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France, élections 2017/2021-2022 ; que la fête commence !

Discussion in 'France' started by Zangdar, Dec 26, 2016.

  1. Roger.Guy Member

    Oui d'où :
    J'ai déjà parlé d'un problème Luxembourgeois, non ?
    (à plusieurs niveaux :) ) Pas seulement Junker, qui comme Hollande a décidé de ne pas se représenter.
  2. Roger.Guy Member

    :D
    Il y en a qui vont devenir fous en lisant.
    cf. : http://www.causeur.fr/jean-lassalle-lourdios-departement-etat-43432.html
    A propos de l'organisation du territoire ; cela rappelle quelque chose qui a été évoqué ici.
    Je ramasse les copies t'aleur

    Mes pompes ne vient pas faire caca dans le thread pendant que je m'absente !
  3. Zangdar Member

    Ça ressemble à s'y méprendre au discours d'Asselineau devant ces mêmes maires, très applaudi lui aussi (c'était pareil au salon de l'agriculture, ou les mêmes n'avaient pas osé se montrer -Le Pen, Mélenchon, Fillon- et le même se prenait un œuf -Macron-), bien qu'Asselineau mettait les choses en contexte en parlant des mêmes réformes territoriales qui avaient lieu partout en UE, Finlande, Italie (le référendum à ce sujet vient de forcer Renzi à dégager, ou est-ce Monti je ne sais plus) et en expliquait l'origine. Il parlait aussi de revenir à la dotation globale de fonctionnement d'avant 2014. Si Asselineau réussissait à percer jusqu'au second tour, je ne serais pas surpris du tout qu'un Jean Lassalle, fortement enraciné dans une commune rurale, appelle à voter pour lui. J'ai bon, professeur ? ;)

    Édit : d'ailleurs sur lcp après la retransmission du passage de FA le commentateur (impliqué dans la réforme, président de jsaispluquoi trop bien payé) avait grommelé que la suppression de ces intercommunalités ne ferait pas économiser 3 ou 4 milliards comme le disait Asselineau mais perdre les 10 milliards d'économies que la réforme avait permis. Manque de bol pour lui j'ai regardé le rapport de la Cour des Comptes sur les réformes territoriales : c'est encore FA qui a raison, contre le gouvernement. D'ailleurs j'ai toujours adoré les rapports de la Cour des Comptes, des mines d'or pour les infos factuelles et les bons conseils.
  4. Roger.Guy Member

    a envoyer paitre la fameuse annexe 4 ; on en a parlé ici mais, je ne retrouve pas, le thread devient long ; 11 pages :eek: en 4 mois à peine ; ça fait jacter les élections :)
    (que fait la police ?)

    Donc la fameuse annexe 4
    in https://reflets.info/lire-lannexe-4-et-eclater-de-rire-la-farce-politique-francaise/

    Réforme de la gouvernance locale :
    *création des métropoles autour de régions cohérentes de taille européenne en divisant par 2 le nombre de régions métropolitaines
    (le 2ème document :rolleyes:)

    On dirait, non ?
    Un petit peu, allez !
    C'est tout ce qu'avait prévu Hayek : une autorité bureaucratique structuré qui s'impose aux parlements nationaux
    tu verrais comment je les enverrais chier en jouant avec tout ça, si c'était moi le chef
    abrogation de la loi du 16 janvier 2015 : votez moi ca.
    Chtung !
    Pareil avec le reste ; pour améliorer les négociations que j'entreprendrais (avec d'autres ; pas à un contre 28) en parallèle (ainsi qu'un référendum prévu ; remember and don't forget) pour réformer un tantinet tout ce bordel.
    des démarches comme ça, en parallèle ; ça fluidifie les négociations entreprises AMHA
    (ils se disent qu'ils sont tombés sur des dingues déterminés avec qui, il est peut-être possible de négocier, donc qu'il y a peut-être quelque chose à préserver/sauver)

    C'est le moment de renégocier des trucs ; ce n'est pas la fête au village l'ambiance avec les USA de Trump
    Donc, aussi, d'arrêter cette politique de néo guerre froide (France, Allemagne) avec la Russie.
    En plus ; avec Trump tout cela est chamboulé (jusqu'où ? wait and see ; rien n'est encore fait ; il est un peu bloqué Trump)
    Bon, faut pas trop jouer avec les Russes aussi ; c'est un coup à perdre.
    (donc ; pas jouer !)
  5. Zangdar Member

  6. Roger.Guy Member

    Sinon Zangdar, hier soir sur France 5 dans l'émission 28 mn (je regarde parfois ; il y a l'adsl dans ma grotte) on parlait de l'UPR
    C'est une rubrique qui s'appelle désintox
    Tout le monde y est passé, a ce que j'en ai déjà vu, donc il ne s'agit pas d'un coup monté contre l'UPR
    (je leur accorde cela ; avoir décortiqué à peu près toutes les énormités de tout le monde, quelque soit le bord politique. Il s'agit souvent de politiques ; je pense que c'est parce que souvent ils ne sont pas à une connerie près ; il s'agit de faire croire, pas de faire penser, la politique)
    Donc à propos de l'affaire historia dont tu nous as parlé ici
    (sans prendre du recul ; cela te perdra :D )
    J'espère que tu survivras aux résultats du 1er tour ; fait pas de connerie, à ton âge tu as la vie devant toi, qui est faite aussi de mauvais moments ; sinon comment apprécierions nous les meilleurs ?

    Affaire Historia
    1. Le numéro n'est plus en ligne depuis quelques mois déjà, pour des raisons de droits d'auteur (et pas parce que c'est la présidentielle et qu'Asselineau l'avait cité et que tout le monde a peur d'Asselineau. Ça c'est la mégalo d'Asselineau avec laquelle vous n'arrivez pas à vous distancier) C'est moi qui ajoute ce qui est entre parenthèse ; ils ne disent pas cela dans l'émission
    2. Il n'a jamais été écrit dans ce numéro d'Historia que J. Monnet et R. Schuman étaient payés par la CIA.
    3. Il est dit dans ce numéro que J. Monnet lui même était considéré comme un mercenaire de l'Europe (il n'avait pas besoin d'être poussé pour y aller) Peut-être qu'Asselineau a mal entendu, peut-être que le terme était impropre. Il n'y a qu'a comparer avec chanalogy : plein de mercenaires et pas de gains. C'est le contraire (ça coute des ronds, du temps et il n'y a pas un kopeck à ramasser à la fin. Juste des emmerdements et des cons qui te mettent des bâtons dans les roues. Probablement qu'ils pensent que ce serait mieux d'être à pousser des brouettes chez eux ou a porter je ne sais quoi ou à écrire pour eux pour à peine 1200 euros par mois : ben non)
    4. La CIA a bien financé des organisations en Europe, durant la guerre froide pour contrer l'URSS en Europe (qui faisait pareil) : parle avec des vieux communistes des années 70 qui avaient quelques responsabilités et qui se sont affranchis ; c'est lumineux :)
    Padamalgame
    Source ; 28 mn, vers 20H30 le Lundi 27 mars 2017, France 5
    C'est peut-être visionnable en replay : par contre je crois savoir que le replay est possible pendant 7 jours
    Les acharnés de la vérification pourront toujours consulter un exemplaire du numéro d'Historia considéré
  7. JaMonym' Member

    Une autre source, en espérant que, de bonne foi, on ne l'accusera pas d'être payée par la CIA, la source :

    https://www.les-crises.fr/special-historia-oui-la-cia-a-finance-la-construction-europeenne/
  8. Roger.Guy Member

