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Surveillance chez Ikea : Dérive de plus ?

Discussion in 'Anonymous Pour la Liberté d'Expression' started by raseC, Mar 5, 2012.

  1. raseC Member

  2. raseC Member

    le système n'en finit pas de nous montrer ses failles
  3. Roger.Guy Member

    Après Paris Nord ; Brest
    C'était une habitude vont finir par dire les mauvaises langues.
    Les little brother, une plaie, une véritable plaie !

    ________________________________________________________________________
    http://www.mediapart.fr/journal/france/030312/ikea-brest-la-mecanique-de-lespionnage

    Ikea Brest: la mécanique de l'espionnage


    Le 26 mars 2008, à Brest, Ikea a ouvert les portes de son vingt-deuxième magasin en France, dans l’euphorie. « Ikea met Brest en transe », titrait Ouest France. Mais derrière l’enseigne reluisante se dissimulaient en réalité des pratiques scandaleuses. De septembre 2007 à septembre 2008, au fur et à mesure que le magasin embauchait, une officine privée a été chargée par le siège de fouiller les antécédents des personnes recrutées, pour repérer les sujets “à risques”.
    D’après des mails inédits que Mediapart s’est procurés, 190 noms au moins (pour un magasin d’environ 250 employés) ont ainsi été transmis par le responsable Sécurité d’Ikea France, Jean-François Paris, au détective Jean-Pierre Fourès. La mission de cet enquêteur privé : « dire ce qu’il en retourne », faire une « étude », « dire si OK ».
    Les termes sont elliptiques, mais Jean-Pierre Fourès était vraisemblablement chargé de se procurer des données confidentielles issues du fichier policier « Stic », en théorie réservé aux officiers de police judiciaire, ainsi que Mediapart et Le Canard enchaîné l'ont déjà rapporté. La plupart des salariés brestois, pourtant, avaient déjà transmis un extrait de casier judiciaire lors de leur embauche. Mais Ikea voulait creuser au-delà.
    Au moins une fois, cette vaste entreprise d’espionnage a porté ses “fruits” : le 27 décembre, Jean-François Paris avertit à la fois le directeur de Brest et la responsable locale des ressources humaines que l’une de leurs recrues, au département « Vente », pose problème. Elle « est connue pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper, écrit le responsable Sécurité d’Ikea France à John Menage et Nathalie Gosselin. Donc "?" ».
    Sous-entendu : faut-il la garder ? « A votre disposition pour en parler », conclut Jean-François Paris.
    ikea-ligne-33.png
    Sollicités par l'intermédiaire du siège d'Ikea France, ni le directeur de Brest ni sa subordonnée n’ont souhaité répondre à nos questions. Quant à l'employé de « la ligne 33 », retrouvé par Mediapart, il affirme n'avoir jamais fumé le moindre joint à Quimper.
    L'exemple brestois répond ainsi à deux questions clés posées depuis l’éclatement de “l’affaire Ikea” : non, le “flicage” ne s'est pas limité à quelques cas de salariés sensibles, type militants syndicaux, agents de caisse ou de sécurité. Et non, Jean-François Paris n'a pas agi en solitaire : ici, les numéros 1 et 2 du magasin ont bénéficié de ses “trouvailles”, et n'ont pu ignorer ses pratiques.
    En tout, parmi la masse de courriels adressés par le responsable Sécurité d’Ikea France à des officines privées entre 2003 et 2009, Mediapart en a trouvé huit ayant le magasin de « Brest » pour objet. C'est le 10 septembre 2007 que Jean-François Paris sollicite pour la première fois son informateur sur un cas brestois, à six mois de l’ouverture du nouveau magasin : il s’agit d’enquêter sur Nicolas A., bientôt en poste au service « Ressources humaines ». « Merci de me dire », est-il demandé à « Monsieur Fourès ».
    ikea-brest-sept2007.png
    Onze jours plus tard, rebelote : « L’urgence concerne Christophe L. », qui sera embauché comme responsable du département « Caisse, services et relations clients ». La direction boucle alors le recrutement d’un noyau de cadres, avant de passer aux échelons inférieurs. Une fournée de dix noms suit le 22 octobre : « Pouvez-vous me dire ce qu’il en retourne ». Deux nouveaux cas partent le 5 novembre.
    ikea-brest-10.png
    Parmi les mails en possession de Mediapart, aucune réponse de Jean-Pierre Fourès. Comme s'il s’interdisait de communiquer ses verdicts par internet. Il faut dire qu’en 2003 déjà, quand Jean-François Paris avait conclu un marché avec Sûreté international (une autre officine privée) pour des « consultations équivalentes à celles du Stic »« 80 euros » l’unité), il avait arrêté un modus operandi particulièrement strict, pour couvrir ses arrières : « Je souhaite vous envoyer (les) coordonnées des personnes à auditer par mail et souhaite un retour écrit à mon domicile. » Sans doute Jean-Pierre Fourès, cinq ans plus tard, suit-il les mêmes consignes.
    ikea-brest-contrat.jpg
    En décembre 2007, en tout cas, Jean-François Paris fait de nouveau appel au détective Fourès pour un énorme listing brestois de 61 noms :
    ikea-brest-listing-dec2007.png
    Je tombe des nues »

