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Souvenirs et Réflexions d'un ancien scientologue

Discussion in 'Anonymous Contre La Scientologie' started by X13, Jun 26, 2015.

  1. X13 Member

    rire-tc.gif Le jour où Tom Cruise est venu rue Legendre

    Je me rappelle cet épisode de frénésie qui a parcouru les bureaux et les couloirs du 69 rue Legendre.

    C'est en auditant un staff qui était dans le secret de la Direction que j'ai appris que Tom Cruise allait venir faire une visite d'inspection, au CC. D'ailleurs, il ne m'a pas dit clairement cela, j'ai finis par le deviner au cours de la séance quand mon cerveau a fini par connecter car il me parlait régulièrement de "Tissie", Tissie par ci, Tissie par là ... tissie ? ... TC of course, le nom ne devant apparaître nulle part clairement en fait.
    Faut quand même savoir que Tom Cruise, bien que présenté dans les médias comme le numéro 2 de l'église de scientologie, n'était pour moi qu'une célébrité scientologue parmi d'autres, en aucun cas une figure officielle ayant la moindre légitimité sur un plan de management, il n'est pas Sea Org et encore moins staff. Mais j'avais compris qu'il avait été mandaté par le management pour donner son avis sur l'état apparent du CC, disons à titre consultatif, afin de rendre compte de ses observations.

    Déjà là ça me semblait bizarre, des missions Sea Org j'en avais vu et jamais un public n'avait été missionné d'une telle charge ... je trouvai donc cela bizarre, mais bon, dans le mouvement, j'ai fini par considérer cela comme un honneur que nous faisait le meilleur ami de Visses-tes-miches.

    J'ai appris ainsi à quelle heure il allait arriver et grosso modo ce qu'il allait faire. Ce serait juste un passage éclair et que je n'aurai pas la chance de le croiser car je sera au même moment en train d'auditer dans une salle au troisième étage. Très peu de personnes seraient au courant parmi les staffs et bien sût l'opération n'a jamais été divulguée au public. Je passe sur les détails frénétiques pour que tout se passe bien (arrivée à l'aéroport, transport jusqu'au CC, visite et retour hôtel). Bref, il est venu en visite éclair, il a pointé ses miches dans quelques endroits et en particulier à l'entrée de la grande salle de cours principale aussi appelée Académie, quelques bureaux, la cafétéria et il s'est barré aussitôt.

    Le résultat ?

    C A T A S T R O P H I Q U E !!!

    C'est aussi en auditant la femme de la première personne par qui j'avais appris l'arrivée du beau gosse d'Holywood que la nouvelle heurta mes tympans, TC pas content du tout !!! TC allé pleurer dans les jupes de DM et dire que les parisiens sont des gros bouseux, pas digne s de recevoir une Star dignement.

    En fait, il a plus moins dit que le CC était un endroit convenable mais pas digne d'accueillir les grands de ce monde. C'est ainsi que naquit le concept d'Org Idéale pour le CC, il fallait un nouvel environnement, à la hauteurs des illusions de Tom Cruise.

    claque.png


    Quand j'ai appris ça, j'ai simplement été choqué, ça signifiait en gros qu'on était des sous-merdes bonnes à servir des sous-célébrités, et pis de toute façon nos célébrités françaises ne sont pas celles du box-office.

    Cerise sur le gâteau, Tuim Crose avait invité (pas le même jour bien sûr) une amie française à lui à se rendre au CC, le genre de personne que vous croiserez rarement dans les couloirs du métro ou dans la queue à une caisse de supermarché. En gros TC nous faisait l'honneur de disséminer une nouvelle personne, une putain de vraie célébrité !!!
    Techniquement parlant, c'est pas de la vraie dissemination, normalement une personne qui est disséminée arrive dans une org pour commencer un service directement, la personne en amont a fait tout le travail de trouver la ruine et d'apporter le remède sous forme de solution future. Là c'était pas ça du tout, il a juste convié une amie et nous a laissé faire tout le boulot pour la convaincre de prendre un service payant.

    Branle bas d'combat, le Président (R. de H. M.) et le Senior Case Supervisor (N. O.) en personne vont se charger d'accueillir cette nouvelle célébrité, service spécial tout à fait inhabituel. Je n'ai jamais su qui était cette dame que TC nous envoyait, mais peu importe, car il semblerait que la prestation de nos deux cocottes en folie ne l'ait pas vraiment convaincu ... Elle n'a rien acheté et est repartie déçue de son accueil. Bien sûr, TC l'a appris et alors là ... Double baffe dans la gueule !!

    En guise de réprimande, elles se sont vue infligées une basse condition d'éthique avec une ordre de Cramming cousu main (Cramming = Ré-etude avec Clarification de mots poussée sur des matériaux spécifiques qui n'ont pas été appliqués correctement).

    Elles s'en rappelleront, c'est certain :cool:
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  2. Roger.Guy Member

    La visite au CC a eu lieu avant ou après la visite au ministère des finances ?

    (C'est méchant, je sais ; je peux pas m'en empêcher.
    Je suis une mauvaise personne, un esprit noir, un diable)


    https://books.google.fr/books?id=IBFp55AavdkC&pg=PT37&lpg=PT37&dq=tom cruise ministère des finances&source=bl&ots=Lu82rOAHJq&sig=CXa5ewKQD4LpNJT8cvuQQpJY4qY&hl=fr&sa=X&ved=0CDwQ6AEwCGoVChMI5ryQwvXVxgIVyz4UCh3ngwxP

    Intéressant. (Faut lire, pas juste regarder les images @ les gens qui lisent)

    Ça dédouane Cecilia S aussi.
    L'info circulait, notamment sur une intervention en ligne d'Anne Hidalgo :) (2007)
    Les filles ; vérifiez vos sources !
    (elles sont mauvaises entre elles ; pires que des mecs)


    Ceci dit, j'ai peut-être faux sur la date ; c'est peut-être 2005 pour ''La guerre des mondes''
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  3. X13 Member

    C'est vrai que j'ai oublié de stipuler la date, suis pas sûr à 100% mais il me semble que c'était quelques temps après la diffusion interne de la fameuse vidéo de son interview en 2004, donc je dirai qu'il est venu en 2004/2005, ça devait être après la visite à Sarko.
    3 ans avant que je dévisse totalement.

    Sinon dans le genre Celebrité qui pointe son nez et qui repart aussitôt, je me rappelle avoir vu Maurane en 89 quand elle a sorti son tube "toutes les mamas", un passage éclair !
    On a eu pendant pas mal de temps le champion de tennis Arnaud Boetsch et le seul qui ait tenu dans la durée ça reste Xavier Deluc (qui a ma connaissance n'a pas encore renié son appartenance). On est loin des Cruise, Travolta, Anne Archer et Cie.
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  4. Roger.Guy Member

    Belle époque.
    En plein dans l'œil de Sauron ; l'iris, pas encore la pupille.
    C'est une voie d'accès pour atteindre le cerveau, l'œil.
    J'ai fait un peu de physiologie nerveuse sur cette question ; les voies qui mènent jusqu'à l'encéphale (époque 2009)


    La bibliographie c'est les années 50 et pas les années 30 (Le Hobbit) une 10aine d'année avant la guerre froide
    Les hobbits restent chez eux car il n'y a que les chtarbés qui utilisent les gosses (les leurs ou ceux des autres ; nos amis des sectes s'y connaissent ... J'ai quelques exemples) et les instrumentalisent.
  5. X13 Member

    Certains parmi vous ont ils connu quelqu'un du nom de Michel Houlette ?
  6. X13 Member

    Feu Michel Houlette, devrais-je dire, mort d'un cancer des poumons vers 2006 il me semble, ou un peu avant, ou après, j'ai vraiment du mal avec les dates.
    Michel Houlette était la voix française de hubbard pour les conférences enregistrées, dès lors où celles-ci ont commencées a être produite sur CD et largement traduites.

    J'ai connu Michel plus intimement sur la fin, quand il est revenu de la base de Gold (Hemet) avec un crabe accroché aux basques. Il n'est pas revenu fatigué ou un peu faible, il était totalement épuisé et malade. Ces enc.... l'ont poussé dans ses derniers retranchements avant de le mettre dans un avion direction Paris pour pas avoir un mort sur la base.