    Bon, en attendant voilà l'élément du crime, comme ça tout le monde arrêtera de pleurer
    Pour les interprétations : Good luck and good flight
    Uchronies, Dystopies ... à vos stylo.
    source :
    Perso, j'ai encore un compte à solder : France, 1962 .... Chelles 2004-2006/Charlestown-La Verrière 1996-20..
    Je n'étais même pas né et ils sont venus m'emmerder avec cela aussi.
    Culés !
    ___________________________________
    Pour les abonnés
    http://www.arretsurimages.net/articles/2017-03-20/Les-raccourcis-d-Asselineau-au-20H-de-TF1-id9682
    Un 20h00 ça raccourcit tout.



    https://web.archive.org/web/2016031...es-reportages/2008/10/roth-schuman/index.html
    Le rapport avec le sujet ?
    L'UE

    Dans mon coin il y a eu l'aménagement d'un truc existant (qui alimentait une turbine électrique) pour faire office de canal de dérivation (en cas de crue) la ville étant aussi construite entre les méandres d'un fleuve, bref.
    Une partie de cela a été financé par l'état, une par le département, une autre par la région
    50 % l'ont étés par le FEDER
  9. ah ah sire mes pompes exellent ce dessin
  10. Zangdar Member

    Merci pour ton lien Ja'Monym, une bonne remise en contexte. Il est vrai qu'un "agent" de la CIA ne se comprend pas comme un "employé" de la CIA. Ce n'est pas James Bond. Mais les services de renseignement, ou en l'occurrence les services d'influence s'arrangent pour placer des personnalités qui leur sont favorables, de bonne foi, aux postes de prises de décision stratégiques. La récente crise en Ukraine et les discussions de Victoria Nuland qui ont leaké illustrent bien ce processus (à écouter si ce n'est pas déjà fait, et se renseigner ensuite sur cet étrange "personality management" dont elle parle). J'ajouterais que c'est pareil avec les "grands" journalistes dans les médias de Lagardère, Bolloré ou autres Bouygues, on s'arrange pour donner des postes à ceux qui défendront leurs intérêts économiques de bonne foi, c'est quand même mieux que de devoir passer un coup de fil tous les 4 matins. Je ne pense pas que tout le monde est corrompu, je pense que tout le monde a été sélectionné pour penser pareil, les autres relégués au second plan ou à internet.
    J'espère aussi qu'on touche à la fin de cette époque.
  11. Zangdar Member

    PS: excellent ton dessin Sire Mespompes ;)

    Mais je ne vois pas par quelle dynamique le résultat des élections pourrait être "en défaveur" de l'upr ? Moins de 1%, en recul par rapport aux régionales ? Si on ne fait pas au moins 10 fois plus que ce dont les instituts de sondage nous créditent c'est vrai ce sera déjà une déception. Mais l'upr ne m'a pas habitué aux déceptions, loin de là.

    Bien sûr dans les rêves les plus fous d'Asselineau il n'a pas prévu de gagner cette année, en tout cas il n'a pas parié nos sous là-dessus puisque un score de plus de 5% nous ouvrira droit à un remboursement 10 fois plus important que les frais engagés. Mais je connais mon art de la guerre, si il se débrouille bien au débat avec tous les candidats il pourrait bien se faire connaître de beaucoup de gens...
  12. Zangdar Member

    [quote="Roger.Guy, post: 2606298, member: 70357]

    Dans mon coin il y a eu l'aménagement d'un truc existant (qui alimentait une turbine électrique) pour faire office de canal de dérivation (en cas de crue) la ville étant aussi construite entre les méandres d'un fleuve, bref.
    Une partie de cela a été financé par l'état, une par le département, une autre par la région
    50 % l'ont étés par le FEDER[/quote]

    Mais qui finance le FEDER ? L'UE en tant qu'institution ne produit pas de richesse propre. Il y a des pays qui sont contributeurs nets, comme le RU (I want my money back), l'Allemagne (j'ai enfin le pouvoir, absoluuuuu !) ou la France (foule sentimentale, attirée par les étoiles, les voiles...), et il y a les pays bénéficiaires nets.
    En France chaque fois que quelque chose est financé par les fonds européens, c'est financé à 100% par les sous qu'on donne. 180% même. Comme l'explique mon poulain, c'est comme si on donnait 23 milliards à l'UE, qui nous en rend 14 en disant "merci qui ?", en s'en attribuant tout le mérite puisque le drapeau français se transforme en drapeau bleu aux étoiles d'or au passage.
  13. Non bien sûr , il a juste prévu de grignoter des voix électorales. Ma main à couper qu'il a eu ses 500 parrainages par les élus juste pour que le FN perde des voix. En 2012 il faisait combien de signatures déjà ? Lol.
  14. JaMonym' Member

    Pas nécessairement :
    Si tu vas postuler pour faire partie d'un journal, tu connais déjà sa ligne éditoriale, donc en tant que demandeur d'un emploi de journaliste tu fais déjà le choix des journaux dans lesquels tu veux travailler. C'est là la personne qui fait le choix et non le propriétaire du journal.
    Un anarchiste a peu de chance de vouloir postuler au Figaro.

    Ensuite intervient la nécessité de garder son emploi, c'est du bon sens que de voir que si tu es un journaliste de tel journal et que tu fais un article accusant le propriétaire de ton journal, tu ne garderas pas ton poste.

    En somme les personnes ne sont pas forcément sélectionnées, mais se sélectionnent elles-même, ne sont pas forcément sous une pression du propriétaire, mais sous leurs propres pressions.

    Un grand patron défend ces intérêts comme d'autres défendent leurs propres intérêts, les moyens dont disposent ces grands patrons ne sont pas en eux-mêmes le problème, il serait plutôt l'indépendance de la presse.

    Devrait-elle être subventionnée par l'état un maximum, pour lui permettre d'être à l'abri du besoin?
    Est-ce que ça ne créer pas un problème de dépendance vis-à-vis de l'état?
    Donc faut-il qu'elle soit financée par des privés, aux risques qu'elle défende leurs intérêts?
    Faudrait-il que les journalistes soient indépendants, mais auront-ils suffisamment de moyens pour à la fois vivre et faire un travail d'investigation?
    Ces différentes méthodes ont-elles des chances équitables en terme de visibilité?
    Qui mesure la crédibilité d'un journal ? Doit-on la mesurer? Doit-on ne pas la mesurer?
    Etc?

    En tant que militant d'un parti politique, plutôt âpre (admettons-le), te sens-tu objectif dans ton jugement vis-à-vis de la presse?


    C'était le thread sur la Syrie, j'ai bien remarqué que tu ne comprenais pas où était le problème à ce moment là, mais je t'assure que ce n'est pas l'article de Berruyer qui était en cause, mais l'interprétation que tu en as fais.
    Et soit dit en passant ce n'était pas le seul article que tu avais amené que tu avais interprété à ta sauce.
    "Allez tous"? Non, j'étais ton interlocuteur, donc, viens pas nous faire un film, à nouveau, ça serait plutôt "Vas te faire", mais non merci.
  15. Zangdar Member

    17. Et 587 en 2017 cinq ans plus tard. Tu veux faire le produit en croix pour essayer d'estimer les voix qu'il aura ? :)
    Tu devrais lire Peter Thiel pour comprendre le pouvoir de bouleversement des exponentielles, même si lui parlait d'abord des portefeuilles d'actions qui l'ont rendu milliardaire.
  16. Roger.Guy Member

    Non
    J'ai dit il y a peu à JaMonym' qu'il fallait faire gaffe avec Berruyer ; certains ne veulent plus travailler avec lui car il n'est pas trop regardant niveau méthodologie ; d'où plein d'erreurs.
    C'est récent et vérifiable.