    C'est dans cette “fournée” qu'apparaît un salarié, ligne 33, « connu pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper ». Cette information confidentielle, communiquée à la direction du magasin, semble bel et bien tirée du « Stic », la gigantesque base de données policière, qui stocke des fiches sur toutes les personnes mises en cause un jour dans une procédure (6,5 millions de noms au 1er novembre 2011), mais aussi sur les victimes ou les témoins.
    Ce fichier est aujourd’hui farci d’erreurs, provoquées par des homonymies, des fonctionnaires qui remplissent mal les cases, etc. Seulement « 20 % des fiches étaient rigoureusement exactes » en 2009, d’après un sondage effectué par la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés). Jean-François Paris ne peut l’ignorer, mais fait tout de même circuler.
    Le 14 janvier 2008, à deux mois de l’ouverture du magasin, il envoie derechef une salve de noms à son informateur : « Bonsoir Monsieur Fourès, Tous mes vœux pour 2008 !! En attachement une nouvelle liste. Merci de me dire si OK ». Dans le tableau joint au mail : 44 noms (des « monteurs meubles », « employés FOOD », « vendeurs », « agenceurs », etc.). Le 29 mai, Jean-François Paris sollicite encore une « étude » sur 28 personnes. La dernière “commande” connue sera passée le 5 septembre 2008, sur 46 noms.
    ikea-brest-tousmesvoeux.png
    « Je tombe des nues, réagit le délégué syndical CFDT du magasin de Brest, Claude Lepage, averti samedi par Mediapart. Si c’est avéré, c’est honteux. Du coup, je m’interroge : certaines personnes qui ont été remerciées, par le passé, était-ce à cause de ces contrôles ?»
    Jusqu'ici, à Brest, la direction du magasin s'est contentée d'afficher un communiqué rassurant à l'attention des salariés, bien visible, juste à côté de la “badgeuse”, affirmant que Jean-François Paris était mis en disponibilité par Ikea France. Sans doute devra-t-elle fournir, lundi, davantage d'explications.
    Au niveau national, la justice s'est rapidement emparée de l'affaire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 1er mars par le parquet de Versailles, après que l’Union Force ouvrière de Seine-Saint-Denis (département du magasin « Paris-Nord 2 ») a déposé plainte contre X... « pour délivrance, obtention et utilisations frauduleuses de données à caractère personnel ».
    Défendus par les avocats Yassine Yakouti, Sofiane Hakiki et Christian Charrière-Bournazel (président du conseil national des barreaux), ces employés d’Ikea France, qui ont fourni une clef USB contenant une série de mails datés de 2003 à juillet 2009, demandent « que soient identifiés les auteurs des demandes formulées, les membres des officines intermédiaires qui sont allés à la recherche de ces informations confidentielles, et le cas échéant, l’identité des fonctionnaires, gardiens des fichiers officiels, qui auraient pu fournir ces données à caractère personnel ».
    En parallèle, une « Association des victimes d’Ikea » a également été créée, à destination des personnels d’abord, mais aussi des prestataires ou clients de la société. Dans les mails, au moins 24 magasins (ou implantations) à travers la France sont cités.
  4. raseC Member

    merci ! j'avais pas accès à l'article de médiapart :)
  5. euh ... si je comprends bien , ils n'ont commencé à faire ces fichiers qu'en 2003 ?
  6. Roger.Guy Member

