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Anonymous ou pas ? Bases pour l'analyse

Discussion in 'France' started by Ann O'Nymous, Jan 10, 2012.

  1. V.I.R.U.S. Member

    Who knows...
  2. Roger.Guy Member

    Je vais dire "pas mal" comme cela je pourrai évaluer la réaction des salafistes dans mon coin:).
    (il y en a un qui avaient menacé une député du coin, lors du vote de la loi sur le voile)
    Là je l'ouvre histoire d'appréhender leur rapport à la liberté d'expression:confused:

    http://www.marianne2.fr/martinegozl...nt-Ennahda-solidaire-des-Salafistes-_a38.html
    L’aveu : le gouvernement Ennahda solidaire des Salafistes !
    Tunisie


    Rédigé par Martine Gozlan le Mercredi 7 Mars 2012 à 11:19 | 0 commentaire(s)

    Face aux agressions de salafistes, la situation devient de plus en plus précaire à la faculté des lettres de la Manouba, dans la banlieue de Tunis. Le gouvernement islamiste de Tunis vient de se trahir par la voix du ministre de l’enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, qui a désavoué le courageux doyen de la faculté des lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli. Alors que les commandos salafistes ont arraché le drapeau tunisien pour le remplacer par leur étendart noir, violenté les étudiantes et menacé de poignarder le doyen !

    (Université de Manouba, Tunis - OSNOWYCZ AUDE/SIPA)
    Il a choisi la journée de la femme pour se déclarer pratiquement solidaire de ceux qui violentent les femmes et ne rêvent que d’obscurcir leur visage et leur vie comme d’endeuiller la belle lumière tunisienne ! Moncef Ben Salem, aujourd’hui ministre de l’enseignement supérieur après avoir été militant de la frange la plus extrémiste d’Ennahda , a osé renvoyer dos à dos le doyen de la faculté des lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, et ceux qui veulent attenter à la vie de cet historien et empêcher l’université de fonctionner. « Le doyen n’a pas fait ce qu’il fallait faire pour résoudre le problème pacifiquement et il a des arrière-pensées politiques » a claironné le ministre au lendemain d’événements qui ont traumatisé les Tunisiens.

    On a en effet pu assister le 7 mars, sur le campus de la Manouba, à l’action d’un commando salafiste, appuyé par des étudiants de la même frange ultra mais aussi par des éléments extérieurs. Des scènes de guérilla au cours lesquelles le drapeau tunisien a été arraché, remplacé par l’étendart noir salafiste, des universitaires pourchassés. « Je vais le poignarder ! » hurlait un djihadiste en délire en cherchant Habib Kazdaghli. Sur le toit, le chiffon sombre de l’extrémisme flottait tandis que des cris de chagrin montaient de la foule, des cris d’allégresse des agresseurs.
    Une jeune fille, alors, s’est hissée sur le toit. Elle a tenté de s’opposer à la profanation du drapeau national. Les salafistes l’ont jetée par terre et frappée en visant son sexe.

    Cette jeune fille, Khaoula Rchdi, originaire de Gafsa, est désormais une héroïne en Tunisie. Une autre de ses compagnes s’est jointe à cette résistance : Amel Alaoui. Elle a également été sauvagement frappée.
    Tous les messages qui me parviennent témoignent d’un sentiment d’effroi, de colère mais aussi de détermination devant l’incroyable scandale de la Manouba. Ce jour-là, d’ailleurs, une jeune journaliste de la BBC a été blessée, agressée elle aussi par les salafistes.
    Face à ces violences, le ministre Ben Salem s’est dévoilé. En qualifiant « d’extrémiste » le doyen Kazdaghli, il a montré le vrai visage du gouvernement Ennahda.
    Vous qui croyez encore à la fiction de l’islamisme modéré, réveillez-vous !
    Mais vous qui savez que la Tunisie dispose de suffisamment de lumières pour résister, première du monde arabe, à l’orage salafiste qui s’est levé , manifestez votre solidarité avec le doyen de la Manouba (200 de ses collègues français le soutiennent), avec Habib Mellakh, porte-parole des universitaires. Nous republions ci-dessous sa tribune d’alerte , pourtant rédigée avant les dernières violences.