    A toi j'avais dit (en invité ; je m'en souviens : ) ) autopsie en cours ; aie! ouille! ca pique !
    ou une connerie du genre :)
    Cet hiver ; c'est récent et vérifiable
  17. Zangdar Member

    Je répondrai en un mot : pluralité. Il est normal qu'un média ait une ligne éditoriale. Ce qui n'est pas normal c'est la situation actuelle où leur opposition est restreinte aux limites les plus étroites, et où ils ont virtuellement tous la même. J'ai longuement écrit là-dessus plus tôt dans le thread, en citant Joly.
    Le programme de l'upr prévoit surtout de protéger les journalistes, la profession étant trop précarisée pour exercer son vrai métier. La presse survit déjà des subventions de l'état depuis un moment sinon. Pour l'audiovisuel le programme prévoit une réforme du CSA, et un profond remaniement du cahier des charges du service public (incluant TF1 renationalisé).
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  18. JaMonym' Member

    Si je me souviens bien, j'irai vérifier, il avait sortis un texte du Sénat aussi, d'un colonel, ou général, ce n'était pas, là non plus, la source qui était en cause, mais bien un problème d'interprétations.
  19. Non , je fais simplement parti des gens qui trouvent cela suspect d'obtenir si vite autant de voix d'élus qui sont pour ainsi dire presque tous d'un bord politique hostile aux idéaux de l'UPR. Donc je dis qu'il y a clairement une stratégie.
  20. Vous me faites quand même marrer chez l'UPR. Vous voulez sortir de l'UE et donc de l'Euro (c'est très bien , moi j'approuve perso') mais surtout pas grâce à MLP (pourquoi pas). Mais tout en sachant que votre objectif ne peut être atteint qu'avec MLP dont le parti pèse nettement plus lourd sur l'échiquier politique français que l'UPR (tu l'as dit toi-même , Asselineau ne remportera pas les élections) , vous préférez quand même voter UPR.
    MLP et le FN et donc son programme de sortie de l'UE sont votre seul espoir de voir la France retrouver un semblant de souveraineté , pour peu que vous ne fassiez pas parti des bobos sous perfusion médiatique qui croient encore que la France va devenir un Etat fasciste en 2017.

    Alors on fait quoi , on attend tranquillement 2022 qu'Asselineau monte pendant que Macron finit d'achever la France ou on se sort les doigts du cul et on oublie ses aprioris pavloviens totalement clichés ?
  21. Zangdar Member

    Non à 99% ce sont des maires sans étiquette qui ont parrainé, la thèse du complot du système contre le FN ne tient pas, n'en déplaise à Soral. Si on a eu les parrainages en 2017 c'est qu'une masse de militants surmotivés se sont sortis de leur canapé pour aller rencontrer des maires, et aussi que nous convaincons par le Logos et l'Ethos, ce qui a dû les changer ! ^^
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  22. Roger.Guy Member

    On évite que la France devienne Béziers.
    Pour çà on règle définitivement le problème de la guerre d'Algérie ou on élimine ceux qui ont encore un problème avec ça
    De toutes façons vu les âges ; ils vont bientôt clamser
    Il y a le problème de la relève ; une certaine jeunesse qui ne relève pas du projet Aladin mais qui devrait bénéficier d'un projet similaire.

  23. Zangdar Member

    C'est toi qui croit que Le Pen a plus de chances de remporter une présidentielle qu'Asselineau. 40 ans d'analyses politiques et un score de 17%-83% au second tour face à Chirac me semblent à moi totalement prouver le contraire. Et c'est sans parler du projet hein. C'est pour ça que l'œil de brutus parlait de l' "idiot utile de l'UMPS, qu'il critique tant" dans un article auquel j'ai fait référence, mais tu n'as pas compris cette partie. Il n'y avait pas d'erreur de syntaxe.
  24. Mon propre père était cadre (militant gérant une section locale) UPR. Je n'ai pas les mêmes échos concernant l'efficacité. Manque d'affiches , peu de gens motivés, réunions hebdomadaires dépassant rarement 5 personnes alors que la région possède aux alentours de 200 adhérents.
  25. Zangdar Member

    En termes de coordination je ne sais pas, j'ai bien l'impression que chacun agit dans son coin. Ce n'est pas si étonnant pour un parti créé sur internet, pratiquement. Mais on représente une vague de fond.
    C'était où ?
  26. 40 ans d'analyse et de prédictions politiques sur les dangers de la politique d'immigration de l'UMPS qui aujourd'hui en 2017 lui donnent raison. Ne t'en déplaise et n'en déplaise à ceux qui le détestent. Pendant 40 ans il a été taxé de raciste lorsqu'il évoquait le sujet. Aujourd'hui on sent qu'il avait tenté de prévenir , malgré son rôle d'idiot utile du PS. Quand à l'UMP , ils savent très bien faire du Le Pen quand ça les arrange pour récupérer des voix aux élections.
  27. Ecoute je vais te dire. Je ne suis pas militant FN. Je n'ai jamais voté de ma vie et je n'aurai pas l'occasion de le faire cette année , je ne suis pas inscrit et de toute façon je dois faire ma JAPD que j'avais déserté à l'époque , comme tout bon petit con anarchiste qui se respecte. Et si l'UPR pesait autant que le FN dans ces élections , je voterai UPR si je le pouvais. Mais dans l'état actuel des choses , voter UPR ne sert strictement à rien sinon à ne pas donner de voix au seul parti (malgré tous ses défauts) qui pèse quelque chose en terme d'intention de vote et qui se différencie largement des idéaux de libéralisme et de mondialisme de l'establishment au pouvoir depuis De Gaulle. C'est juste une question de pragmatisme. J'estime que le vote FN est aujourd'hui la seule chance , la seule possibilité , la seule porte ouverte pour que la grande machine libérale soit stoppée voir débranchée. Si nos politiques actuels avaient fait le nécessaire (comme promis par Hollande en 2012) pour stopper le monde de la finance et blablabla , je n'aurai pas besoin de me tourner vers le FN. Et comme je le disais , si Asselineau pesait au moins autant que MLP sur l'échiquier politique français , je voterai probablement de préférence pour lui. Mais ce n'est pas le cas.
  28. Zangdar Member

    Il ne pèse pas encore autant c'est vrai. Je pense que ça aura changé après, voire pendant, cette présidentielle, et dans les années qui suivront. Je sais reconnaître une exponentielle quand j'en vois une, et je connais leur potentiel.
    Voter MLP sert surtout à faire élire son adversaire (c'est peut-être biaisé par le fait que je ne l'aime pas). Tous les autres rêvent de la voir au second tour, et ce sont les mêmes instituts de sondages propagande qui la mettent en tête avec Macron, et Asselineau à 0,5%... regarde ce que Gert Wilders a fait aux pays bas alors que toute la presse alertait depuis des mois du grand péril populiste nationaliste (en citant souvent Le Pen aussi) : 15%.

  29. Oui enfin tu me parais très optimiste , cher ami. Pour 2022 j'dis pas. Mais là c'est plié , c'est évident.


    Ah bon?


    Cadeau :

    "Les enquêtes d’opinion révélées au public sous-estiment-elles la popularité de la candidate frontiste ? C’est ce qu’a laissé entendre Ivan Rioufol, avant d’être interpellé par son confrère Jean-Michel Aphatie."