    Autant en faire profiter tout le monde ; ce sont les propos de médiapart, attention, pas les miens.
    Les miens consistent à dire le plus de mal possible de l'attitude des "little" brother ; détectives à la mort moi le **** et consort que je conchie violemment au passage.
    Surtout lorsqu'ils accumulent les erreurs, bavures, les barbouzeux amateurs.

    pas sur : il y a un article dans rue 89 et d'autres dans mediapart (j'éditerai si besoin)

    Edit
    Visiblement rien avant 2003, je ne colle pas l'article de médiapart, c'est un qui est préalable à celui du dessus qui n'im apporte rien de plus ....

    ________ :)
  7. comment je peux savoir s'ils ont des fichiers sur moi ou pas ?
  8. Roger.Guy Member

    En tant que cliente ou salariée ?
  9. Roger.Guy Member

    http://www.mediapart.fr/journal/fra...-ikea-des-policiers-soupconnes?page_article=2
    Espionnage: de nouveaux mails accablent Ikea, des policiers soupçonnésOfficiellement, je ne suis évidemment pas tenu d’avoir accès au dossier»

    L’affaire Ikea prend de l’ampleur. Dans le cadre d’une vaste entreprise d’espionnage de ses salariés et de ses clients, la filiale française du géant mondial du meuble n’a pas seulement eu accès aux fichiers confidentiels « Stic », des immatriculations ou des permis de conduire, comme l’a rapporté mercredi Le Canard enchaîné. La multinationale a aussi recueilli des informations protégées sur les comptes bancaires personnels de certaines de ses « cibles », selon des documents internes au groupe, récupérés par Mediapart.
    Ikea a également profité de fuites d’informations normalement couvertes par le secret de l'enquête, en marge d’une investigation judiciaire concernant son site de Paris Nord 2, selon un autre document en notre possession.
    Ces récupérations de données confidentielles, dont l’utilisation est strictement encadrée par la loi, ont manifestement été rendues possibles grâce aux compromissions de plusieurs fonctionnaires, de police ou de gendarmerie. C’est ce qui ressort de plusieurs mails internes à Ikea, dont l’essentiel a été rédigé, entre 2003 et 2009, par Jean-François Paris, directeur de la «gestion du risque» à Ikea France – toujours en poste aujourd’hui.
    Un échange de mails, déjà rapporté par Le Canard enchaîné, fait ainsi apparaître qu'Ikea a passé un accord, en décembre 2003, avec le représentant d’une officine de renseignements privés, Sûreté international, pour avoir accès au fichier Stic, réservé aux policiers, moyennant 80 euros par « consultation ». Cet accès privilégié au Stic, parfaitement illégal, aurait ainsi servi à mener d’innombrables enquêtes de "moralité" sur les salariés d'Ikea ou les responsables d’entreprises prestataires, ordonnées à un rythme quasi industriel.
    Mais des mails inédits, réunis cette fois par Mediapart, montrent qu'Ikea a aussi fait travailler une officine dirigée par le détective privé Jean-Pierre Fourès dans la perspective d’autres missions, tout aussi délicates… et illégales. Ainsi, un mail du 3 juin 2003, envoyé à M. Fourès par le patron de la sécurité d’Ikea, démontre que l’entreprise s’intéressait également aux données bancaires des personnels espionnés.
    ikea-vitrolles.png
    Dans ce mail, Ikea passe commande auprès de ses prestataires en barbouzeries pour une enquête visant l’un des salariés du site de Vitrolles, Gérald G. La demande formulée est claire : «J’ai besoin de connaître l’état de son casier et surtout son train de vie. En effet, notre ami roule en BMW décapotable “neuve” et ce jeune homme aurait un train de vie bien supérieur à ses revenus (habit, sortie, etc.)», écrit Jean-François Paris. Qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.
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    Un mail du 19 août 2003 semble attester que l’enquête a commencé à porter ses fruits, y compris d’un point de vue bancaire… «Concernant Gérald G., écrit M. Paris au détective privé, vous deviez me communiquer les infos concernant son autre compte bancaire. A ce jour, vous m’avez remis les infos CCP (compte courant postal - NDLR), mais vous aviez découvert l’existence d’un second compte.».
    Contacté par Mediapart, la victime de l’espionnage d’Ikea, aujourd’hui employé à la Ville de Marseille, dit tomber des nues et ne pas se souvenir d’un différend particulier avec Ikea, où il a travaillé cinq ans. «J’avais une vingtaine d’années à l’époque. Je travaillais un jour par semaine pour me payer mes études de droit. Oui, je roulais parfois dans la BMW de mon père. Et alors ? Au nom de quoi, ils mènent des enquêtes sur mon train de vie. Je n’en reviens pas», a-t-il réagi.
    Ikea ne s’est pas privé non plus, dans le cadre de ses enquêtes très spéciales, de s’intéresser aux « concubins » de ses cibles. Un mail du 19 août 2003, toujours de Jean-François Paris, l'atteste. Il relaie cette fois une demande d’enquête du «magasin de Toulouse» visant une femme de 43 ans, Viviane D., employée depuis 1997 chez Ikea. Avec cette précision qui en dit long sur l’état d’esprit des démarches occultes entreprises : «Le concubin serait a priori “gitans” et considéré comme dangereux.»
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  10. Roger.Guy Member