    Retournement de situation
    Depuis une semaine, les évènements et les incidents violents se succèdent à la Faculté de la Manouba, ce à une allure démentielle. Le chaos s’installe petit à petit, malgré une courte accalmie observée pendant les deux premières semaines du mois de février.

    Après les agressions subies au début de la semaine dernière par les professeurs Samia Yazidi et Souhaïl Chemli — et le défoncement de la porte de la salle occupée par ce dernier ce qui a poussé les enseignants à exercer leur droit au retrait —, après le sit-in organisé vendredi dernier par « des envahisseurs » brandissant les drapeaux de partis islamistes non reconnus, venus des environs soutenir les étudiants déférés devant le conseil discipline, nous avons vécu aujourd’hui une autre journée terrible et à plusieurs égards insolite, caractérisée par une escalade inattendue.

    Du moins, nous ne nous attendions pas à une telle ampleur, d’autant plus que le ministère, par le biais du cabinet du ministre, avait dénoncé jeudi dernier les actes de violence subies par les enseignants et indiqué que les mesures disciplinaires intérieures étaient les mieux appropriées pour mettre fin à ce fléau de la violence.

    Sans compter le fait que le verdict prononcé par le conseil de discipline était jugé clément par de nombreux observateurs : un non lieu, un avertissement, un blâme, deux renvois de six mois, un renvoi d’une année.Depuis une semaine, les évènements et les incidents violents se succèdent à la Faculté de la Manouba, ce à une allure démentielle. Le chaos s’installe petit à petit, malgré une courte accalmie observée pendant les deux premières semaines du mois de février.

    Après les agressions subies au début de la semaine dernière par les professeurs Samia Yazidi et Souhaïl Chemli — et le défoncement de la porte de la salle occupée par ce dernier ce qui a poussé les enseignants à exercer leur droit au retrait —, après le sit-in organisé vendredi dernier par « des envahisseurs » brandissant les drapeaux de partis islamistes non reconnus, venus des environs soutenir les étudiants déférés devant le conseil discipline, nous avons vécu aujourd’hui une autre journée terrible et à plusieurs égards insolite, caractérisée par une escalade inattendue.

    Du moins, nous ne nous attendions pas à une telle ampleur, d’autant plus que le ministère, par le biais du cabinet du ministre, avait dénoncé jeudi dernier les actes de violence subies par les enseignants et indiqué que les mesures disciplinaires intérieures étaient les mieux appropriées pour mettre fin à ce fléau de la violence.
  3. Roger.Guy Member

    SUITE

    Sans compter le fait que le verdict prononcé par le conseil de discipline était jugé clément par de nombreux observateurs : un non lieu, un avertissement, un blâme, deux renvois de six mois, un renvoi d’une année.En bonne logique, une fois que les sanctions ont été entérinées par l’autorité de tutelle et publiées — cela s’est passé hier matin —, le ministère aurait dû prendre les mesures d’accompagnement nécessaires pour calmer l’atmosphère et empêcher les étudiants renvoyés de la faculté d’y accéder pour qu’ils ne nuisent plus.

    La protection attendue par les enseignants — et qui aurait été perçue comme une dissuasion par les perturbateurs — ne venant pas, les défenseurs du niqàb en ont profité à nouveau pour empêcher le déroulement des cours des groupes 1 et 2 de la deuxième année arabe.

    Les étudiants de ces deux groupes (80 environ) ont, en guise de riposte, décidé ce matin d’interdire à tous les étudiants de l’institution d’accéder à leurs départements dans le but de pousser l’administration et le ministère à trouver une solution définitive au problème. Il ne s’agissait pas d’une grève générale ou d’un boycottage des cours comme l’ont laissé entendre certains journalistes collaborant avec des journaux en ligne, mais d’une nouvelle prise en otage de la faculté décidée par de nouveaux protagonistes.