    Michel était un grand type avec un voix extraordinaire, très gentil, un artiste aussi qui savait pratiquement tout faire avec ses mains. Michel était aussi un scientologue dévoué qui n'avait pas les moyens de se payer les niveaux d'OTs, alors quand Gold lui a proposé un deal ... il a accepté, forcément, la voix du patron en personne.
    Il a pris ce rôle très au sérieux, à tel point que je en connais pas un scientologue qui ait eu à redire sur la qualité de sa voix, depuis j'ai essayé d'écouter une autre voix française, j'y arrive pas, trop chiant, pas naturel, mais ça c'était avant bien sûr.
    Revenons à Michel, je voulais vous parler de lui car il fait partie de tous ces scientologues qui sont morts d'un cancer et où l'audition est venue donner ses instructions en croisement du traitement médical. Je ne sais pas pour les autres (JP Leclerc, Maryvonne Leclerc, Frapar, etc.) mais pour Michel, je sais exactement ce qui s'est passé dans la mesure où c'est moi qui avait été désigné pour prendre soin de lui.
    Je recevais les instructions directement du Snr C/S de Gold via le Snr C/S du CCP par fax.
    Au début, il était en traitement avec un "médecin" dont je me rappelle plus le nom, mais pas sûr qu'il ait son diplôme ... Le traitement c'était en gros de la vitamine C en grande quantité.
    Attention, je précise tout de suite que je ne vais pas m'étendre sur les différents traitements du cancer, leur validité, etc. Je vais juste dire ce qui s'est passé et mon point de vue perso, que les choses soient claires, je ne dis pas que tel ou tel traitement est nul et inefficace, je ne suis pas médecin, par contre au vu des examens faits périodiquement, je peux dire ce qui a été efficace d'uen manière ou d'une autre pour lui en particulier.
    Je devais donc me rendre chez lui très souvent, il était trop fatigué pour se lever et marcher. je lui ai fais des procédés d'assistance, juste des choses très légères (sans danger our sa santé mentale je précise), ça a duré longtemps et finalement, il a pu se lever, s'assoir à une table et prendre les boites de l'électromètre.
    Avec du recul, ce que j'ai fais avec lui était essentiellement des réparations qui consistait à accuser réception au fait qu'une grande partie de son audition n'avait servi à rien (intéressant tout de même). Après cela, il avait suffisamment de force physique (bien sûr il avait recommencé à manger, etc.) pour se déplacer et il a commençè à venir tous les jours rue legendre pour que je puisse l'auditer.
    Le gars avait auparavant reçu de l'audition dianétique et avait attesté l'état de Clair, là, on lui a fait comprendre que c'était pas possible et donc il fallait reprendre l'audition dianétique et que nous allions la diriger pour l'aider à guérir de son cancer. je en sais pas si le mot guérir a été utilisé, mais peu importe les mots, soyons pas con, bien sûr que c'était pour précipiter la guérison.
    En parallèle de cela, le Snr C/S de Gold a demandé qu'il reçoive un traitement de chimio. Michel ne voulait pas du tout faire de chimio. ce n'est pas un médecin qui l'a dirigé vers la chimio, c'est la sciento.
    Michel était à tel point opposé à ce traitement qu'un jour il a voulu prendre le train pour aller voir un espèce de rebouteux qu'il connaissait. Le snr C/S du CC a alors envoyé quelqu'un sur els quais de la gare pour aller le récupérer et le faire descendre du train. Un truc de fou !
    bref, il a commença la chimio et après un gros paquet de temps, incluant de nombreuses séances de chimio et de séances d'audition, (je précise juste que l'audition que l'on faisait a eu de mon point de vue très peu de conséquences, aussi bien positive que négative). la vérité est qu'il reprenait confiance en lui, son corps se remettait, la tumeur était en train de disparaître et il allait de mieux en mieux. J'aurai pu crier victoire, du style un miracle de l'audition, tss tss tss...

    En vérité, le gars s'est soigné jusqu'à un point où il commençait à aller un peu mieux, et ç'est à ce moment-là que les vautours de Gold l'ont rappelé pour finir son travail.
    Il a pris l'avion direction Californie, et bien sûr là-bas c'est pas des journées de 7 heures ... Même scénario, il a été mis à rude épreuve, du matin au soir et il a rechuté gravement mais c'était trop tard, de retour à Paris il a succombé à son cancer.

    Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais totalement perturbé et en larmes. Michel nous a quitté, j'espère que là où t'es tu t'amuses maintenant !
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  7. Quelles raclures, Michel aurait pu survivre à la maladie.
    La secte, si avide de pognon, l'a achevé.
  8. X12 Member

    ... ça me dégoute, pour moi c'est un meurtre, non assistance à personne en danger et abus de faiblesse ! Il l'ont sucé jusqu'à la moelle. Il y en a pleins des OTs, des Clairs qui sont mort d'un cancer. (Lucile Podva sur 0T7, Michelle responsable de la co audition ==> Clair, Francis Cougoulic ==> Clair etc ...) À chaque fois ils essaient d'étouffer et de chercher des excuses à deux balles du style: En fait cette personne n'était pas Clair, out éthique etc ...
    Bref ça me dégoute.
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  9. Roger.Guy Member

    Va falloir continuer de faire quelque chose ; c'est toujours aussi insupportable, de plus en plus parfois.
  10. peterstorm Member



  11. http://www.antisectes.net/rubio-jp.htm
    Un transfuge mort de faim.

    [IMG]
    Un ancien membre de la Scientologie a cessé de manger après avoir essayé pendant des années de se libérer de la secte. Des chercheurs qualifient le système de formation de la secte de lavage de cerveau. Dans la ville française de Doulaincourt vit une mère malheureuse. Il y a 11 ans, son fils est parti pour le Danemark pour commencer l'école d'élite de la Scientologie. Elle ne l'a jamais revu." Je ne sais pas ce que ces personnes lui ont fait", dit Mme F.. Son fils Eric Rubio est mort à 35 ans en janvier 2002, dans la ville de Rödby, en Lolland. Il pesait 45 kg et à la fin de sa vie ne se nourrissait que de citron et d'ail. Eric Rubio n'était pas à la hauteur des exigences de la Scientologie. Il a passé par le système punitif de la secte, ce qui a dégradé son état. Après quelques années seulement au Danemark, il souhaitait déjà rentrer chez lui. 8ans plus tard, il n'était toujours pas parti. "E. Rubio était une personne psychologiquement faible déjà avant qu'il se fasse convaincre par les prosélytes de Scientologie dans les rues de Paris. On l'est par définition quand on cherche à faire partie d'une secte", dit Cyril Malka, psychanalyste franco-danois et auteur de plusieurs rapports sur la psychologie des sectes. Il indique qu'une personne [entrant dans une secte] est par définition une personne qui n'est pas forte psychologiquement, et que c'est justement ce genre de personne que les sectes recherchent. E.Rubio a quitté la Scientologie en 1997, mais il n'a jamais pu se défaire des liens psychologiques ainsi tissés. A sa mort, il payait chaque mois 1.000 Dkk (couronnes danoises = 1 DKK vaut à peu près 0,13 euros, ndw) de son aide sociale à la Scientologie, en rétorsion pour avoir quitté la secte intempestivement 4 ans plus tôt. La porte-parole de la Scientologie pour l'Europe, la Finlandaise Tarja Vulto, nie que la Scientologie ait quelque chose à voir avec la mort du français."E. Rubio ne voulait pas recevoir les services que nous avons en Scientologie. On aurait pu faire beaucoup plus lui", dit-elle. [ndw : mensonge : les employés de la sciento ne reçoivent que de très mauvais services, et fort peu à la fois ; tout est motif de les en priver]
    Cyril Malka lui donne raison "On ne peut accuser la Scientologie de la mort d'Eric Rubio. Il était psychologiquement malade et il se disait qu'il ne devait pas manger. Mais il n'aurait jamais dû avoir de contact avec la secte"." Les sectes contrôlent leurs membres grâce à un mélange de travail physique extrêmement dur et de lavage de cerveau. On fait comprendre aux membres qu'il y a quelque chose qui ne va pas s'ils n'arrivent pas à la hauteur des exigences. Eric Rubio ne s'est jamais ressaisi mentalement après sa rencontre avec la Scientologie".
  12. L'évasion de Scientologie :

