exposés aux pesticides auraient deux fois plus de chance de développer une tumeur cérébrale. Au centre d’immunologie de Marseille Luminy, Bertrand Nadel et Sandrine Roulland ont découvert que les agriculteurs exposés aux phytosanitaires développent 100 à 1 000 fois plus de cellules anormales, qui peuvent se transformer en cancer du sang. Les expositions professionnelles peuvent également être impliquées dans plusieurs hémopathies malignes, d’après les recherches de l’équipe de Jacqueline Clavel.
    Pourtant, entre 2002 et 2010, seuls 38 agriculteurs ont été reconnus professionnellement malades à cause des produits phytosanitaires. D'autres sont parvenus à faire reconnaître leur pathologie sans établir de lien direct avec les pesticides. Ils figurent parmi les 1 363 “maladies professionnelles de nature allergique” reconnues sur la même période par la Mutualité sociale agricole. Pourquoi si peu de malades des pesticides sont reconnus par l’organisme de protection sociale des salariés et exploitants agricoles ? Il y a d’une part la rigidité de la procédure et de l’autre l’omerta des agriculteurs dans un milieu où lier santé et pesticides est un péché.
    « La MSA n'a rien voulu entendre »

    « Je mettais des protections pour manipuler les produits mais pas pour traiter. Dans une cabine de tracteur, on ne peut pas travailler toute une journée avec un masque. » Gilbert Vendée a fait « au mieux ». Mais en 1998, ce salarié agricole a inhalé du Gaucho, un insecticide partiellement interdit depuis 2004. « J'ai vomi toute la soirée. Le médecin a établi un certificat et m'a dit : "Si un jour vous avez des complications, il faudra présenter cette attestation." »
    Les complications sont arrivées en 2002 : Gilbert Vendée a été diagnostiqué atteint de la maladie de Parkinson. Quand il a frappé à la porte de sa Mutualité sociale agricole, « ils n'ont rien voulu entendre parce que la maladie de Parkinson n'était pas inscrite dans le tableau des maladies professionnelles ». Ce tableau synthétise les critères à remplir pour qu'une pathologie soit reconnue au titre de la maladie professionnelle.
    Il ne restait que deux solutions : le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) dont la mission est de démontrer le lien de causalité entre la pathologie et l'activité professionnelle ou le tribunal des affaires de sécurité sociale. « Le CRRMP a refusé ma demande alors j'ai été en justice. » La maladie de Gilbert a été reconnue professionnelle en octobre 2005. « Les institutions savaient que la première qui reconnaîtrait la maladie de Parkinson allait ouvrir la voie à d’autres plaintes d'agriculteurs. J’ai été le premier parkinsonien reconnu malade professionnel à cause des pesticides. »
    Gilbert Vendée témoigne.© Générations Futures
    Depuis, des années ont passé : selon des experts médicaux, la maladie de Parkinson devrait être intégrée au tableau des maladies professionnelles avant l’été. Pris à parti au salon de l'agriculture, le ministre Bruno Le Maire s'est engagé à demander sa révision.
  38. Roger.Guy Member

    SUITE


    Prévention et « effets d'annonce »

    « Les tableaux ne sont pas décidés par la MSA. Ils sont fixés par décrets », explique le docteur Christine Hermouet, médecin conseil à la Mutualité sociale agricole. « Notre axe de travail aujourd'hui, c'est la prévention », ajoute-elle. En 1991, la MSA a lancé le dispositif Phyt'attitude, un réseau de toxicovigilance qui incite les agriculteurs à signaler leurs intoxications aux phytosanitaires.
    « Je ne sais pas quels moyens ils mettent pour ce programme, mais personne ne le connaît », soutient Nadine Lauverjat du mouvement Générations futures. L'association se bat depuis 1996 pour dénoncer les conséquences négatives de l'agriculture intensive. Dans sa ligne de mire : l'étude AGRICAN – pour AGRIculture et CANcer – en partie financée par la MSA. Elle suit une cohorte de 180 000 assurés agricoles de 2005 à 2020. Ses premiers résultats, présentés le 16 septembre dernier à Tours, ont surpris : « La santé des salariés et des exploitants agricoles est meilleure que celle du reste de la population française. » Ainsi, selon les chercheurs d’AGRICAN, la mortalité par cancer dans le milieu agricole est 27 % inférieure chez les hommes et 19 % chez les femmes par rapport à la population générale.
    « Un effet d'annonce », pour François Veillerette, de Générations futures. « Les experts essaient d'embrouiller l'opinion publique avant de donner leur conclusion générale. Ils n'ont révélé que les chiffres de la mortalité, pas ceux de la morbidité. Dans la cohorte, 52 % des agriculteurs ne sont pas en contact avec les phytosanitaires, ce qui n'est pas représentatif de la situation française. » Pour lui, cette étude participe de la désinformation sur les risques sanitaires des pesticides, y compris au sein du corps médical.
    « Je connais beaucoup de médecins qui n'admettent pas que les produits phytosanitaires causent des maladies », se souvient Dominique Marchal. Agriculteur en Meurthe-et-Moselle, il avait 45 ans quand on lui a diagnostiqué une leucémie. Il en avait 49 quand le tribunal des affaires de sécurité sociale a reconnu sa maladie professionnelle. « J'ai demandé à la MSA de réexaminer mon dossier plusieurs fois. Ils ont toujours refusé, car ma pathologie ne pouvait être causée que par le benzène. Le benzène n’apparaissait pas sur les étiquettes des produits que j'utilisais. » La femme de Dominique Marchal a fait expertiser une quinzaine de phytosanitaires achetés par son mari : la moitié d'entre eux contenaient effectivement du benzène. Le tribunal a reconnu la maladie de Dominique.
    Fatigué mais « pas suffisamment pour justifier un arrêt maladie », Dominique Marchal travaille encore mais ne manipule plus les pesticides. « Régulièrement, des agriculteurs m'appellent pour me demander des conseils. L'un d'eux a juste eu le temps de m'annoncer que sa maladie avait été reconnue. Et il est mort. » Il milite avec Gilbert Vendée pour lever le tabou au sein de la profession. « Si on parle peu des conséquences sanitaires des pesticides, ce n'est pas uniquement de la faute de la MSA et des médecins. Les agriculteurs aussi sont responsables. »
    Entre solitude et culpabilité