    Pourtant ces étudiants n’ont pas bronché pendant cinq mois alors que leurs cours étaient continuellement perturbés, que six jours auparavant, ils avaient manifesté dans le campus universitaire de la Manouba pour soutenir leurs professeurs victimes de la violence des partisans du niqàb et pour demander le respect du règlement intérieur de leur institution.

    Qu’ils paralysent aujourd’hui la faculté (seuls quelques rares cours ont eu lieu quand des étudiants, surtout ceux des masters et de l’agrégation, ont pu par un escalier dérobé, après avoir trompé la vigilance des sentinelles, accéder aux bâtiments abritant leurs départements), est d’autant plus suspect que les étudiants coupables d’agressions et d’infractions ont été sanctionnés et qu’une solution est possible grâce à l’application de ces sanctions.

    Qu’ils réclament le départ du doyen et qu’ils reprochent à l’administration de la faculté son impuissance à l’occasion de leur manifestation devant les bureaux de l’administration centrale est d’autant plus surprenant qu’ils n’ont cessé de soutenir jusque dans les derniers jours la position du conseil scientifique de l’établissement et qu’ils réclamaient la semaine passée le départ du ministère. Que penser de ces incohérences et de cette volte-face que rien n’annonçait ? Beaucoup de collègues scandalisés crient à la manipulation.

    Le spectre d'une année blanche
    Cette situation tendue et propice à tous les dérapages a poussé deux niqabées qui en voulaient au doyen et au conseil de discipline (l’une pour avoir écopé d’un renvoi de six mois, l’autre pour une comparution prochaine devant l’instance disciplinaire) à faire irruption dans le bureau du doyen qui était en réunion avec un employé de la direction des affaires estudiantines, pour mettre ses documents, ses affaires, sens dessus dessous.
    Après l’intrusion sauvage, le bureau visité par les journalistes et le substitut du Procureur de la République présentait un aspect de désolation : des documents, des parapheurs, des livres, des revues et des journaux jonchaient le sol et étaient parfois froissés, mais rarement déchirés. On aurait dit qu’une tornade était passée par là.

    A la suite de cette agression, le doyen est allé porter plainte auprès du district de la Garde Nationale à la Manouba. Longtemps après son départ, l’une des étudiantes a simulé, selon les témoignages des membres de l’administration présents, un malaise après avoir mesuré la gravité de son forfait, prétendant avoir été violenté par le doyen et réclamant le SAMU. Ses camarades en ont profité pour lancer, via la page Talaba-révolution de Facebook, leur page sur le réseau social, un appel aux salafistes des quartiers voisins pour qu’ils viennent renforcer leurs rangs.

    Répondant à cet appel, une vingtaine de leurs militants s'est massé vers 18 heures devant la porte de la faculté. Parmi ces recrues, une dizaine pénètre dans l’enceinte de l’établissement pour rejoindre le groupuscule attroupé devant l’administration centrale. Vers 19 heures, un projectile lancé avec une force inouïe — à en juger par son impact — dans la direction du bureau du doyen défonce une vitre, traverse un rideau, effleure un fonctionnaire en réunion avec le doyen et trois de ses collègues et atterrit au beau milieu du bureau après s’être fracassé en deux. Plus de peur que de mal ! Mais le sentiment d’insécurité s’empare de plus en plus du personnel enseignant, administratif et ouvrier.

    Demain, les enseignants se réuniront en assemblée générale à 12h30, pendant la pause entre les deux séances de la journée. Ils n’ont pas décidé de faire valoir leur droit au retrait car ils sont pris dans un dilemme cornélien. Ils pensent à leur sécurité mais ils sont soucieux de faire éviter aux étudiants le spectre de l’année blanche. C’est, du reste, pourquoi ils ont suspendu la semaine dernière l’exercice de leur droit au retrait. Mais pourront-ils continuer à être stoïques alors qu’une menace réelle plane désormais sur leur intégrité physique et qu’ils essuient continuellement les humiliations depuis maintenant plus de trois mois sans que personne ne songe à les protéger ?