    SUITE

    Retrouvée par Mediapart, la « concubine » réagit : «J’étais à la caisse du restaurant de la boutique suédoise puis à l’épicerie. Il y avait des repas où ils nous proposaient de venir avec nos concubins. Il est venu plusieurs fois pour le dîner de Noël. Mais ça ne se voyait pas qu’il était gitan. Je ne sais pas comment ils ont su. Je n’en parlais jamais, d’autant que dans le magasin, quand des gens du voyage entraient, il y avait un code. Quelqu’un disait au micro : “Madame Marty est demandée en magasin.” Et tous les responsables arrivaient immédiatement et se mettaient dans les pas des gitans, qui étaient personna non grata. Ça montre comment fonctionne l’entreprise.»
    Son concubin de l'époque, Joseph B, se montre encore plus estomaqué : «Je ne sais pas si ce sont des préjugés ou si c'est parce que j'ai fait six mois de préventive pour une arnaque aux maisons de crédits à la fin des années 80. Mais de là à me considérer comme dangereux ! J'ai 67 ans. Je n'ai jamais agressé personne. Je ne sais pas où ils sont allés chercher ça.» Aujourd'hui, Joseph B., membre de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), dit vouloir porter plainte.
    Un mail du 5 janvier 2004 montre que les investigations pouvaient aussi dépasser la frontière française. «Merci de faire une recherche France/Espagne», écrit ainsi M. Paris à son interlocuteur barbouze, au sujet de l’une des victimes de l’espionnage d’Ikea, Antonio D (recruté comme vendeur de tapis au magasin de Bordeaux-Lac en juin 2002 et parti de son propre chef en février 2004). Contacté par Mediapart, Antonio D. se dit «choqué». «A Ikea, j'ai défendu mes collègues qui étaient licenciés, d'abord comme simple salarié, puis comme délégué du personnel. J'ai eu un avertissement, une mise en garde. Je n'étais pas bien vu. Mais c'est incroyable qu'ils aient demandé une enquête internationale sur moi.»
    ikea-espagne.png
    Mais il y a plus grave encore. Il apparaît ainsi, dans un mail du 17 mai 2005, rédigé cette fois par un responsable sécurité du site Paris Nord 2 d’Ikea et adressé à plusieurs responsables du siège, que la société avait, grâce à quelques complicités bien placées, accès au contenu d’enquêtes judiciaires en cours. Dans le cas présent, il s’agit d’une affaire présumée de pression syndicale.
    «Hier et avant hier, j’ai rencontré le commandant T., OPJ (officier de police judiciaire - ndlr) en charge de l’enquête du Resto», commence le cadre d’Ikea, un ancien gendarme, qui détaille ensuite toute la stratégie d’enquête de la juge en charge du dossier. Il affirme également avoir «lu» un procès-verbal d’audition… Le cadre d’Ikea semble avoir parfaitement conscience du caractère illégal de sa démarche, son mail se terminant par ces mots révélateurs : «Officiellement, je ne suis évidemment pas tenu d’avoir accès au dossier.»
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    our mener à bien toutes ces missions cachées, Ikea paraît avoir tissé un lien, par l’entremise des officines qu’elle fait travailler, avec plusieurs fonctionnaires de police. Un mail du 20 juin 2003, entre Jean-François Paris et le détective Jean-Pierre Fourès, évoque par exemple une prise de contact avec les Renseignements généraux du Raincy, en Seine-Saint-Denis, département dans lequel Ikea ne dispose pourtant d’aucun magasin.