    Source : http://resistancerepublicaine.eu/20...nd-moment-rioufol-clashe-aphatie-sur-tweeter/

    Les instituts de -sondages- propagande essayeraient plutôt de minimiser les chiffres d'intention de vote pour le FN. Et de mémoire d'homme , tous les candidats qui ont dépassé les 30% au premier tour sont arrivé au second. A vérifier , ce que je dis.
  30. Roger.Guy Member

    Pour une fois que je suis d'accord avec mes pompes ; autant le dire.
    Ils se vantent même de les récupérer au deuxième tour (le 1er tour donnant un vote de protestation pour Le Pen ; ils récupèrent les voix au 2ème tour) pas tous ; certains le font (s'en vanter)
    (dans la brousse où je vis actuellement, c'est comme ça)
    Qui se ressemble, s'assemble :)

    Perso je maintiens mon scénario préféré pour 2017, parce que franchement ce n'est pas folichon l'existant
    Macron président, sans majorité à l'assemblée avec entrée, un peu plus conséquente, du FN à l'assemblée ; pour ne pas tout laisser à l'UMP déjà :)
    (histoire aussi de les voir à la tache, pour voir ce que ça donne en terme de projets déposés, de travail parlementaire ; pour que les gens se rendent compte, de l'éventuel fumisterie ou pas)
    Après on a 5 ans pour ce sortir les doigts du c** et inventer des solutions
    exemple de solutions :
    s'inscrire sur les listes électorales (pour ceux qui ne l'ont pas fait)
    militer dans ce qui surgira (il risque, ce n'est pas sûr, d'y avoir un peu de changement)
    s'instruire de la chose politique (ce qui revient à s'instruire tout court)
    autre ...
    Il y a un peu plus de 10 ans l'Allemagne était à la rue (réunification pas encore complètement absorbée et le reste)
    Certains l'envie désormais ; sans dire la réalité de la réussite économique Allemande (ce n'est pas un rêve super génial, loin de là)

    Voilà ; le coup du vote utile
    Ce sera sans moi cette fois
    L'abstention pourrait offrir un boulevard à Le Pen
    Tant pis


    Macron est une solution tampon (voir chimie) ; cela absorbe les contraires (distinction droite/gauche) jusqu'à ce que l'on atteint le point ou ça vire (c'est ça une solution tampon) après ça peut virer vite et loin (extrème +++)
    le coup du ni droite ni gauche mène nulle part (enfin si, mais ce n'est pas beau)
    5 ans ; un clin d'oeil
  31. Macron c'est le candidat su Système , et la continuité de Hollande. S'il passe , ce sera une calamité pour le pays. Donc si au second tour on a Le Pen/Macron , il faut bien comprendre qu'il y a un candidat qui est plus d'extrême-droite que l'autre : Macron.

    Edit : oui parce qu'on a sans doute pas la même définition de ce qu'est l'extrême droite en France. Pour moi il ne fait aucun doute qu'elle est représentée par les candidats proches des lobbies et de la grande finance.
  32. Roger.Guy Member

    Si il n'a pas de majorité parlementaire ; voilà le joker (un roi nu)
    Si il n'y a pas de groupe majoritaire à l'assemblée ; super joker
    5 ans ; un clin d'oeil
  33. Zangdar Member

    J'en profite pour faire une petite maj de la fréquentation des sites politiques, en bonus, celle du site egaliteetreconciliation.fr de Soral :
    [IMG]
    Encore trop bien classé (305eme)

    upr.fr
    [IMG]
    (677eme)

    en-marche.fr
    [IMG]
    (880eme)

    jlm2017.fr
    [IMG]
    (904eme)

    frontnational.com
    [IMG]
    (2096eme)

    fillon2017.fr
    [IMG]
    (2400eme)

    benoithamon2017.fr
    [IMG]
    (3586eme)

    marine2017.fr
    [IMG]
    (3913eme)

    républicains.fr
    [IMG]
    (12142eme)

    jeanlassalle2017.fr
    [IMG]
    (14512eme)

    parti-socialiste.fr
    [IMG]
    (16329eme)
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  34. Zangdar Member

    Tu confonds opinions positives et intentions de vote (surtout au second tour!). Les premières sont très sous-estimées, les secondes sont très surestimées (à dessein pour les deux).
  35. Mais E&R n'est pas un parti. C'est une association loi 1901 qui cherche à influencer la ligne Front National en y implantant une ligne (très de gauche en fait) de réconciliation entre le prolétariat d'origine immigrée et le prolétariat dit "de souche" pour enrayer les efforts du Système et du courant identitaire existant au sein du FN (courant qui est l'idiot utile de ce Système et fait son jeu) , à tenter de confronter ces communautés dans un combat horizontal pour éviter ce qu'on appelle l'alliance sacrée des petites classes contre l'hyper-classe dominante qui n'a de cesse d'alimenter les braises en mettant en avant la lutte des races (et même ethnico-religieuse) , pour cacher la nécessité d'une lutte des classes.

    C'est toute la particularité d'E&R : être défini de groupe d'extrême-droite par la gauche car proche du FN , et être défini par le même temps de groupe "baboucholâtre" et islamophile par le courant identitaire ultra-nationaliste , et autres gros idiots suprémacistes comme Conversano , Le Lay , Merkado etc... qui veulent une France blanche et rien d'autre et dégager de force tout ce qui est un tant soit peu bronzé. C'est pour ça que quand Roger dit qu'ils s'entretuent , c'est faux , car en fait ils n'ont pas du tout la même ligne politique , ni la même vision d'avenir pour la France.
    Et c'est pour ça qu'il faut comprendre qu'au sein du FN (comme dans la plupart des partis d'ailleurs) il y a des courants contraires qui luttent en interne pour dominer les autres courants. Finalement le travail d'influence d'E&R sur le FN est plutôt salutaire puisqu'il tend à lui faire tendre la main au prolétariat d'origine immigrée , et bien entendu dans le même temps de pouvoir récupérer ses voix électorales , il ne faut pas se leurrer.
    Mais c'est de bonne guerre. Le PS n'est au pouvoir que grâce au vote des communautés d'origines immigrées , et on voit comment il a trahi son électorat pour en faire des stigmatisés.

    Et ma foi c'est une ligne qui malgré vents et marées se porte plutôt bien , si on se base sur son influence sur internet que tu viens d'illustrer avec le classement Alexa. De plus on notera que le FN s'est assoupli et propose un programme plutôt à gauche.
  36. Zangdar Member