    Habib Mellakh est universitaire, syndicaliste, et enseigne au département de français de la faculté des lettres de la Manouba (Tunis).
  4. An0nymars Member

    Bonjour à tous, étant nouveau et ayant crée une chaine du même nom, je souhaite partager nos vidéos avec vous afin que l'on puisse débattre sur ce qui se dit.
    Voici la première.

  5. Anonymous Member

    Cool story bro'
  6. Anonymous Member

    J'aime bien le soutien à Khadafi, le pauvre dictateur. Sans compter les statistiques foireuses (76% des gens lol).
    Je passe le couplet classique sur les média tous pourris, les politiciens tous corrompus...
    Vraiment une vidéo qui ne vaux même pas la bande passante utilisée pour la up sur youtube.
  7. anonylan Member

    sur le forme c'est pas mal mais le fond reste encore un peu léger AMHA.
    good start bro'
    et fuck ceux qui se cachent pour critiquer ...
  8. An0nymars Member

    C'est vrai que les médias ne sont pas contrôlés dans ce qu'ils disent, ils sont totalement libre. Les sources sont plusieurs journaux "indépendants" apolitique. Quant au soutiens à Khadafi et bien je pense que tu n'as surement pas bien compris.

    Anonylan, en effet certaines choses doivent être approfondies mais cela ira mieux avec le temps.
    Toutes critiques est bonne à prendre ca aide pour s'améliorer.
  9. anonylan Member

    yep mais je préfère quand on a le courage de ses paroles
  10. Roger.Guy Member

    Tous les jours il y en a qui balancent une vidéo sur you tube avec un projet quelconque, chacun devient chef d'une cellule révolutionnaire virtuelle, ses troupes supputées correspondent au nombre de vues, ses troupes d'élites au nombre de like.

    [IMG]
    Là, dans cette vidéo, il y a un sous entendu à propos de ce qui pourrait-être une affaire en devenir (ou un gros pschitt) : je ne me ferai le relais de rien : wait and see, en période électorale il y a beaucoup de monde à la manoeuvre, la manipulation est de règle, tous les coups sont permis.

    cf. :
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  11. L1sAZE Member

  12. An0nymars Member

    En effet, cela est tout blanc ou tout noir, mais quoi que l'on dise où que l'on fasse, personne ne mettra tout le monde d'accord et c'est surement aussi une très bonne chose. Des paroles seront détournées, la volonté d'agir minimisée, c'est monnaie courante de nos jours.
    Toutefois, nos points de vues n'impliquent en rien les journalistes qui malheureusement sont trop souvent muselés. Ils pointent surtout du doigt la manière dont les médias présentent les choses. Nous pensons, et peut importe le sujet, que la plupart des journaux sont obligés de dissimuler pas mal de choses, tout comme les personnes soutenant un candidat politique font en sorte que toutes protestations soient étouffées à la veille des élections. Je pense également qu'Anonymous est bien placé pour savoir que les journalistes où du moins les grands patrons font la pluie et le beau temps, puisque pour beaucoup de gens Anonymous = Hackers, délinquant, hors la loi et j'en passe. Cependant tout ce que vous dîtes est instructif et devra être travailler.
  13. Ann O'Nymous Member

    Communiqué officiel ? Cela commence mal.