    Monsieur Rubio a quitté la France pour le Danemark afin de devenir soldat d'élite dans la secte scientologie. Il n'a pas réussi et a subi le système punitif de la secte. Son évasion a fini de façon tragique. Il y a un an jour pour jour, E. Rubio, alors âgé de 35 ans, a préparé son repas du jour fait de citron et d'ail, lorsque il s'est soudainement évanoui.
    Complètement affamé, son corps de 45 kg s’est brutalement affalé sur le sol de la cuisine de son appartement.
    Le presse-citron est tombé , un demi-citron a fait une danse macabre.
    A côté d'Eric Rubio mort, une chaise.
    Le drame était silencieux, comme l'était l'air gelé dans la ville de Lolland.
    Personne dans le voisinage ne connaissait le français, sinon de loin, lorsqu'il marchait parfois les 4 km jusqu'à Rodby habillé en tenue de travail bleue, avec des grandes lunettes de protection. Avant sa chute, E. Rubio était progressivement devenu fou, nourri de ce régime de citron pressé et d'ail qu’il avait imaginé.
    10 ans de lutte pour entrer dans l'univers de la secte Scientologie, puis pour en sortir, avaient fait de lui une "épave" humaine, sans fortune et sans raison. E.Rubio avait vécu une décennie au Danemark sans avoir appris d’autres mots danois en dehors de "oui" et "non". Conformément à la philosophie de la secte, il vivait isolé de la société qui l'entourait. Jusqu’au dernier moment, le Danemark fut un pays étranger pour cet étranger.
    -2-Le quartier général de la Scientologie en Europe, à Copenhague, abrite l'école d'élite de la secte, la "Sea Organisation" communément appelé "Sea Org". Ici se rassemble une centaine de scientologues dans des magnifiques locaux près de la place de l'Hôtel de ville et la place Kongens Nytorv. Toutes ces personnes ont en commun la volonté de se sacrifier pour la secte, l'espoir de la récompense promise, et n'ont guère, voire aucun intérêt à s'intégrer dans le monde qui les entoure. Des lettres écrites par E. Rubio à sa mère, il ressort qu'il souhaita vite quitter la .Scientologie. Il n'y avait pas beaucoup de correspondance entre E. Rubio et sa mère, mais elles montrent comment il s'est "dégradé" progressivement; il demande de l'aide mais n'est pas en mesure d'en recevoir. Il devait être très difficile pour cet homme désespéré de se défaire de ses liens psychologiques avec la secte :"Chère maman", écrit-il le 28 juillet 1994, "j'en ai assez de Sea Org. La Scientologie ne m'a pas donné ceque j'espérais. Je travaille pour 100 dkk par semaine, même parfois pour rien. Ils se moquent des gens. C'est seulement maintenant que je me rends compte que j'ai perdu 2 ans de ma vie à travailler pour ces gens que je qualifierais d'hypocrites. Gros bisous à tout le monde. A bientôt. Eric."Dans la lettre à sa mère, Eric Rubio a écrit aussi qu'il compte retourner en France après l'été. Sept ans et demi après, il n'est toujours pas parti. Quand il s'est effondréà Rodby, il avait quitté la Scientologie, mais la secte ne l'avait pas quitté. A ce moment, E. Rubio s'était retrouvé dans son exil à Lolland, ville danoise géographiquement la plus proche de la France. Economiquement, les choses ne pouvaient aller plus mal. E. Rubio bénéficiait de l'aide sociale mais versait consciencieusement 1.000 dkk mensuels à la secte, comme punition pour l'avoir quittée intempestivement [ndw : les scientologues nomment cette pratique de dette des employés envers leur patron une « dette de déserteur »]. Deux semaines après qu'il se soit effondré dans son appartement, l'assistante sociale a commencéà s'inquiéter. Bien qu'ayant des difficultés sociales, E. Rubio était en effet ponctuel et observait tous ses rendez-vous. Comme il n'était pas venu au bureau social et n'avait pas donné signe de vie, elle s'est inquiétée. Elle a contacté la personne responsable de l'administration de l'immeuble où E. Rubio habitait et lui a demandé si quelque chose s'était passé. Le 15 janvier 2001, un responsable de l'administration, Jens Morgensen, a ouvert la porte de l'appartement. Une forte odeur s’en dégageait. Il a enjambé un gros tas de publicités et au bout du couloir, dans la cuisine à gauche, il y avait ce corps squelettique, dans dans un état de putréfaction avancée. II ressort du rapport de la police qu' E. Rubio portait un jogging, 2 pulls, des chaussettes et une banane autour de la taille. J. Morgensen : "Cela sentait très fort. Ma première pensée fut qu'il n'avait pas vidé la poubelle depuis plusieurs semaines ». Il n'arrivait pas à croire que c'était bien un corps qu'il voyait par terre. "Le corps étendu là avait l’air d’un tas de chiffons. J'ai fait le tour de la table encore une fois avant de contacter la police de Nakskov". "L'appartement était austère, presque sans meuble, mais propre. Nous connaissions bien le Français. C'était un solitaire, mais il disait bonjour avec un sourire".En France, la mère d'E. Rubio a le sentiment douloureux d'avoir manquéà son fils, et ne sachant pas trop ce qu'il s'est passé avec lui. "Soudain, il est venu me voir en disant qu'il voulait être prêtre. J'avais trouvé cela bizarre car il ne s'était jamais intéressé à la religion", se souvient Mme F, la mère, qui ne souhaite pas que son nom soit divulgué. Elle n'avait jamais entendu parler de la Scientologie que son fils appelait "Eglise". Son fils lui avait parlé d'un organisme "Sea Organisation", aussi pensa-t’elle que cela avait un rapport avec la marine.A ce moment, il avait 25 ans et était sans point fixe dans la vie. Il avait des petits boulots, qui ne constituaient guère un fondement pour des rêves d'avenir glorieux. Mécontent de sa vie et de lui-même, il était une proie évidente pour les missionnaires de la Scientologie qui l'ont approché dans la rue à Paris. E. Rubio a succombéà la promesse de devenir un nouvel homme, un homme dirigeant, qui aurait utilisé un stock de réserves dissimulées -- des ressources magiques. Quelques temps après la rencontre avec la Scientologie, E. Rubio décide d'aller jusqu'au bout, il va tout sacrifier pour la secte et faire la formation d'élite coûte que coûte. E. Rubio n'est pas en mesure d'expliquer à sa mère ce qu'il va faire exactement. En tout cas, elle ne le comprend pas. Mais la mère sent que son fils se réjouit : il va à Copenhague. L'école « d'élite » se trouve à Jerbanegade n°6, une des adresses les
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    plus chères de la capitale, juste à côté de la place de l'Hôtel de ville et de Tivoli. Les élus y portent des uniformes de marine blancs et se servent d'expression qui proviennent de la marine américaine. De façon générale, la Scientologie a un vocabulaire qui fait que leur communication est difficile à comprendre pour les non-initiés. Le fondateur américain décédé de la secte, Ron Hubbard, fut dans sa jeunesse soldat dans la marine. C'est là qu'il a pris les titres et le jargon pour fonder la Scientologie dans les années 50; c'est une secte devenue en quelques décennies une organisation mondiale avec des adeptes dans 130 pays. A Paris, E. Rubio avait répondu à 200 questions d'un questionnaire que la Scientologie distribue encore de nos jours. La conclusion lui est parvenue quelques jours plus tard, et elle indiquait que son potentiel en tant qu'homme n'était pas mis à profit. Selon le psychanalyste et chercheur spécialiste en matière de sectes, Cyril Malka, "le résultat est toujours le même, quelle que soit les réponses aux questions". Ceci est également confirmé par le docteur danois KajMoos, qui dans son livre "Scientologie, science ou fraude" raconte comment 3 journalistes ont répondu au même questionnaire chacun à leur façon, et ont eu la même "courbe scientifique" de leur personnalité." La Scientologie cherche les personnes faibles, à la recherche de quelque chose, et dans le doute. « On nous dit que l'on devient quelque chose si on y entre", dit Cyril Malka, qui a eu affaire en détail avec la mort d'E. Rubio au Danemark et a aidé sa mère dans les contacts avec les autorités danoises. Après avoir répondu au questionnaire, la Scientologie propose à E. Rubio une formation qui changerait son existence, qui le rendrait plus fort là où il se sentait faible. Le jeune homme, dont c'est le souhait le plus intime, part. Sa mère était déjà inquiète. Quand elle mentionnait que la grand-mère d'Eric Rubio avait dit que la Scientologie était une secte, il fallait être prudent car Eric entrait en rage.
  13. Très seul