    E&R est avant tout une association pour faire de l'oseille. Il faut rappeler ce simple fait, qui nuance beaucoup ton discours (qui est celui de Soral).
    Pour le reste je suis scandalisé par le dîner du Crif toussa, mais la fixation monomaniaque de Soral crève les yeux pour n'importe qui n'étant pas totalement subjugué par la culture -très sélective d'ailleurs- et le débit de parole du bonhomme. En faisant du sionisme l'instigateur et la cause de tous les maux il ne fait que reprendre une idée complotiste (dans le sens premier) qui a déjà culminé en son temps avec Mein Kampf et autres joyeusetés des camps de concentration. La complexité et l'origine des problèmes (plutôt situés du côté du secteur bancaire au sens large) est ainsi complètement occultée puisqu'il ne les comprend pas. Désigner ainsi des boucs émissaires et recourir à des simplifications systématiques est le meilleur moyen 1) d'aller à la catastrophe, l'enfer est pavé de bonnes intentions, 2) de ne pas réussir à régler les problèmes en modifiant les -vraies- structures en cause plutôt que de compter sur une illusoire responsabilité des agents qui y travaillent.
    Le point Godwin est inévitable, désolé : Adolf Hitler promettait déjà de régler les problèmes de la haute finance en déportant des familles juives de classe moyenne dans des camps d'extermination. Pendant que son discours subjuguait les allemands d'autres grands financiers juifs comme Warburg pouvaient sans être inquiétés traverser en voiture l'Allemagne nazie, grâce à leurs subventions généreuses au parti national socialiste. Et Hitler n'a (bien sûr) résolu aucun des problèmes qui se posent toujours aujourd'hui, mais il a fait des millions de morts car les gens suivaient son idéologie biaisée. Tu vois le parallèle que je fais avec Soral ? Ne crois pas qu'Hitler manquait de bons sentiments, il dénonçait vraiment la finance, il était très attaché à la terre, un écolo avant l'heure, il se souciait beaucoup de la bonne santé, luttait contre le tabagisme, etc... Mais c'était un monomaniaque obsédé par une idée, borné à l'idéologie tordue. On a vu le résultat.
    Il y a bien plusieurs courants au FN, un courant anti-mondialisation et la vielle garde, le gros des militants pour ce que je vois perso, anti-arabes de cons nationalistes. Si on vote pour MLP, on vote contre la mondialisation et ses conséquences ou pour les cons nationalistes ?
    Essayer d'infléchir la ligne du FN n'a plus de sens si Soral était vraiment ce qu'il dit être (et il est bien moins que ça) : L'UPR veut sortir la France de l'UE pour restaurer un peu de bon sens au niveau économique et limiter les mauvaises conséquences (sociales, économiques, environnementales) de la mondialisation ET sortir du bloc militaire de l'OTAN pour se tourner sans bellicisme vers le monde. C'est comme les traités européens : il est beaucoup plus simple de faire quelque chose de nouveau à côté que de tenter de changer en profondeur l'existant lorsque l'on est minoritaire, dans l'espoir -illusoire- de profiter d'un poids déjà établi et d'une inertie pourtant dirigée dans une autre direction. Quelle couardise, quelle bêtise de ne pas faire le saut. C'est là qu'on peut parler d'un esprit de soumission. Mais Asselineau l'a fait depuis 10 ans en ce qui concerne l'UE et l'OTAN. Ceux qui préfèrent sa ligne n'ont plus qu'à glisser un bulletin dans l'urne, on a quand même bien simplifié les choses, non ? (et je crois qu'on récupèrera des voix de TOUS les partis, on ne compte pas plus sur les frontistes que sur les autres).
  37. Roger.Guy Member

    C'est comme Le Pen et sa fixation sur les immigrés ; pour flatter les peurs profondes et les atavismes d'un certain électorat.
    Tu peux foutre tous les immigrés dehors ; dédé qui est au chômage et qui picole comme un trou sera toujours au chômage.
    Parce que les usines se sont cassées (pas parce qu'il y a des immigrés ; parce que c'est moins cher ailleurs, le travail)
    mais ça dédé il s'en fout ; dédé il gueule avec les autres nazes ; on est chez nouuuuuuuuuuuus !
    (qu'ils fassent gaffe : moi aussi je suis chez moi, autant, voire plus qu'eux)
    C'est moins grave du coté de la gauche, le populisme ; ils ciblent un peu mieux l'adversaire.
    Bon, là je m'appuie sur le topo de Perry Anderson via le monde diplomatique
    Je développerai plus tard
    D'ailleurs sa bibliographie est intéressante

    Bonnes feuilles de : Le Nouveau Vieux Monde, de Perry Anderson

    Perry Anderson 15 février 2012
    Lire hors-ligne :
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    Anderson-LeNouveauVieuxMonde.jpg

    Perry Anderson, Le Nouveau Vieux Monde. Sur le destin d’un auxiliaire de l’ordre américain, traduit de l’anglais par Cécile Arnaud, « Contre-feux », Agone, Marseille, 2011.