    Sur le fond, assez d'accord.
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  14. Roger.Guy Member

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  15. E. Frost Member

    Il n'y a pas de "officiel" sur la vidéo originale (383 vues vs 7000 vues) =>
  16. Roger.Guy Member

    C'est officiel alors ; il ne faut jamais mettre "officiel" ?
    • Like Like x 1
  17. Ann O'Nymous Member

    Cela a donc été ajouté après. C'est encore plus gênant.
  18. j'ai été leur parler sur l'irc
    ils voulaient "embêter" le groupe anonymous officiel ça a peut être un rapport
  19. Ann O'Nymous Member

    Késako ?
  20. Ann O'Nymous Member

    • Like Like x 3
  21. anonylan Member

    et les photos du groupe sont édifiantes...
    arf il nous reste du boulot je vous le dit ...

    ps; wonderbra-nonyma j'adore ta nouvelle image
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  22. tumblr_le6btpWO1o1qb9z8q.gif
  23. blobanymous Member

    mais merde faut diffusé ça sur tf1 France 2 a 20h quoi!
    mais bon les gens sont pas mal soumis au jour d'aujourd'hui .... cela suffirat il.
  24. anonylan Member

    genre de commentaires dont on peut se passer !

    sinon je trouve ça plutôt pas mal l'open source version irl .
    1 informer les citoyens
    2 former le citoyens
    3 observer la démocratie

    4 apprendre le wolof :D
    C'est un peu le principe anon en fait : faire prendre conscience au citoyen le pouvoir qu'il peut avoir et ainsi apporter une pierre à l'édifice du vivre mieux .
    Cela dit le principe du coworking existe déjà chez nous et commence à se faire connaitre ...
  25. anonylan Member

    Comment elle se la pète jle crois pas :D
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  26. L1sAZE Member

    Alors, j'allais dire : "bin quoi, c'est pas que vous les Anonymous, même si ça sent l'ancien ici, ils font ce qu'ils veulent", jusqu'à 4 secondes + tard ou je suis allé là : http://www.facebook.com/groups/anonymousOfficiel/docs/
    et bon là, ok je vous plussois tellement c'est consternifiant
    Par contre : "et les photos du groupe sont édifiantes..." > allez savoir pourquoi mais vous avez tous la même gueule (or not ?)
    Cat+twins.bmp.jpg
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  27. Orphée Member

  28. Roger.Guy Member

    • Like Like x 2
  29. E. Frost Member

    Disons que le "officiel" n'a pas de légitimité de part la structure du mouvement et souvent pointé du doigt pour discréditer le fait de vouloir être mis en avant. L'officiel ne l'est que lorsqu'il est approuvé par une grande majorité sans avoir besoin d'une marque pour le confirmer.

    =====================

    En dehors de ça, la campagne de com à ce sujet est plutôt relativement bien menée pour la diffusion du message vu que les articles ne déforment pas les propos et les mettent plutôt en avant avec le côté pédagogique :
    Environ 11.500 vues en 10 jours sans compter l'article du journal du geek lancé cet aprem et toutes les discussions que ça engendre et les relais sur twitters etc...
    Ça change des itw.
    • Like Like x 1
  30. L1sAZE Member

    Ho putain ! j'viens de comprendre le rôle des masques.
    • Like Like x 3
  31. Ann O'Nymous Member

    Si ton but était d'être compris par les lecteurs, c'est raté.
  32. Roger.Guy Member

    http://reflets.info/cyberwar/

    Cyberwar?

    17 mars 2012
    Par KheOps
    Cyberwar is something that is regularly mentioned in the media, especially after DDoS attacks or defaces on well-known websites..................................................
    __________________________________________________

    Cyberwar ?