    Eric Rubio avait alors 25 ans et vivait avec son père à Paris. Il n'avait jamais eu de petite amie et n'avait pas non plus fait d'études. Tous ceux qui connaissaient cet homme de 1,67 m se souviennent de lui comme souriant et content. Mais également renfermé. Eric RUBIO ne partageait ses pensées avec personne."Il ne l'a jamais fait" dit la mère. Madame F. raconte qu'Eric gardait ses problèmes pour lui, il n'avait pas d'ami et était très seul. "Il n'allait jamais en boite, il lisait beaucoup des choses faciles. Il aimait aller au cinéma voir notamment des films de karaté avec Bruce Lee" dit-elle. Madame F. n'est pas non plus une personne forte et se sent facilement impuissante par rapport à ce qu'elle ne comprend pas. Quelques années auparavant, elle avait divorcé du père d'Eric qui est Argentin. Aujourd'hui, elle vit à Doulaincourt avec son nouveau mari. Avant qu'Eric parte pour le Danemark en hiver 1992, il a démissionné de son travail dans un hôtel. Il voulait se concentrer entièrement sur sa nouvelle croyance et travaillait dans un bureau de la Scientologie à Paris.
    [la scientologie] lui dit qu’il doit « manier » sa grand-mère", c'est-à-dire prendre ses distances vis-à-vis d'elle. Le fait que la mère est opposée à la secte fait d'Eric Rubio un PTS "Potential Trouble Source" -- une source de problèmes dans la terminologie scientologique. Devenir membre de la SEA ORG à Copenhague, c'est pour de nombreux scientologues le but premier. C'est le lieu où les personnes qui ont le pouvoir sont munies de connaissances qui selon Ron Hubbard font d'elles des êtres supérieurs. C'est ce qu'Eric RUBIO voulait devenir. Il signe un contrat avec la secte, pour un "milliard d'années" contrat des nouveaux membres de SEA ORG. On donne sa vie et un peu plus. Il n'y a en principe aucun retour. A Copenhague, Eric RUBIO habite avec d'autres scientologues étrangers à l'hôtel de la Scientologie, hôtel CORONA dans Adelersgade -- dans le Copenhague mondain, derrière la place de Kongens Nytorv. Les chambres austères avec des lits superposés sans confort n'ont pas plu à Eric RUBIO. Dans les lettres à sa mère il décrivait sa vie à l'hôtel Corona comme froide et insalubre. L'élément ascétique est
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    important pour la Scientologie, ce n’est pas un hasard. Les élèves doivent montrer qu'ils sont endurants et disciplinés, qu'ils peuvent se soumettre aux règles strictes de la Scientologie sans protester. Cela crée parfois des scènes un peu bizarres. Tous les matins, près de 50 scientologues en rang sortent de l'hôtel Corona en uniforme bleu clair pour faire du jogging dans le centre-ville. Il y a des membres de SEA ORG qui, en raison de mauvais comportements, doivent s'améliorer au sein du système punitif, le « RPF », la spécialité particulière de la SEA ORG. Si l'on se trouve dans le système RPF il faut porter un uniforme bleu ou noir. On n'a pas le droit de marcher, il faut toujours courir. On n'a pas le droit de parler aux gens en dehors du système RPF autrement que par écrit et avec autorisation spéciale. On n'a pas non plus le droit d'aller aux toilettes sans permission; la télévision et la musique sont interdites. La plupart du temps de formation dans la SEA ORG n'est rien d'autre que ce que les gens considéreraient comme des travaux forcés.
    Les problèmes arrivent très vite

    L'entrée dans la Scientologie revient à quitter la société. Les formations sont organisées de la façon suivante : on suit les cours de " guidage spirituel" et on travaille sans salaire pour pouvoir payer son séjour. Eric RUBIO n'y arrivait pas. Il s'est vraisemblablement plaint ou a critiqué la Scientologie. Cela suffit pour que l'on soit considéré comme « dégradé » dans son développement spirituel scientologique. Depuis son domicile en France, Cyril MALKA s'est beaucoup intéressé au mystère de la mort d'Eric RUBIO, avec l'aide de Mme F. Il a eu accès à toutes les lettres personnelles de son fils ainsi qu'à ses papiers et à ses affaires personnelles. "Il ressort des lettres d'E. R. qu'il voulait quitter la Scientologie depuis de nombreuses années. Il est quand-même resté dans la secte. Il a probablement suivi des cours de réhabilitation qui peuvent être très durs. Les cours l'ont achevé mais on lui a aussi répété sans cesse que la Scientologie était sa seule bouée de secours", explique Cyril MALKA qui fait fonction de conseiller dans des procès civils contre des sectes au Danemark et en France.Le culte du gourou décédé de la secte, L. Ron Hubbard, peut être difficile à comprendre pour les non-initiés. Tout comme il est difficile de comprendre pourquoi les membres de la secte obéissent aveuglément aux ordres donnés sans explications. Selon Cyril Malka, il existe des lignes directrices claires sur la façon dont les membres doivent être traités s'ils sont récalcitrants ou s'ils expriment leur mécontentement. "Le premier cours [des nouveaux employés] en Scientologie s'appelle EPF --"littérallement: Force du projet des biens immobiliers". C'est le cours pour débutants qui est destinéà instruire l'élève de sorte qu'il ou qu'elle s'adapte bien à la Scientologie", explique Cyril Malka. Des jours de travail extrêmement dur constituent une autre méthode pour uniformiser les adeptes, qui en raison de la fatigue, n'arrivent plus à penser par eux mêmes. Des transfuges de la Scientologie ont raconté que l'on risquait également d'être humilié pendant les cours EPF . Comme tout le reste dans la Scientologie, le cours est décrit par le fondateur L. Ron Hubbard.
  14. Obédience et obstination

    II s'agit de prouver son obédience et son obstination. Depuis les années 1950, les principes de la Scientologie ont fait l'objet d'étonnement et d'études universitaires dans le monde entier. Le professeur canadien de sociologie de l'université d'Alberta, Steven A. KENT, écrit comment les membres de la secte sont psychologiquement détruits dans son rapport "Lavage de cerveau dans la Scientologie".Le lavage de cerveau se fait en détruisant la personne pour ensuite la reconstruire dans un sens scientologique.
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    "Si un nouveau membre créé des difficultés, n'est pas reconnaissant ou devient difficile, il est traité de façon plus dure, si cela n'aide pas le membre doit être envoyé au RPF, une sorte de camp de punition" explique Cyril MALKA. Pendant un procès contre la Scientologie aux Etats-Unis en 1980, Tonja BURDEN a raconté sous serment comment sa loyauté avait été testée. "Dans l’EPF, ma journée commençait à 6 heures, je lavais des habits pendant 6 heures sans pause et sans avoir manger de petit déjeûner. Les habits devaient être lavés dans un seau et ensuite être rincés 13 fois. Ensuite je devais les étendre. Après une demi-heure de pause déjeûner, je devais nettoyer 6 cabines. Elles devaient être propres au point qu'elle pouvait faire l'objet d'inspection avec des gants blancs. Si elles ne passaient pas le test, je devais faire le tour du bateau en courant avant de tout recommencer. Il m'arrivait parfois de travailler trois ou quatre jours sans dormir. Une fois mon supérieur m'a pris en train de dormir avec un fer à repasser chaud dans la main. Elle a soulevé ma tête brutalement de la table et m'a ordonné de faire le tour du bateau en courant et m'a condamnée à 15 heures de travail comme punition, heures qui devaient être déduites de mon temps de sommeil et de repas. Travailler jusqu'à ce que l'on s'effondre est normal pour les scientologues. Dans son livre "Modern Management technology", Ron Hubbard écrit : "Happiness is power and power is being able to do what one is doing when one is doing it". En d'autres termes : le bonheur pour les scientologues, c’est de faire ce que on leur demande sans rechigner. On ne sait pas au juste jusqu'où E. RUBIO est arrivé dans le système de Scientologie. La Scientologie a nié au journal qu'il ait été puni par le RPF. Une chose est claire : il était tourmenté par la discipline sévère et la reconnaissance de son manque de capacité de créer des résultats à l'intérieur de la secte dans laquelle il voulait s’améliorer. Il a perdu le contrôle de lui même à un tel point que la Scientologie l'a évalué comme inapte à faire partie de la SEA ORG. "II était fâché quand on lui a dit qu'il ne pouvait pas continuer" dit Anette REFSTRUP, porte-parole principale de la Scientologie au Danemark. "Il a tout de suite quitté la Scientologie sans rien nous dire". Anette REFSTRUP a accueilli le journal dans le quartier général de la Scientologie à Jernbanegade. Un toit en verre en forme de pyramide a fait de ce bâtiment, qui était une arrière-cour sans intérêt de Copenhague, un bel atrium méditerranéen, et des bougies font que l'ambiance est agréable en cette dernière journée de l'année.
    Déclaré Inapte