    Avant-propos

    À mesure que l’Europe est devenue plus intégrée, il est aussi devenu plus difficile d’écrire à son propos. L’Union, qui s’étend désormais de Limerick à Nicosie, a donné au continent une ossature institutionnelle englobante et complexe, qui se place au-dessus des nations la composant et fait de cette partie du monde un lieu à part. Cette structure est si nouvelle et si imposante que le terme d’« Europe », tel qu’il est aujourd’hui couramment employé, renvoie souvent à l’Union européenne elle-même, comme si les deux réalités étaient interchangeables. Ce qu’elles ne sont pas, bien sûr. Moins à cause des quelques territoires dispersés qui ne font pas encore partie de l’Union qu’à cause de la diversité et de la souveraineté coriace des États-nations qui l’ont déjà rejointe. La tension entre les deux dimensions de l’Europe, le national et le supranational, place quiconque tente de reconstituer l’histoire récente de la région en face d’un curieux dilemme analytique. Pour la raison qu’on peut présenter de la façon suivante : quoique sans précédent sur le plan historique, l’Union n’en est pas moins incontestablement un régime politique, produisant des effets plus ou moins uniformes sur le territoire de sa juridiction. Et pourtant, dans les États qui la composent, la vie politique persiste à obéir à des logiques internes, et ce avec une intensité incomparablement supérieure. Concilier ces deux réalités dans une même perspective convergente est une tâche qui, jusqu’à présent, est restée hors de portée de ceux qui s’y sont essayés. De ce point de vue, l’Europe semble être un objet impossible. Il n’est donc pas surprenant que la littérature qui lui a été consacrée tende à se diviser en trois ensembles distincts : les études spécialisées portant sur le système des institutions qui constitue l’Union européenne ; les histoires ou les sociologies générales du continent depuis 1945, dans lesquelles l’Union figure au mieux de manière sporadique quand elle n’est pas totalement absente ; enfin, et ce sont les plus nombreuses, les monographies nationales de toutes sortes.
    À terme, sans aucun doute, la difficulté sera surmontée. Mais pour le moment, seuls des expédients semblent à portée. La solution adoptée dans cet ouvrage est celle de la discontinuité. La première partie se penche sur le passé et le présent de l’Union, telle qu’elle a été conçue par ses fondateurs, puis modifiée par leurs successeurs ; comment elle en est venue à acquérir les formes qui sont aujourd’hui les siennes, et quels types de conscience de soi et de champs de recherche – il s’agit de deux choses très différentes – se sont développés autour d’elle. L’intégration européenne sera considérée comme un projet dont les objectifs et les pratiques économiques – l’écrasante majorité de ses activités – ont toujours constitué, et dans plusieurs directions différentes, la poursuite de la politique par d’autres moyens. Même si beaucoup le contestent, cela reste aussi vrai aujourd’hui qu’à l’époque du plan Schuman.
    La seconde partie de l’ouvrage se déplace vers le niveau national. Elle s’intéresse aux trois principaux pays parmi les six signataires du traité de Rome, représentant 75 % de la population de la Communauté économique européenne (CEE) que celui-ci faisait naître : la France, l’Allemagne et l’Italie. Historiquement, ces pays peuvent être considérés comme formant le cœur du processus d’intégration. La France et l’Allemagne en ont été depuis l’origine les deux pilotes et moteurs essentiels, et elles continuent à l’être aujourd’hui. L’Italie, elle, a joué un rôle moins important que la Belgique ou les Pays-Bas dans la création et au cours des premières années du Marché commun mais, au bout du compte, elle a pesé davantage sur les directions prises par une Communauté en expansion. La France, l’Allemagne et l’Italie ne sont pas seulement les États les plus peuplés et les économies les plus puissantes de l’Europe continentale, mais elles disposent aussi, de l’avis général, de la plus riche histoire culturelle et intellectuelle. Les structures politiques y dépendent étroitement de cette histoire, et, en me penchant sur leur évolution, j’ai tenté de donner une idée du cadre culturel dans lequel les événements des vingt dernières années se sont déroulés. En l’absence de tentative de ce genre, il y a peu d’espoir de capturer dans aucun pays la texture spécifique de sa vie nationale, qui échappe inévitablement à la gangue bureaucratique de l’Union. Chacun de ces trois pays a été le théâtre d’un drame majeur au cours des récentes années, toujours déconnecté de l’évolution de l’Union. L’Allemagne a été transformée par la réunification. L’Italie a vu l’effondrement d’une république et la rapide dégénérescence d’une autre. La France a connu sa première crise de confiance depuis l’époque où de Gaulle l’avait restaurée. De tels changements ne permettent pas le même traitement, et l’approche adoptée dans les chapitres consacrés à chacun d’entre eux variera en conséquence.
    Bien que Paris, Berlin et Rome occupent une place plus grande que d’autres à la table des négociations – c’étaient les seuls États de l’Europe continentale membres du G7 en son temps –, ils sont loin, bien sûr, de représenter à eux seuls toute l’Europe occidentale de l’après-guerre froide. Je ne regrette pas d’avoir laissé de côté le Royaume-Uni, dont l’histoire depuis la chute de Thatcher n’offre pas grand-chose de notable. En revanche, j’aurais aimé aborder le cas de l’Espagne, dont la modernisation – quoique relativement sereine – a été l’un des traits marquants de la période. Les plus petits pays de la région sont une autre source de regrets pour moi, qui n’ai jamais pensé que l’intérêt était proportionnel à la taille, de même que l’absence de l’Irlande où j’ai passé une grande partie de ma jeunesse. Si le volume – et, jusqu’à un certain point, le temps aussi – ont dicté ces limites, les connaissances sont évidemment la principale barrière pour qui veut parcourir l’Europe dans sa totalité à une échelle inférieure à celle de l’Union. Qui pourrait espérer écrire avec compétence et de manière homogène à propos de ses vingt-sept États ? Le problème est particulièrement incontournable dans le cas de l’Europe orientale, dont les langues sont moins largement maîtrisées et les affaires souvent moins bien documentées, et dont les États ont des tailles plus comparables, ce qui rendrait la sélection parmi eux d’autant plus arbitraire. Pour autant, d’une manière générale, ces pays n’ont pas souffert d’un manque d’attention. Leur abandon du communisme a au contraire suscité une importante littérature, de même que leur intégration – toujours en cours – au sein de l’Union, considérée à juste titre comme l’un des principaux accomplissements de l’Union.
    Ce terrain est aujourd’hui si bien balisé qu’il semblait préférable de regarder plus loin vers l’est, aux limites extrêmes de l’Union d’aujourd’hui, et vers les lieux possibles de sa future extension en Asie. En conséquence, la troisième partie de ce livre s’intéresse à Chypre, qui a rejoint l’Union en 2004, et à la Turquie, acceptée comme candidate à l’entrée deux ans plus tôt. Ici, les deux extrêmes, en termes de taille, sont étroitement liés : un pays de moins d’un million d’habitants, et un autre de plus de soixante-dix millions, qui va bientôt dépasser l’Allemagne et devenir plus peuplé qu’aucun membre actuel de l’Union. Si la question des relations entre ces deux pays est l’un des points les plus immédiatement explosifs de l’agenda de l’élargissement, la candidature de la Turquie confronte l’« Europe », entendue au sens de l’Union, à ce qui est de loin son plus grand défi dans l’avenir. L’ampleur de ce défi est d’un autre ordre que celui d’absorber les anciens membres du Comecon. Mais sa nature exacte est beaucoup moins livrée à la discussion. La raison n’en est guère difficile à voir. Car l’intégration des anciens pays de la zone communiste ne venait pas remettre en cause les idées dominantes au sein de l’Europe occidentale ; au contraire, elle a même eu tendance à les conforter. Le destin de Chypre et la pression de la Turquie, par contraste, posent des questions gênantes à la bonne conscience de l’Europe, lesquelles ont été jusque-là réprimées par ses meneurs d’opinion policés, aussi bien officiels que médiatiques. Et l’on verra plus loin à quel point elles sont effectivement gênantes. La lumière que la nouvelle Question d’Orient projette sur l’image que l’Union a d’elle-même peut être ainsi comparée, sur le plan historique, à celle que projetait l’ancienne sur le concert des nations.
    Partant de ce constat, j’ai adopté dans cette partie une perspective de plus longue durée que dans la partie précédente et je m’y suis plus strictement concentré sur l’histoire politique des deux sociétés concernées. Dans le cas du trio des trois grands États de l’Europe occidentale, les antécédents de la période immédiatement contemporaine sont bien connus, comme d’autres chapitres familiers de l’histoire du XXe siècle. C’est loin d’être le cas pour Chypre et la Turquie, d’où la nécessité de retracer sur une période plus longue les chemins qui ont conduit ces deux pays jusqu’aux situations qui sont les leurs aujourd’hui. Cette évidence se passe de commentaires. En revanche, le choix de combiner, à propos de la France, de l’Allemagne et de l’Italie, une approche à la fois plus large et moins étendue dans le temps pose question. Par manque de documents et de distance, toutes les formes d’histoire très contemporaine sont moins que de la véritable histoire. Et toutes les tentatives pour saisir une société moderne sur une vingtaine d’années seulement, à bout portant, ne peuvent être qu’hasardeuses. Les dangers de ce qu’une tradition française condamne comme une coupe d’essence*1 sont réels, et je suis conscient de les avoir courus. Les simplifications et les erreurs que cet exercice particulier suppose, qui s’ajoutent aux erreurs plus ordinaires de jugement et à celles causées par l’ignorance, seront rectifiées, avec le temps, par d’autres que moi. Bien que rédigés sur une dizaine d’années, les essais qui forment les chapitres successifs de ce livre ont été écrits dans des contextes différents et en portent la trace. Je les ai relativement peu remaniés, préférant les donner comme autant de témoignages du moment et de réflexions sur celui-ci. En tête de chaque chapitre, on trouvera la date de sa première rédaction.
    L’unité de la période couverte, qui fixe les paramètres de ce livre, est celle de la montée du néolibéralisme. Historiquement, cette montée a été scandée par deux grands changements de régime. Le premier est intervenu au tournant des années 1980, avec l’arrivée au pouvoir de Reagan et de Thatcher, la dérégulation internationale des marchés financiers et la privatisation des industries et services qui a suivi à l’Ouest. Le second, au tournant des années 1990, a vu l’effondrement du communisme dans le bloc soviétique et l’extension du libéralisme à l’Est. Prise dans ce double tourbillon, l’Union a changé de forme, et tous les pays qui la composent ont été entraînés dans de nouvelles directions. Comment ces pressions se sont-elles exercées, au niveau supranational comme au niveau national, et quelles orientations politiques – extérieures comme intérieures – ont-elles dictées ? Ce sont là des thèmes récurrents de ce livre. Aujourd’hui, le système néolibéral est en crise. Pour beaucoup, y compris parmi ceux qui s’en étaient faits les champions, il n’est plus d’actualité, au moment où le monde s’enfonce dans la récession commencée au quatrième trimestre de 2008. À quel point ce système aura été modifié quand la crise sera passée (si elle passe), ou par quoi il aura été remplacé reste à voir. À l’exception du second chapitre consacré à la France, toutes ces pages ont été écrites avant l’effondrement des marchés financiers aux États-Unis. Si j’ai mentionné le déclenchement de la crise, je n’ai pas modifié leur contenu en vue d’étudier ses effets jusque-là et à venir. Mais je tiens compte de ces effets dans les réflexions qui viennent conclure le livre et qui portent sur les idées que l’on s’est faites et que l’on se fait aujourd’hui de l’Europe.
    Depuis l’origine, l’Angleterre a produit plus d’eurosceptiques que n’importe quel autre pays membre de l’Union. Bien que je sois critique envers l’Union, je ne partage pas ce point de vue. En 1972, la New Left Review, dont j’étais alors le rédacteur en chef, a publié sous la forme d’un numéro spécial un long essai de Tom Nairn, « La gauche contre l’Europe ? ». À l’époque, non seulement le Parti travailliste dans son ensemble, mais aussi l’écrasante majorité des socialistes à sa gauche s’opposaient à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, qu’un gouvernement conservateur venait de faire voter par le Parlement. L’essai de Nairn ne faisait pas que rompre avec un consensus massif ; il demeure encore aujourd’hui, un quart de siècle plus tard, l’argumentation la plus pertinente développée, à gauche, en faveur de l’intégration européenne. Rien de comparable n’est jamais sorti des rangs de ses partis officiels, social-démocrate, postcommuniste ou vert, qui se drapent aujourd’hui dans les plis de la bannière bleue aux étoiles d’or. L’Union du début du XXIe siècle n’est pas la Communauté des années 1950 et 1960, mais mon admiration pour ses premiers architectes n’a pas diminué. Leur entreprise n’avait pas de précédent historique et sa grandeur continue de hanter ce qu’elle est devenue depuis.
    L’idéologie européenne qui s’est développée, autour d’une réalité différente, est une toute autre affaire. L’autosatisfaction des élites européennes et de leurs porte-parole est devenue telle que l’Union est désormais largement présentée comme un modèle au reste du monde, alors même qu’elle est de moins en moins capable de gagner la confiance de ses citoyens et qu’elle méprise de plus en plus ouvertement la volonté de la population. Cette dérive est-elle irréversible ? Personne ne peut le dire. Pour l’enrayer, il faudra se défaire de nombreuses illusions. L’une d’entre elles est la croyance – sur laquelle repose une bonne partie de l’idéologie actuelle – qu’au sein de l’écoumène atlantique, l’Europe incarne un ensemble de valeurs supérieur à celui des États-Unis, et qu’elle joue un rôle plus stimulant dans le monde. Dans la mesure où cela peut être objectivé, on peut rejeter cette doctrine en insistant, à l’avantage des États-Unis, sur ce qu’ils partagent d’admirable, ou en pointant, au détriment de l’Europe, ce qu’ils ont en commun de répréhensible. Pour les Européens, cette deuxième critique est la plus nécessaire2. Vis-à-vis de l’Amérique, ce ne sont pas seulement leurs différences que les Européens ont tendance à surestimer, mais aussi leur degré d’autonomie. La relation bilatérale est particulièrement bien illustrée par le champ même des études sur l’Union, auquel le troisième essai de la première partie est ici consacré.
    Pour l’essentiel, ce champ est un univers clos produisant une littérature souvent très technique, avec bien peu de débouchés vers un public plus étendu. En Europe, il a généré une vaste industrie faite d’articles spécialisés, de rapports de recherche ou d’expertise, pour la plupart financés par Bruxelles, qui, s’ils ne sont pas les meilleurs du genre, n’en occupent pas moins la plus grande partie du terrain. La densité des échanges intereuropéens au sein de cette sphère atteint un niveau sans précédent, et ces échanges ajoutés à beaucoup d’autres – conférences, séminaires de travail, colloques, cours donnés dans des disciplines proches, de l’histoire et de l’économie jusqu’au droit et la sociologie – ont créé ce qui pourrait constituer les bases d’une communauté intellectuelle capable de débattre vigoureusement par-dessus les frontières nationales. En pratique, cela reste encore spectaculairement rare. Pour une part, cela tient aux tares habituelles du monde universitaire, quand le savoir se replie exclusivement sur sa discipline plutôt que de s’ouvrir aussi vers une culture plus large. Mais c’est avant tout le reflet d’une absence de tout clivage politique susceptible de provoquer le débat dans un champ qui est – ou qui devrait être – éminemment politique et dominé par des politologues. Il serait injuste de parler d’une pensée unique* : il s’agit plutôt de quelque chose comme une pensée ouate* largement lénifiante. Les médias offrent peu ou pas de contrepoids, les colonnes des journaux et les éditoriaux faisant preuve d’un euro-conformisme encore plus prononcé que celui des chaires d’université ou des think tanks.
    L’un des effets d’un tel unanimisme est d’empêcher l’émergence d’une véritable sphère publique en Europe. Dès lors que tout le monde s’accorde à l’avance sur ce qui est souhaitable et sur ce qui ne l’est pas – voir les référendums successifs –, rien ne vient encourager la curiosité envers la vie et la pensée des autres nations. Pourquoi prendre le moindre intérêt à ce qui se dit ou s’écrit ailleurs si cela répète, pour l’essentiel, à l’identique ce qui est déjà disponible chez soi ? De ce point de vue, il est permis de penser que le concert d’échos qu’est aujourd’hui l’Union est moins authentiquement européen que la majeure partie de la vie culturelle de l’entre-deux-guerres ou même de l’avant-1914. Il n’y a pas beaucoup d’équivalents aujourd’hui de la correspondance entre Sorel et Croce, de la collaboration entre Larbaud et Joyce, du débat entre Eliot, Curtius et Mannheim, ou encore de la discussion entre Ortega y Gasset et Husserl ; sans parler des polémiques au sein de la deuxième et de la troisième internationales. Les intellectuels formaient un groupe beaucoup plus restreint et moins institutionnalisé à cette époque, bien plus enraciné dans une culture humaniste commune. La démocratisation a dispersé tout cela, tout en versant un nombre très supérieur de talents dans l’arène. Quoi qu’il en soit, et quels que soient les fruits de cette démocratisation – à l’évidence nombreux – dans d’autres domaines, elle est loin d’avoir jusqu’ici mené à ce qui serait une république des lettres à l’échelle de l’Union européenne. L’espoir de ce livre est de contribuer à prendre ce chemin.