    18/03/2012
    cybertroll-550x3361.jpg

    Par Kheops

    Version originale en Anglais
    Le terme cyberwar est fréquemment utilisé dans les media, en particulier lorsque des sites connus sont victimes d’attaques DDoS ou de defacing.
    Nous savons tous ce qu’est une guerre : la guerre se réfère essentiellement à des groupes de personnes armées et engagées dans un combat. De nos jours, les guerres impliquent la plupart du temps des armées et des entités paramilitaires. Mais qu’en est-il de la cyberwar ? Les personnes qui écrivent sur ce sujet savent-elles de quoi elles parlent ? Seraient-elles capables d’en donner une définition, même vague ? Si je presse de manière répétée ma touche F5 pour forcer mon navigateur à émettre des requêtes vers un site, puis-je être qualifié de cyberwarrior (ou de cyber-terroriste, ou de ce que vous voulez) ?
    En se basant sur les événements qui amènent divers media à parler de cyberwar, nous pouvons partir du principe que la notion de cyberwar se réfère (au moins) aux attaques DDoS, au defacing de sites et au fait de hacker un système afin d’en extraire et – éventuellement – de publier des renseignements personnels (ce qui s’appelle un DoX).
    DDoS, Defacing, DoX

    Rappelons-nous également qu’Internet, c’est tout simplement un vaste ensemble d’appareils connectés par des câbles, des ondes radio et, parfois des pigeons qui s’envoient des données les uns les autres, les données n’étant elles-mêmes rien de plus qu’une séquence de bits.
    Sachant cela, le DDoS n’est rien d’autre que la convergence de plusieurs flux de bits en un plus gros flux. Résultat, l’ordinateur, incapable de traiter une telle quantité de données, sera désactivé, ce qui peut être comparé à un énorme sit-in virtuel, un service donné étant complètement submergé de requêtes.
    Le defacing de site Web consiste à remplacer un fichier par un autre dans l’ordinateur hébergeant le site Web, de manière à ce que le nouveau fichier s’affiche sur l’écran qui accueillera les futurs visiteurs. Dans les faits, cela peut impliquer de devoir contourner des obstacles mis en place en vue d’empêcher ces remplacements de fichiers.
    Le DoX, c’est tout simplement la divulgation de renseignements personnels à l’attention du public. Pour obtenir ces informations, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à des méthodes illégales.
    D’un point de vue moins rationnel

    J’ai le sentiment que l’idée vague que certains auteurs tentent d’exprimer avec le mot « cyberwar » a trait à une chose à la fois occulte et effrayante. « Cyberwar » contient le mot « war » (« guerre »), ce qui est souvent – et légitimement – associé aux armes, à la violence et à la mort. Cette approche peut faire qu’un lecteur inexpérimenté aura la sensation que ce qui se passe sur Internet est aussi violent et effrayant que ce qui se passe sur la terre ferme. Par exemple, dans le cas de l’insurrection syrienne, en déclarant que les services d’Assad et que les militants du monde entier sont engagés dans une cyberwar, on peut à tort faire un amalgame entre un véritable conflit sanglant et des flux de bits sur des réseaux informatiques.
    À mesure que cette idée se propage, on peut même en arriver à lire que la CIA est engagée dans une cyberwar contre tel ou tel groupe Anonymous, une sorte d’effroyable conflit global aux contours flous, au nom duquel les autorités luttent contre des activités « cyberterroristes », qui d’un point de vue sémantique, semblent proche du terrorisme en tant que tel. À l’évidence, les bonnes gens ont besoin d’être protégés face à ces menaces ; ils ont besoin des autorités qui surveillent et peuvent éventuellement bloquer les connexions qui pourraient nuire à la société.
    Relativisons