    La porte-parole s'est bien préparée pour l'interview. E. RUBIO était tombé trop malade pour remplir les exigences sévères de la SEA ORG, explique-t-elle montrant plusieurs documents. La décision sur son inaptitude a été prise dans ce que la scientologie appelle Fitness Board," S’il avait été malade, on l'aurait envoyé chez le médecin mais nous n'en avons jamais eu la possibilité, "explique Anette REFSTRUP, femme souriante bien habillée d'une quarantaine d'années. Eric RUBIO avait quitté la Scientologie en colère en avril 1997. La façon dont il l'a fait constituait une infraction grave aux règles de la secte. "Lorsque l'on s'enfuit on est automatiquement qualifié de « suppressif ». Il faut passer un programme en 5 étapes pour pouvoir revenir" dit-elle. Eric RUBIO est parti pendant trois ans, mais a fini par revenir en rampant. On ne sait pas grand chose sur ce qu'il a fait entretemps, sinon que sa santé s'est rapidement détériorée. S'il avait la vie difficile lorsqu'il faisait partie de la Scientologie, elle l'est devenue plus encore ensuite. Dans le rapport de la police de Naskov on peut lire qu'il vagabondait un peu partout. Des renseignements du registre de la population sur ses adresses montrent qu'il a d'abord habité pendant 4 mois à Graekenlandsvej à Amager après quoi il a déménagé pour Kongshaven à Valby. Là, il louait une chambre en sous-sol chez la famille Jorgensen. La famille a raconté après à Cyril MALKA qu'Eric RUBIO était sympathique mais malade et assez seul. C'est chez la famille Jorgensen à Kongshevan que les choses ont commencé à tourner très mal pour Eric RUBIO, il commençait à devenir aveugle. Puis il s'est arrêté de
    -6-manger. Ses crises de colère devenaient toujours plus nombreuses et plus fortes. "Il cassait tout lorsqu'il s'importait, la seule chose qu'il mangeait, c’ était des gousses d'ail cuites" raconte Mme Jorgensen. Eric RUBIO a habité deux ans et huit mois chez la famille Jorgensen qui essaya de le convaincre de manger et lui trouva des boulots de nettoyeur et dans une pizzeria, mais il n'arrivait pas à se fixer. Il était sans force. Il est devenu maigre, se souvient Mme Jorgensen. Puis il est devenu bizarre. Par exemple, il commençait à mettre un cadenas autour de ses affaires dans la pièce au sous-sol par crainte que quelqu'un les lui vole. "Un jour, je suis descendue voir comment il allait. Il était couché et avait du mal à respirer" dit Mme Jorgensen. La famille Jorgensen a été obligée d'appeler une ambulance. Il a été hospitalisé pendant plusieurs mois et à entre autres été traité contre la cataracte. Il souffrait également d’"hypoparathyroïdisme" -ce qui signifie que son sang n'absorbait pas le calcium- maladie pour laquelle il ne voulait pas se faire traiter. Lorsqu'il quitte l'hôpital, il ne reprend pas le contrôle de lui-même tout comme il ne reçoit pas la dernière partie de son traitement.

    Déménagement pour le Lolland

    En été 2000, la famille ne pouvait plus le garder chez elle. Lors de sa dernière crise de colère, il a failli faire sérieusement mal à Mme Jorgensen. La commune lui trouve une chambre d'étudiant à Gammel Koge Landevej, mais il ne veut pas y aller. Il veut partir, dans le sud, à Lolland. Jens Mogensen se souvient lorsqu'il a emménagé. "J'y étais pour le recevoir. Je devais lui expliquer les règles et autres. Un groupe de jeunes hippies est arrivé avec ses quelques affaires dans une camionnette puis est reparti". C'était le 15 septembre. Eric Rubio est un homme malade. Il souffre maintenant de tétanie, dans la mesure où sa parathyroïde ne fonctionne plus. Le dictionnaire médical décrit les symptômes de la tétanie : c’est une excitabilité neuromusculaire anormalement élevée se traduisant par d'importantes contractures musculaires incontrôlées et douloureuses dans le visage, aux mains et aux bras, et éventuellement aux pieds, et parfois aussi par des attaques épileptiques. En dépit de son médiocre état physique et mental, Eric Rubio continue à chercher une religion qui puisse le sauver à la place d'un médecin. Il s'inscrit pour des nettoyages intestinaux dans un centre de yoga et il envisage Hare Krishna. Un mois plus tard, il souhaite revenir en Scientologie. Il écrit à la Scientologie et annonce qu'il veut y revenir. Le Continental Justice Chief EU - le chef juge [interne] continental de la Scientologie pour l'Europe – Patrizia Koneva, lui répond par une aimable lettre de remerciements, ignorant à quel homme malade elle a affaire. Merci de vouloir revenir en Scientologie. Les premières démarches que tu dois faire sont décrites dans le « Guide pour les actes suppressifs », Suppression de la Scientologie et de scientologues. La première chose que tu dois faire est de cesser de commettre des infractions et cesser toutes attaques et suppressions. Tu dois m'envoyer une preuve attestant que tu as arrêté. Cela peut être une attestation de ta part. Ensuite, le chef de la justice [scientologue] international étudiera ton cas. Much love, Patrizia Koneva. Quatre jours plus tard, Eric Rubio envoie son attestation de repentir : « Je soussigné, Eric Rubio, promets et confirmes que quoi qu'il m'arrive, l'Eglise de Scientologie ne peut être accusée de rien.
    -7-
    Toute accusation contre la Scientologie ne peut être que fausse et injuste. Je n'ai rien contre la Scientologie, j'aimerais y retourner. Je n'ai pas écrit cette lettre sous l'effet de drogues, d'alcool ou de médicaments. Ceci est la vérité. Eric Rubio ».
    C'était le premier pas du retour d'E, RUBIO à la Scientologie ; son repentir. Il peut maintenant passerà laseconde étape : le remboursement de sa dette c'est-à-dire payer le prix des cours qu'il a suivis [en tant qu'employé à peine payé] de 1992 à 1997 : 17 886 couronnes en tout. C'est ce qu'il croit. Car la Scientologie n'est pas satisfaite de sa lettre de repentir. Le 13 février 2001, E. Rubio écrit une nouvelle lettre presque illisible avec des mots à la fois en Français et en Anglais : « J'ai rompu avec la SEA ORG parce que je ne pouvais me voir en face avec mes lacunes. J'ai écrit une lettre à ma mère dans laquelle je prétendais que je perdais mon temps dans la SEA ORG. Je regrette maintenantbeaucoup mon comportement. E. RUBIO. Je regrette aussi d’avoir contacté le Centre de dialogue en lui demandant de l'aider à quitter la SEA ORG. Je comprends maintenant que ces deux fautes étaient stupides de ma part.
    Son jugement fait défaut

    Trois jours après, presque onze mois avant sa mort, E.R. écrit sa dernière lettre à sa mère. II lui demande de l'aider, lui demande de trouver une solution pour qu'il puisse rentrer en France et dit qu'il ne sait plus où aller et tout ce qu'il veut c'est partir du Danemark. La mère lui répond qu'elle voulait payer son retour mais Eric ne lui a jamais répondu. De nouveau, le jugement d'E. RUBIO est affaibli au moment où il en a le plus besoin. En avril, il écrit de nouveau une lettre à la Scientologie, il indique qu'il reçoit de l'argent tous les mois de la commune et qu'il peut commencer le remboursement de la seconde étape à partir du mois de juillet. E. RUBIO est cependant de plus en plus faible. En juin la Scientologie lui écrit qu'il devrait voir un médecin. Il ne veut pas. Il s'effondre dans un buisson dans un jardin à Rodby avec des crampes et est amené en ambulance à l'hôpital de Naskov. Il refuse de se faire examiner et de se faire faire des prises de sang. Pour sortir de l'hôpital il signe une déclaration attestant qu'il quitte l'hôpital sous sa propre responsabilité. En juillet, il paie comme convenu le premier versement de la dette mais dès le mois suivant, le deux août, il a de nouveau changé d'avis. Dans une lettre difficile à lire et très embrouillée au chef justice international de la Scientologie, E. RUBIO explique qu'il ne veut quand même pas retourner en Scientologie. Une fois la dette est payée, il ne veut plus rien avoir affaire avec la Scientologie. J'ai trouvé une autre religion écrit-il. La Scientologie répond que la secte accepte sa décision. Le chef juridique continental Natalia NEMES lui souhaite beaucoup de chance et de bonheur dans sa vie à venir et finit par "much love"."Personne ne doit rester s’il ne souhaite pas" explique la chef de la Scientologie, Anette REFSTRUP, qui montre une copie de la lettre. Il serait impossible de garder les gens ici contre leur volonté" dit-elle. Mme Refstrup. maintient qu'Eric RUBIO était gravement malade et que sa mort ne peut pas être reprochée à laScientologie."C'était un pauvre, c'était tragique" dit-elle,
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    Mille couronnes par mois