    Post-scriptum (juillet 2011)
    Deux années ont passé depuis l’achèvement de ce livre. Nombre de ses principaux arguments ont trouvé une illustration dans les événements qui se sont produits au cours de cette période. Précipitée, comme nous l’avions prévu, par l’éclatement de la bulle immobilière américaine, la crise financière a d’abord frappé celle des économies de l’Union qui était la plus exposée à ce même type de risque, à savoir l’Irlande. À un taux d’intérêt écrasant de 5,8 %, et en contrepartie d’économies budgétaires drastiques, un prêt de quatre-vingt-cinq milliards d’euros a été imposé à Dublin par la Banque centrale européenne et le FMI pour s’assurer que le capital européen investi dans le système bancaire irlandais ne subisse pas de pertes susceptibles de déstabiliser toute la zone euro. Au printemps suivant, le Portugal se retrouvait à son tour entre les mains de ces mêmes institutions, et soumis aux mêmes contraintes. Dans ces deux pays, les gouvernements en place (Fianna Fáil et socialiste) ont été battus aux élections par des oppositions qui n’avaient pas de politiques alternatives à proposer. L’Espagne, qui a presque perdu la confiance des marchés obligataires après l’éclatement d’une bulle immobilière comparable par son ampleur à celle de l’Irlande, voit le gouvernement Zapatero subir un sort semblable. Là, les jeunes (au moins) se sont montrés moins passifs et sont descendus dans les rues et sur les places pour protester contre les coupes budgétaires par lesquelles le gouvernement a tenté d’éviter la débâcle financière. En Grèce, la résistance au train de mesures le plus draconien – un ensemble de réduction des dépenses publiques et de privatisations dictées par la Banque centrale européenne et le FMI dans l’espoir de différer un défaut de paiement qui risquerait d’entraîner un effondrement de l’euro – se poursuit. On ignore encore si la soumission totale de la social-démocratie grecque réussira à mettre la population à genoux devant l’autel des banques françaises et allemandes.
    La crise que subit l’Union monétaire créée à Maastricht n’a rien de mystérieux. Elle s’explique par l’existence de taux d’intérêt bas dans toute l’Europe, prescrits par le pacte de stabilité et imposés par la Banque centrale européenne, qui ont inondé de crédit bon marché les économies périphériques du sud et de l’extrême ouest de la zone euro, conduisant à la formation de bulles immobilières et au creusement des déficits budgétaires – auxquels s’est combinée une perte de leur compétitivité à partir de l’hiver 2010, quand il leur est devenu impossible de dévaluer leur monnaie. Cette double pression est venue d’Allemagne, à la fois architecte d’une autorité monétaire irresponsable, modelée sur une Bundesbank échappant à tout contrôle populaire, et maître d’œuvre d’une décennie de compression salariale qui a miné la compétitivité des coûts du travail dans le sud de l’Union. En ce sens, une nouvelle puissance hégémonique s’est imposée en Europe. Mais une puissance boiteuse, incapable de démanteler le système monétaire à l’origine du désordre ou de le dépasser pour s’orienter vers une union politique dans laquelle il lui faudrait accepter des transferts fiscaux dont ses électeurs ne veulent pas entendre parler. Refusant d’admettre la certitude d’une faillite grecque, imposant des mesures qui ne peuvent qu’aggraver les problèmes des économies rendues non compétitives par ses propres politiques, Berlin – qui conteste aujourd’hui autant qu’il coordonne les expédients utilisés pour protéger les intérêts des grandes banques et détenteurs d’obligations à Bruxelles et Francfort – a perdu toute direction cohérente. Il est revenu à Jean-Claude Trichet, à la tête de la Banque centrale, de proposer la fuite en avant* d’un ministre des Finances européen détaché de tout semblant de mandat démocratique, capable de punir les membres les plus faibles de l’Union grâce à des pleins pouvoirs de « surveillance et de veto » en cas de défaillance.
    Dans ce contexte de panique à peine voilée et de récrimination réciproque, il n’est pas étonnant que les trois principaux gouvernements de la zone euro soient en plein désarroi. En Allemagne, Merkel a perdu une série d’élections régionales, même dans le plus sûr bastion chrétiendémocrate, le Bade-Wurtemberg, tandis que ses partenaires du FDP sont menacés, une fois de plus, d’extinction électorale. En France, Sarkozy a perdu le vote Front national sans compensation au centre, s’étant aliéné une grande partie de l’opinion conservatrice par son inconvenance, et se trouve maintenant menacé même par les médiocrités du PS. En Italie, où l’économie est presque atone, Berlusconi, empêtré dans des scandales personnels, ne peut au mieux qu’attendre la fin de son mandat. De tous les régimes étudiés dans ce livre, seul celui d’Erdo?an a prospéré depuis, s’assurant un troisième mandat durant l’été 2011, même s’il a obtenu un score inférieur à ceux de Menderes ou Demirel au plus fort de leur succès, et qu’il a pu profiter d’un boom de la consommation qui a peu de chance de durer. Comme avec Menderes, chaque extension de son pouvoir s’est accompagnée d’une répression accrue : noyautage* de la police et de la justice, emprisonnement de journalistes, matraquage d’étudiants et de syndicalistes. Mais cela ne suffit pas à disqualifier la Turquie aux yeux de l’Union, qui laisse la porte entrouverte dans l’attente d’un retour des sociaux-démocrates à Paris et Berlin.
    Sur la scène internationale, comme prévu également, la Nouvelle Europe, malgré ses contradictions internes, a répété pour la première fois son rôle d’empire auxiliaire dans son propre théâtre régional. Comme on pouvait s’y attendre, c’est Sarkozy qui a pris l’initiative. Avec une cote de popularité en berne à domicile et une position compromise au plan international par ses liens avec les dictatures déchues en Tunisie et en Égypte, il a choisi d’attaquer leur homologue libyen pour se refaire une virginité et restaurer sa popularité. Enrôlant le Royaume-Uni, l’Italie presque malgré elle, ainsi que quelques autres pays mineurs, dans une attaque aérienne dépendant des États-Unis, même s’ils n’en ont pas assuré la direction, l’entreprise n’a pas été sans évoquer une version moins risquée de l’expédition de Suez – le Conseil de coopération du Golfe et la Ligue arabe donnant des garanties en coulisse, un peu comme l’avait fait Israël à Sèvres. Si, d’un point de vue purement militaire, le bombardement de la Libye n’a pas été un succès immédiat, il constitue un précédent impérial pour de futures aventures plus consistantes, si besoin. Les conséquences pour la société européenne d’un retour à une ancienne implantation en Afrique du Nord n’ont pas encore apparu. Mais déjà les tensions que cela pourrait générer se sont fait sentir dans les querelles entre la France et l’Italie sur le sort des immigrants maghrébins, la remise en cause des règles de Schengen et la montée d’un vote anti-establishment à droite. Tunis reste, on l’a noté, plus près de Rome et de Paris que ne l’est Ankara. La rive sud de la Méditerranée a peu de chance d’offrir indéfiniment à l’Europe une bonne conscience à peu de frais.