    Et redéfinissons ce qu’est une attaque DDoS, un defacing et un DoX. Comparons-les à l’état actuel des faits : c’est du terrorisme. N’est-ce pas risible ? Évidemment que ça l’est, parce que par essence, le mot » cyberwar » est un non-sens. Mais la propagation de ce type de rhétorique inquiétante peut constituer un moyen de déposséder tout un chacun de cet outil simple mais puissant qu’est Internet. Le fait d’encourager la suspicion à l’égard d’activités « cyber-terroristes » permet à des entreprises et à des gouvernements de justifier la fabrication et l’installation de dispositifs de surveillance de masse. Pour rappel, en 2007, la société française Amesys a vendu des dispositifs de surveillance de masse à la Libye de Kadhafi, soi-disant pour lutter contre Al-Qaida, mais dans les faits pour aider à arrêter des dizaines de blogueurs et d’opposants au régime. Ce sinistre scénario peut être observé dans de nombreux autres pays. Et il ne s’agit pas que de dispositifs de cyberwar, mais de conflits armés.
    datalove-inv-250x187.png Sérieusement, ne laissez personne vous déposséder de ce bien public. Internet appartient à tout le monde, Internet est tout simplement un vecteur de transport de données qui ne devrait pas être craint, mais aimé, et protégé. La connexion par câble ou sans fil de votre ordinateur peut devenir un puissant outil grâce auquel vous pouvez lire et diffuser des nouvelles, et vous faire une opinion en confrontant des déclarations contradictoires émanant du monde entier. Internet vous permet d’avoir accès à n’importe quel autre périphérique connecté, contrôlé par l’homme ou pas, depuis n’importe quel lieu dans le monde. Ni plus, ni moins. Le fait de choisir d’être en contact avec d’autres personnes ou d’accéder à certains types de données doit reposer entre vos mains, et non entre les mains d’autorités ou d’entreprises extérieures.
    Internet représente une chance unique d’améliorer la démocratie dans le monde entier. N’y renoncez pas au nom de quelques craintes injustifiées. La cyberwar, c’est bullshit, et la notion de « cyber armée » ne veut absolument rien dire. La vraie guerre se joue sur le terrain, et des dispositifs de surveillance du réseau peuvent être utilisés à cette fin. Un Internet libre et non censuré permettrait au public de savoir que de tragiques évènements se déroulent dans certaines parties du monde. Et ces évènements tragiques n’ont pas lieu sur Internet : Internet permet juste d’en savoir plus sur lesdits évènements. Utilisez Internet. Internet, c’est vous.
    ddi.png
    Traduit de l’Anglais par Leela, du cluster WeTransl8

    _________________________________________

    Du beau boulot ; traduction faite dans la nuit, il y en a qui assurent.
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  33. Anonymous Member

    je plussoie
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  34. Anonymous Member

    quel con ce meyssan ami de soral et de dieudonné ...
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  35. Roger.Guy Member

    je plussoie pour les 3 ; ils sont plus que cela, mais bon ....
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  36. L1sAZE Member

    J'ai lu "Abécédaire de la bêtise ambiante" de Soral et là j'ai halluciné, je peux pas en discuter tellement c'est con et son raisonnement à 2 balles ; il fait une sauce basée sur ses propres interprétations, c à d il se sert parmi tout un tas de "penseurs", réinterprete leurs pensées (style "vous pensiez que machin voulait dire ça mais non, en fait il voulait dire ça") et ensuite il remélange ses sources réinterpretées pour en faire des vérités fumeuses ...
    Je suis pas très clair mais je l'ai lu à sa parution et jeté (véridique) sitôt lu donc je ne peux pas plus étayer mon discours ...
    Quel con !
  37. Roger.Guy Member

    https://operationleakspin.wordpress.com/2011/02/14/ligne-jaune-we-are-anonymous/

    Ligne Jaune : “We Are Anonymous”

    Publié : le février 14, 2011 par ruthene dans présentation
    Tags:anonymous, arrêt sur images, Guy Birenbaum, informatique, le monde, lexsi, liberté, ligne jaune, numerara
    La Ligne Jaune est une émission présentée par Guy Birenbaum, diffusée sur Arrêt Sur Images. Elle tente un décryptage du mouvement des Anonymous, leurs actions et leurs buts avec des journalistes du Monde, de numerama et un expert de la société de sécurité informatique Lexsi. Une heure de débat et de vidéos d’Anonymous, pour cerner au mieux ces défenseurs de la liberté d’expression.

    à partir de 44'00
    Pour ceux qui veulent faire dans le succint
    Sinon, vu que cela à un an, certaines choses sont intéressantes aussi avec le recul ...
    Bon ce n'est pas un scoop je sais.
  38. viensparlà Member


    fake ou vrai? jamais entendu parler de cette OP

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