    Malgré sa dernière décision, le consciencieux Eric RUBIO continue à payer mille couronnes par mois à la Scientologie, jusqu'à sa mort. Dans le courant des derniers mois de 2001, tout s'effondre pour le Français affaibli et souffrant de troubles mentaux. Il commence maintenant à suivre des cours de nettoyage intestinal à l'école Scandinave de yoga et de méditation, convaincu que son corps a besoin d'être purifié. La dernière fois qu'il se rend à l'école à Copenhague, c’est en novembre, un mois avant sa mort. Le même mois, il paie deux factures pour des cours à l'école de yoga, factures qui s'élèvent à 1780 couronnes, c’est tout ce qui lui reste. Selon l'assistante sociale d'Eric RUBIO, du bureau social à Rodby, les seuls produits alimentaires qu'il achète en novembre sont de l'ail et de l'eau de source. En décembre, il n'achète rien. Le jour de l'an 2002, Eric RUBIO s'effondre devant son immeuble. Un voisin l'aide jusqu'à son appartement. C'est la dernière fois qu'il a été vu en vie. Après sa mort, la police procède à des enquêtes dans son appartement plusieurs fois sans pouvoir constater de signes de crime. Quelques jours plus tard l'ambassade de France indique à la police que Mme F. souhaite qu'Eric RUBIO soit incinéré et que ses cendres soient jetées dans la mer autour du Danemark. Son urne finit quand même à Daulaincourt. Avec l'aide d'un interprète, le journal Jyllands Posten a appelé la mère d'Eric RUBIO en relation avec cet article. « Madame F., pourquoi n'êtes vous pas allée au Danemark pour retrouver votre fils ? "Parce que j'avais peur"(silence) "Oui j'avais peur. Je sais que c'était mal, j'aurais dû le faire, mais j'avais peur, j'étais terrifiée".
    De quoi aviez-vous peur, Mme F. ?
    "Je ne sais pas. J'avais peur de voir comme il était. Il avait envoyé des photos et avait très mauvaise mine. J'avais peur de retrouver mon garçon détruit comme drogué et qu'il ne me reconnaisse pas". "Lorsque l'on m'a appelé me disant que je devais venir pour l'identifier, je n'ai pas voulu. Je ne veux jamais mettre les pieds au Danemark. J'avais peur de le trouver à chaque coin de rue. Le mot Danemark suffit à me faire peur -- comment est-ce que mon garçon a pu mourir sans que personne n'ait rien fait ?".

    Cet article n'aurait pas pu être réalisé sans l'aide bienveillante de Cyril Malka.
  15. X12 Member

    ... c'est à vomir ! va falloir que ça s'arrête un moment donné ! Je rêve d'un Miscavige menotté comme un DSK ou un Madof avec une barbe de trois jours. Mais même là avec toutes les preuves sur la table certaines personnes crieraient au complot des SP ...
  16. John Duff Member

    A première vue, cette personne était déjà bien faible mentalement avant d'intégrer la Scientologie (encore plus que beaucoup de scientologues).
    La sciento, les lavages intestinaux et l'isolement n'ont pas du arranger grand chose, mais il se dirigeait droit dans le mur de toute manière.

    Il me parait important de noter qu'il ne souhaitait pas recevoir d'aide (selon ce texte en tout cas).
    Donc ça ne peut pas être considéré comme de la non assistance à personne en danger.

    Pour moi, c'est juste un autre cas de personne qui s'autodétruit. Sciento ou pas, il aurait trouvé quelque chose pour mourir à petit feu.
  17. Roger.Guy Member

    Sauf que la clique en fait ses choux gras, de ce genre de situations.
    Chez les vrais on ne dépouille pas ceux qui ne vont pas bien, au prétexte de les aider.
    C'est pour cela que ce n'est pas une religion, c'est du commerce sans en être (j'ai déjà croisé des durs dans le bizeness ; ce n'étaient pas détrousseurs de futurs cadavres. Sinon ils devienent du gibier, au nom de quoi, je ne sais pas par contre)

    La non assistance à personne en danger ; dans le cas de la scientologie : c'est savoir et ne rien faire, pour les bloquer.

    Le mec allait d'auto détruire (pas sur) ?
    Rien ne permet d'avancer que si il n'était pas tombé sur cette ''façon de faire'' de la soi-disant relation d'aide, (praxis ?????????) il serait advenu la même histoire
  18. John Duff Member

    Oui, les états d'âme et la compassion, ça ne rapporte pas assez. Sinon, nos patrons seraient des bisounours, ce qui est rarement le cas (dommage ?).
    Au vu de ce que j'ai lu, ça ressemble très fortement au portrait type des gens qui cherchent (même inconsciemment) à s'autodétruire. Certaines personnes (souvent des gens qui ont un terrain dépressif à la base ou un autre trouble psychologique) ont tendance à rechercher des expériences extrêmes, nouvelles ou inhabituelles (drogues "dures", sectes, relations de couples malsaines etc) en faisant fi des dangers que cela représente.
    Pour moi, ça équivaut à accepter de se laisser mourir à petit feu (un suicide lent pour ceux qui n'ont pas le courage de faire ça rapidement ou qui n'ont pas la force de vivre).
    Un peu comme l'image du junkie qui s'en fout de crever d'une overdose. A la limite, ça mettrait fin à ses souffrances intérieures, ce qui ne serait pas forcément mauvais de son point de vue.

    Pour les personnes dans ce cas-là, si on leur retire leur moyen de se détruire, ils chercheront et trouveront autre chose. La sciento, une autre secte, l'héro, l'automutilation, peu importe ; ils y arriveront.

    Bien sûr, on ne peut pas affirmer ou infirmer ces choses en se basant uniquement sur ces informations. C'est juste que les informations présentes ici sont plutôt caractéristiques de ce genre de personnalités. Une simple hypothèse se basant sur des faits relatés par d'autres.

    Bref.

    Toujours est-il que la sciento n'a (encore) pas aidé pour le coup.
    Encore une victoire des connards (c'est pas ça la bonne phrase ?).
  19. X13 Member

    Assez d'accord avec J. Duff sur cette affaire, j'ai eu l'occasion d'en voir passer des types pas futé qui ont explosé en vol, c'est juste un cas de figure donc on peut pas généraliser et dire comme le dit C. Malka que " Il indique qu'une personne [entrant dans une secte] est par définition une personne qui n'est pas forte psychologiquement, et que c'est justement ce genre de personne que les sectes recherchent."
    C'est vrai pour certain, pas pour d'autres. Ensuite, dire que ce gars l'a aussi cherché un peu ... Franchement je pense pas, il semblerait qu'il mettait un point d'honneur à payer sa dette à la secte, autant dire que son honnêteté a été bafouée et qu'il s'est purement fait escroquer.
    Je persiste donc à dire que, sans équivoque et sans le moindre doute, que la sciento l'a poussé au bout et est responsable de sa mort.
    En fait, il faut bien comprendre une chose que je n'ai pas vu abordé dans l'exposé ci-dessus, c'est la notion de fraternité au sein du groupe. Ce groupe dit suivre un code d'honneur très précis qui stipule qu'il serait lâche de laisser tomber un ami ... aahhhh .... mais alors comment se fait-il que dès que vous sortez quelqu'un du staff pour x raison, on ne s'intéresse à lui que pour qu'il rembourse sa dette (s'il en a une bien sur, ce n'est pas systématique);
    Le gars sort du staff, soit parce qu'il a fini son contrat, soit parce qu'il veut arrêter, mais s'il ne montre pas (espèces sonnantes et trébuchantes à l'appui) qu'il va vite remplir les caisse d'une manière ou d'une autre, c'est juste une grosse merde dont on se moque comme de la dernière chemise.
    Chaque staff a comme fonction inhérente à son poste le devoir de contribuer à ce que l'argent rentre, donc si le prospect ne qualifie pas, s'il est downstat (scientologuais), bref s'il est fauché, c'est une pure perte de temps que de s'acharner sur lui. mais attention, il ne suffit pas de dire qu'on est fauché pour être tranquille, il faut l'être vraiment, impossible de leurrer la sciento là-dessus à moins de préparer son coup à l'avance.

    Donc ce gars est un laissé pour compte dont la sciento se tape les roubignolles, une grande preuve d'inhumanité !
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  20. John Duff Member

    En gros : encore une victime de leur manque d'empathie et de leur soif d'argent dégueulasse.
  21. Roger.Guy Member

    Ce sont des nuisibles à vocation malfaisante.
    Certes il n'y a pas qu'eux, mais quand même ; jusqu'à l'affaire d'étar ils sont allés ces cons là.