    références
    1. ⇧ Tous les mots ou expressions en italique suivis d’un astérisque sont en français dans le texte. [nde]
    2. ⇧ Pour la première, lire le feu d’artifice statistique de Peter Baldwin, The Narcissism of Minor Differences : Why America and Europe are Alike (2009), qui vise à confondre les préjugés antiaméricains de ce côté de l’Atlantique en montrant que, si on considère un classement des sociétés européennes selon différents indicateurs, la société américaine se situe à l’intérieur de la fourchette des pays européens, et fait même souvent mieux que ses prétentieux homologues. Ce genre de comparaison omet bien sûr l’énorme différence entre l’État américain et les pays européens – les États-Unis éclipsant tous les autres en termes de puissance militaire, politique et idéologique, sans parler du fait que l’Union européenne est dépourvue des attributs d’un État-nation, a fortiori d’un État-nation de la taille d’un continent.
    Etats-unis, Europe, néo-libéralisme, Union européenne
    « « Le racisme a besoin d’une béquille que lui fournit le principe de séparation national/étranger » Entretien avec Abdellali Hajjat
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    En Octobre 2014 j'assistais à un colloque sur la 1ère guerre mondiale
    Le 2ème jour un des représentants (un élu) du FN s'est pointé en compagnie d'une vieille peau.
    Je m'étais écarté (cigarette électronique) et regardais une mise en scène ; un intérieur Ardennais de l'époque 1914, qui est toujours en exposition (c'est dans un musée).
    Par contre, pour l'occasion il y avait des mannequins représentant des soldats allemands, dans l'intérieur de cette pièce avec mobilier d'époque (le département a été occupé pendant 4 ans ; comme ceux du nord de la France)
    Bref, passons

    Elle m'a entrepris ; je lui ai parlé de l'histoire familiale, l'exode toussa (pour mes grands parents paternels, alors enfants du moins un des deux ; dans la marne derrière le front, en juin 40 adultes et ensembles ils sont partis aussi... )
    Au bout d'un moment (je la sentais arriver) elle m'a demandé si je ne trouvais pas que de nos jours on était aussi, un peu envahi.
    J'ai embrayé ; je ne sais pas si c'est mon regard, mais elle est parti vite
    Je n'ai pas eu le temps d'ajouter que l'on commençait sérieusement par être envahi par des vieilles merdes dans son genre et que cela allait probablement mal se terminer.
    (ça coute cher les vieilles merdes ; à entretenir déjà. En plus d'avoir de la merde dans la tête ils font pipi, caca ; ça pollue l'environnement)
    Si elle lit ; elle se reconnaitra ; ses potes aussi ;)

    Dans le sud de la France la problématique n'est pas la même :
    Ils n'ont pas vécu de désindustrialisation, puisque c'était peu industrialisé
    Ils se sont ramassé tous les pieds noirs
    etc ...
    Du coup ils ont Ménard à Béziers
    (la poisse :( )

    Attached Files:

  38. Zangdar Member

    Pour détendre un peu l'atmosphère ;)

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