    Quand le téléphone sonne à la permanence de Phyto-victimes, ce sont souvent des proches d’agriculteurs qui appellent. « Je parle avec des épouses, des enfants ou des amis d’exploitants. Il est assez rare que les agriculteurs fassent le premier pas », explique Guillaume Petit, chargé de mission. Dominique Marchal l’admet : sans la persévérance de sa femme, il n’aurait jamais été jusqu’au tribunal.
    Même avec la création de Phyto-victimes, en mars 2011, le mouvement peine à se structurer. Contrairement à l'amiante, les lieux de contamination ne sont pas définis : les victimes sont dispersées sur le territoire. Il est également difficile d'incriminer les firmes vu le nombre de pesticides utilisés conjointement sur les exploitations.
    Dominique Marchal et Gilbert Vendée ont accepté de temoigner dans des films diffusés sur internet. « J’ai passé des nuits à faire mon dossier pour le tribunal, se souvient Gilbert. Moi ou un autre, il fallait que quelqu’un le fasse pour les parkinsoniens. J’ai un devoir de prévenir. » Mais prendre la parole à visage découvert n’est pas facile. La culpabilité s’ajoute à la solitude. « Admettre qu’on s’est rendu malade en polluant, c’est aussi sous-entendre qu’on a pu contaminer des proches », selon Nadine Lauverjat.
    « Un agriculteur, ça ne se plaint pas de sa santé »

    Gilbert et Dominique appartiennent à la même génération, « une génération qui a traité ses champs sans faire attention », disent-ils. « Il y avait bien des étiquettes sur les produits mais elles étaient incompréhensibles. » Depuis, il y a eu une évolution. Les avancées scientifiques ont souligné la dangerosité des pesticides, les chambres d’agriculture et la MSA se sont saisies du problème. Le plan Ecophyto adopté au Grenelle de l’environnement vise à réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici à 2018. Enfin, des films comme Notre poison quotidien de Marie-Monique Robin ou Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud ont contribué à médiatiser l’issue.
    Pourtant, lundi, c’était la première fois que des agriculteurs malades des pesticides prenaient la parole au salon de l’agriculture. Ils y sont restés la journée pour « briser l’omerta de la profession ».
    « Quand je suis allé au tribunal, on était regardés avec de gros yeux, se souvient Dominique Marchal. Les agriculteurs sont dans un système, on ne peut pas revirer de bord du jour au lendemain et se mettre à faire du bio. » Gilbert aussi a ressenti la gêne de ses confrères lorsqu’il a décidé de parler de ses problèmes de santé. « On ne me l’a pas reproché clairement mais on m’a fait sentir que j’allais détruire le système. Sans pesticide, les agriculteurs perdent leur gagne-pain. Tant qu’ils sont en bonne santé, ils préfèrent rester dans l’indifférence parce qu’ils ont besoin de ces produits. » Trop malade pour continuer à travailler, Gilbert s’est éloigné du milieu agricole.
    Malgré sa chimiothérapie, Dominique Marchal continue à travailler. « Physiquement, ce n’est pas toujours facile. » Moralement non plus, notamment au sein de la FNSEA, le syndicat qu’il n’a pas souhaité quitter. « Les mentalités évolueront », soupire-t-il. Alors que la victoire de Paul François face à Monsanto faisait grand bruit, le syndicat majoritaire dans la profession est resté silencieux, outré que les agriculteurs soient encore associés aux pollueurs. « Je n’ai pas reçu de soutien de mes confrères, soutient Dominique Marchal. L’agriculture est un métier physique. On ne s’apitoie pas sur notre sort, c’est dans notre mentalité. Pour être soutenu, il faudrait peut-être que je sois plus malade. »
  39. -Freeman- Member

    Clairement il y a quelque chose à faire contre Monsanto , avec leurs incessantes connerie de manipulations du génomes sans réfléchir à l'avance aux conséquences sur l'homme et la nature en général , et tout sa uniquement dans le but de maximiser le gain au bout du compte.
    Je ne suis pas une de ces personnes (dont je respecte l'opinion d'ailleurs ) qui sont assez fondamentaliste et sont contre la modification génétique faite de façon intrinsèque par l'homme , d'une part car les mutations génétiques se font de façon totalement naturel et depuis bien avant l'apparition de l'homme tel que l'on le connaît aujourd'hui d'une part et d'autre part le fait que certaine modification très justement et CORRECTEMENT mené peuvent vraiment permettre aboutir à des modification au niveau alimentaire ou médicale très bénéfiques.
    Au delà de ces considérations , le problème d'action contre monsanto est qu'a part de longs procès (qui peuvent aboutir comme l'actualité nous la montré) les fauchages assez sauvage , ou les manifs il est très compliqué d'organisé des opérations efficaces...
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