    Ça fait beaucoup quand même.
  22. X13 Member

    Je viens de regarder la dernière vidéo de la chaine you tube de Chris Shelton, au passage le gars est très sympa, j'ai échangé un peu avec lui et il se la pète pas. En écoutant une réponse qu'il donnait à une question d'un quidam, ça m'a rappelé toutes ces merdes qui me brisaient les couilles menu menu quand j'étais sur le staff. Ce genre de truc qu'on est forcé de subir sous peine de trahir le groupe, qu'on subit en silence et qu'on refoule un peu plus chaque fois :
    • Ces putains de standing ovation aux events, se lever et applaudir, s'asseoir ... se lever et applaudir.
    • Tous les jeudis soirs, c'est staff meeting, à la fin, re-belote, on se lève et on applaudit bêtement le buste de hubbard, je remarquais au passage que beaucoup de staffs comme moi applaudissaient mollement et attendaient le signal de fin pour se barrer, mais pas de bol, avant de se barrer y a le "pour LRH hip hip hip hourra ... hourra ... hourra ..." ok là c'est bon, on s'casse.
    • Les meetings avant d'aller bosser, en fait c'est juste le quart d'heure où on se fait gueuler dessus car on est que des brêles pas foutues d'aligner deux mots intelligents, mais on prend tout ça le visage sans expression. Ben oui, si tu rigoles ça veut dire que tu te moques et donc que t'es un gros enculé, et si tu blêmis c'est du cas sur poste et donc t'es une grosse merde. Donc tu encaisses profil bas et tu te jures en toi-même que ce n'est qu'un mauvais moment à passer.
    • Les lettres de succès à deux balles que tu dois écrire après avoir fais le dernier programme de correction sur le procédé X ou Y, pour bien faire comprendre que t'avais rien compris avant et que maintenant t'es illuminé par la sagesse infinie du type qui a trouvé qu'une virgule était mal placée dans le texte original et que c'est pour ça que ton org a le train de vie d'un SDF en fin de droit.
    • Ces interminables rapports de connaissance que tu reçois en copie dans ton casier de courrier, de douces lectures qui expliquent à quel point tu es un enfoiré de criminel qui veut nuire au groupe, à la sciento et à la planète entière. Soit tu encaisses et à force tu perds du poids, ou alors tu ripostes avec un rapport pour contreidre mais uniquement si le gars est à un échelon en dessous de toi, faut pas déconner non plus, tu veux rester en vie.
    • Ces critiques permanentes sur le monde extérieur, les "wogs", les SPs, les psys, ah oui les psys ...
    • Les éloges permanents sur sa grandeur immaculée, je veux parler du fourbe lafayette ronald, putain quel blase ! Ça c'était le pire et quand j'entendais ouah il faut que tu lises "Terre Champ de bataille", c'est de la super SF, ron est vraiment un génie, etc. etc. etc. .... NON ! Terre champ de bataille, c'est une grosse daube ! La SF je connais et hubbard est un petit joueur, qu'il passe son tour !

      Sur ce sujet je vais vous dire un truc rigolo, c'est vrai que j'ai expérimenté des choses curieuses en audition, une de ces choses est ce qu'on appelle l'extériorisation, le fait de sortir de son corps. Bon en fait, c'est pas vraiment ça, c'est plutôt l'impression que les limites de sa personne excède largement les limites de son corps, du coup on a l'impression d'être plus grand, plus large, etc. Une impression très plaisante en vérité. Et ce qui est drôle, c'est que la première fois que j'ai expérimenté cette sensation, c'était en dévorant "Fondation" d'Isaac Asimov, voilà un putain d'écrivain de SF. Et ouais, pas en audition, mais assis, les pieds sur mon bureau avec un cigare. le pied total pour suivre les aléas et rebondissements de la psychohistoire sur la planète Terminus.
      Alors, il n'est pas trop tard, merci Mr Asimov, merci merci merci !
      Sans vous, j'aurai eu vraiment peu de choses à raconter en séance d'audition quand il fallait remonter à plusieurs milliers et millions d'années en arrière, vous m'avez largement inspiré et depuis je ne me lasse pas de lire et relire la série sur les robots, l'empire galactique et fondation.
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  23. Roger.Guy Member

    As tu déjà essayé P.K Dick ?
    Toute ma jeunesse, c'est peut-être pour cela que je suis cintré.

    Sinon à propos des scilons il y a ;
    Les miroirs de l'esprit de N.Spinrad, ca'devrait te rappeler des trucs.
    On sent bien le coté miteux de la scientologie.
    Spinrad a connu Hubbard et devait en avoir une piètre idée ainsi que de la scientologie, ça transpire bien dans ce livre.
  24. X13 Member

    K Dick, bien sûr, du baume pour la glande pinéale.

    Merci pour le tuyau, jamais lu Spinrad, j'ai prévu d'aller faire un raid chez Emmaus pour compléter le rayon SF de ma bibliothèque. En fouillant bien ;)
  25. on a une recoursserie dans mon quatrier avec les copains de MACAQ ( mouvement animation culturtel animation quartier ) je vais te chercher ce que l'on a en SF
  26. X13 Member

    What a crap !
    Je me rappelle qu'en France ils avaient essayé aussi de diffuser des messages radios du même genre sur des petites stations FM de banlieue à balles deux, c'était vers la fin des années 80. Loufoque !
  27. peterstorm Member

    Êtes-vous allé sur ce site?

    http://scientologie-secte.org/

    Pas très occupé ces temps-ci, mais je vois que beaucoup d'ex laissent des commentaires.
  28. X13 Member

    je le consulte régulièrement pour voir si Voltaire publie du neuf, le dernier commentaire est à propos de T. Ortega et sa venue à Paris. Sinon, c'est régulièrement la gueguerre dans les commentaires entre les indies et les anti, aucun interêt.
    je crois que Voltaire n'a pas su réagir après le changement de cap de rathburn, à ce sujet il me semble bien que M. Rinder prend le même virage, ce qui serait vraiment temps d'ailleurs.
  29. X13 Member

    APPEL À TÉMOIGNAGES
    Capture d’écran 2015-07-30 à 21.45.24.jpg
  30. Roger.Guy Member

    Ça donne effectivement une drôle d'impression.
    On a le sentiment que pour certains le problème c'est seulement Miscavige, sinon tout est parfait.
    N'ayant pas vécu ce qu'ils ont vécu, je me garde bien de juger où de commenter quoi que ce soit.
    Il faut laisser du temps au temps comme disait l'autre ; pour certains ça risque d'être encore long voir interminable.

    Ceci dit en lisant bien les commentaires j'ai pu pêcher une ou deux infos très intéressantes, notamment sur une affaire en cours.
  31. X13 Member

    Il suffit de lire la section "pourquoi ce blog" pour comprendre où on met les pieds
    Assez bizarrement Voltaire2003, que je sais être un ex de longue date et de la première heure et qui a été très actif pour ce qui est de répandre la scn en France, tend par moment dans ses réponses aux commentaires à reconnaitre que David Miches À Vide n'est pas le seul grand méchant et qu'il a été bien éduqué par son mentor. Du coup on retrouve aussi les pro et anti Rathburn, quelques free zoners fidèles à Bill Robertson, d'autres qui estiment que les gars de la Rons Org sont des vrais squirrels, ceux qui ont arrêtés de suivre les écrits signés LRH à partir de 1982, d'autres à partir de 1986, ppffff ... un vrai merdier sans nom où chaque fois que quelqu'un décide de changer de point de vue, il est étiqueté "Traître", exactement comme dans la secte, exactement comme sous un régime dictatorial.

    Je pense perso que c'est là un point crucial, "changer d'idée au sujet de" équivaut soit à "trahison" soit à "folie". J'ai toujours vu ça en scn, c'est extraordinaire quand on y pense, mais quand on a été conditionné à lire, étudier, clarifier et apprendre par coeur des dizaines de fois ce putain de règlement administratif KSW N°1, c'est ce qu'on obtient (C. Shelton l'explique très bien dans une récente vidéo d'ailleurs) sans difficulté, pur brainwashing sauce hypnotique.

    En y pensant encore un peu plus, si une "chose" ou "complexe apparemment vivant ou se présentant comme tel et chargé d'accomplir certaines actions de façon rigoureuse" se mettait à se comporter très différemment ou laissait entendre un autre son de cloche, il n'y a guère que d'une machine à quoi on ferait référence, pas à un être pensant. Voilà donc ce que sont nos scn et ex-scn qui bénissent encore sintubar, des machines.

    Pour redevenir un être pensant par lui-même, il devra être capable de tout remettre en question, même ce qui semble le plus cher à son coeur et à son âme. Avec ce régime, il y a peu de chose qui résistent véritablement à l'analyse si ce n'est ses propres vérités auto-crées.

    Et là je suis d'accord avec Roger.Guy, il faut du temps mais il faut aussi le courage de reconnaître que l'on est pu être trompé et que l'on en meurt pas non plus, sans vouloir faire du "coffee-shop auditing" ou de la psychanalyse de comptoir, il se pourrait bien que ce soit là une des raison (qui vient renforcer l'effet hypnotique des croyances) qui pousse des ex-scn à maintenir Hubbie sur un piédestal, non ?
    Si je fouille bien dans ma mémoire (pas facile ce matin, j'en suis qu'à mon premier café) c'est effectivement quelque chose par lequel je suis passé, une sorte d'effet panique avec l'impression de tout perdre et rien pour me maintenir hors de l'eau.

    Bon, fin des réflexions matinales, m'en vais prendre un deuxième café.
  32. Roger.Guy Member

    Important le café ; j'ai de l'avance depuis 6h00 du mat.
    Effectivement il peut y avoir une impression de tout perdre (anéantissement?)
    Alors que reconnaitre que le cheminement
    a été bizarroïde et comment ; ça en apprend beaucoup.

    La comparaison est tordue, peut-être, mais c'est comme certaines histoires d'amour ; on en sort grandi, ....., quand on en est sorti.
    (Bien évidemment, inutile d'en parler avec ceux qui n'ont connu, plusieurs années, qu'une ou deux femmes et ne se sont jamais réellement remis de ne plus en être.
    Là aussi, il faut savoir apprécier la liberté retrouvée ; ça peut aller vite, en y mettant du sien)


    Bref, moi aussi j'ai encore besoin de café.
  33. parlant des anciens quelqu'un sait ce qu'est devenu JEAN JACQUES DESPLANCHE et DAVIA sa compagne
    l'ex patron de OBNOSE LEADER 1 place rio de janeiro paris XVIIeme a coté dui parc monceau
    parti sans laissé d'adresse un petit matin en oubliant ses carons et ses chequiers et ses impayés ...
  34. X13 Member

    J'ai retrouvé une trace de Davia Deplanche qui date de 2003, sur la liste des nouveaux membres WISE : http://www.truthaboutscientology.com/stats/prosp/prosperity060.html
    elle a aussi sa page "I'm a scientologist" (page pourrie qui boucle).

    Il y a une page Linkedin qui n'apporte aucune info (pas d'activité, j'ai vérifié avec mon propre compte) et j'ai aussi trouvé une adresse qui semble valide à ... Clearwater !!! hé hé hé ! http://www.whitepages.com/name/Davia-Deplanche

    Je ne sais pas si davia était la femme de Jean jacques, si oui ils semblent toujours mariés (si elle a gardé son nom de famille) et donc le JJ ne doit pas être loin, mais j'ai rien trouvé sur lui, did he dropped his body ?
  35. davia c'est bien elle merci
    jean jacques disparu derniere piste d'une autre source au cameroun ?
  36. Roger.Guy Member

    Puisque l'on parle de l'Afrique, il y a fort à dire a propos des scilons.
    On avait un peu commencé l'an dernier, n'oublions pas les évangélistes et autre groupements sectaires issus du protestantisme.
    Là n'est pas le propos.

    Avais tu entendu parler des aventures extraordinaires de Hubbard au Maroc ?
    Là encore, des billes de la CIA (à croiser et vérifier avec d'autres sources)
    Je viens de lire ;
    http://www.slateafrique.com/89595/l-histoire-secrete-de-l-eglise-de-scientologie-au-maroc
  37. X13 Member

    J'ai lu cette histoire dans des blogs d'old timers, de toute façon l'histoire de la sea org en mer est juste une grosse grosse ... comment dire ... je trouve même pas le mot ... merde de taureau serait encore le mieux approprié.
    Je n'ai pas connu personnellement cette histoire, ni les élucubrations de Hubbard à Marseille.

    Cela étant, en préparation d'un entretien à venir (;) )et pour la postérité, je vais aborder mon parcours de staff dans un prochain post.
    En avant la musique ! faites chauffer le bastringue !
  38. Roger.Guy Member

    Tu as bien raison, en plus les michu qui lisent y compris ceux qui criaient qu'est ce qu'iiiiils t'ooooont faiiiiiiiit ? Comprendront qu'en interne c'est extrêmement nocif en plus d'être un chancre, comme vecteur, pour le pays.

    Je viens de lire un topo de mecs qui bossaient dans une boite en région Parisienne, le taulier se pavanant dans les médias à propos de l'humanité de l'entreprise à coté des grands groupes.
    C'est un enfer de management qui n'a rien à envier aux scilons (ça me rappelle des trucs).
    Va falloir se faire tout se petit monde un de ces quatres, histoire d'avoir servi à quelque chose en ce bas monde.
    http://www.mediapart.fr/journal/fra...mbes-dans-un-trou-plus-profond-que-le-chomage
  39. X13 Member

    1987 - L'année du grand saut
    Avant de d'immerger dans le monde obscure de Lafaillite Rond de Burnes au Bar, j'étais juste un mec passionné par le rock'n roll et la défonce. La défonce, je l'ai stoppé tout seul comme un grand, sans aide quelconque, du jour au lendemain et j'étais pas du style anorexique sur le sujet.
    Par contre, le rock ne m'a jamais quitté, même si plus tard quand j'étais staff et dans la dèche, j'ai du revendre ma Gretsch au chanteur du groupe punk maudit "La Horde" qui voulait faire un cadeau d'anniversaire à sa copine, je m'en mords encore les doigts ...
    C'est la musique qui m'a amené à la sciento par le biais de cette ancienne école qui s'appelait Impro. Situé dans le quartier Bonne Nouvelle si ma mémoire est bonne, les cours qui j'y ai pris m'ont fait progresser énormément sur le plan technique.

    C'est Philippe Ganter qui gérait cette école, un OT 5 à l'époque qui est sorti de la sciento depuis, toujours musicos au demeurant.

    Je cherchais à perfectionner mon jeu de guitare et un jour une amie m'a donné un tract qu'on lui avait donné dans la rue, cours de guitare pour apprendre à improviser, exactement ce que je cherchais !
    Ni une ni deux, j'y suis allé avec mon chéquier et je me suis inscrit au cours de "déplafonnage", titre bien choisi car j'avis vraiment l'impression de plafonner avec mes accords barrés et mon jeu sur deux cordes.
    Le truc, c'est que le premier cours que j'ai fais là-bas n'était pas un cours ce guitare, mais un cours pour apprendre selon L Ron Hubbard ... jamais entendu parler, les principes énoncés sont simples et plein de bon sens, je torche ce petit cours car j'ai quand même payé pour perfectionner ma technique de jeu.

    Je me rappelle que dans l'entrée de l'école, il y avait une petite montagne de livres en forme de volcan … voyez ce que je veux dire. Ma copine de l'époque en avait acheté un sur place et s'était mise à le dévorer dans notre petit 2 pièces rue des Vignoles dans le 20e arr.
    Ce bouquin avait l'air de vraiment l'intéresser, moi je bossais mes gammes de mon côté.

    Quand j'ai eu fini mon premier cours, je suis passé dans le bureau du directeur qui m'a remis mon diplôme et j'en ai profité pour lui demander ce que c'était exactement ce truc la diabétique. moi, je l'avais pas lu, mais je lui ai dis que ça intéressait drôlement ma copine et je voulais en savoir plus pour elle.
    En bon scientologue qu'il était à l'époque, notre Philippe Ganter décroche son téléphone, compose le 01 46 27 65 00 et parle deux miniers avec quelqu'un, puis il me tend, le combiné en me disant "j'ai quelqu'un qui veut te parler". J'ai pris le combiné et vu de l'extérieur, ça faisait: "Oui allo …. oui …. oui … oui … d'accord au revoir"
    En deux minutes, je venais de me faire accrocher avec un rdv prévu le soir-même au 69 rue Legendre avec un certain Thierry L.
    Le soir en rentrant chez moi, j'étais fier d'annoncer à ma copine qu'on allait en savoir plus sur le sujet et v'la t'y pas qu'elle me passe un savon du genre de quoi tu te mêles ?
    Bon après une petite explication et après avoir revêtu ma tenue de sortie des beaux jours de l'époque (tennis, pantalon de treillis kaki, pull-over aux couleurs rasta assorti à ma tignasse et à ma barbe fournie) nous v'la partis en métro direction rue Legendre.
    je me rappelle très bien ce moment, on arrivait Place Felix Lobligeois en face de l'église des Batignolles, et au moment où on s'engage rue Legendre, je cherche le 69 du regard … et qu'est-ce que je vois au loin, un bâtiment avec écrit en grosse lettres "EGLISE DE SCIENTOLOGIE"

    Vous imaginez ma surprise, j'avais déjà entendu ce mot scientologie, j'avais dû voir un truc ou deux à la télé où il était question d'une secte, je crois que c'était un reportage où on voyait des gens assis dans une grande salle en train d'étudier.
    Vous voyez, ça me disait rien de plus, et pis on était à moins de 30 mètres maintenant, j'avais un rdv … j'ai dis à ma copine un truc du genre "la scientologie c'est pas une secte ? bon on va voir" et on est arrivé dans nos accoutrements déjantés au milieu d'une réception. rien que du beau monde en costume cravate et robe de soirée.
    On avait l'air fin, mais bon la réceptionniste était souriante, nous a dit d'attendre quelques minutes puis tel un seigneur, nus avons vu descendre de l'escalier principal le fameux Thierry L. qui quelques temps plus tard sera mon supérieur direct.
    Nous sommes monté dans son bureau au premier étage, la fenêtre otite à droite (vu de l'extérieur) et nous en sommes partis deux heures plus tard soulagés de 2000 francs.
    Nous venions d'acheter notre premier cours de dianétique (deux en fait, un pour ma copine et un pour moi) qui devait faire de nous des auditeurs de diabétique accomplis.

    On devait être en septembre 1987, à partir de là, ma vie prenait un nouveau tournant que je croyais négocier tel un Fangio au plus haut de sa forme.
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