    «Malheureusement, C. vient d’être muté, peut-on lire dans ce mail. Le fonctionnaire désormais en charge du secteur se nomme Gaston K. ; si vous le souhaitez, vous pouvez le contacter aux RG du Raincy de ma part. Je vais le prévenir dès ce soir», conclut le détective Fourès à l’adresse de son interlocuteur d’Ikea.
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    Précision utile : les deux officines prestataires d’Ikea, citées dans les mails récupérés par Mediapart et Le Canard enchaîné, ont mis la clef sous la porte ces derniers mois. La première, Sûreté international, a été liquidée en décembre 2011 ; la seconde, Eirpace, dirigée par Jean-Pierre Fourès, a été liquidée en août 2011. L’ancien président de Sûreté international, Christophe Naudin, qui revendiquait sur son site internet des relations d’affaires avec la présidence de la République et le ministère de la défense, parle, pour se défendre, du « dérapage isolé » d’un ancien salarié licencié.
    De son côté, Ikea fait savoir que «tout est mis en œuvre pour faire la lumière». «On s'avance vers l'utilisation d'un conseil extérieur à l'entreprise, d'une tierce partie, type cabinet d'audit, pour effectuer les vérifications», explique à Mediapart Pierre Deyries, directeur de la communication d'Ikea. Selon lui, Jean-François Paris «a été vu par la direction et mis en disponibilité» mercredi : «Il s'agit plus à ce stade de le protéger, de protéger sa personne, que de le clouer au pilori parce que tel ou tel mail est sorti dans la presse.»
    Le ministère de l’intérieur a expliqué pour sa part que si des plaintes de salariés victimes venaient à être déposées, comme cela a été annoncé, «l'enquête judiciaire devra déterminer si des fichiers comme celui du Stic, des immatriculations ou des permis de conduire ont été interrogés de manière illicite».
    Ikea France, dont le chiffre d’affaires a dépassé les 2 milliards d’euros, fête cette année son trentième anniversaire. Son slogan : « 30 ans de vie commune, c'est un beau début ».
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    Des cons en plus ; le gars bosse un jour par semaine, il vient avec la voiture de son père ils enquêtent sur son train de vie.
    Ca suffit comme ça, maintenant ces conneries ; un jour ça vas mal finir, très mal finir.
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  11. Orphée Member

    Qu'ils espionnent leur salariés, je vois le procédé, mais comment font-ils pour les clients?
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  12. Roger.Guy Member

    Carte de fidelité, achats successifs ... peut-être un truc du genre ?
  13. Orphée Member

    Oui, j'y ai pensé, mais c'est beaucoup plus difficile alors que pour les salariés, ils ont tous les papier nécessaires..
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  14. Roger.Guy Member

    Les articles ne précisent rien quant aux clients.
    Par contre il y a un pare-feu qui a été mis en place (ça doit être le parfum du scandale en cours qui les a alertés)
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    http://www.lemonde.fr/societe/artic...rtains-cadres_1651843_3224.html#xtor=RSS-3208
    La direction d'Ikea se dissocie des actes reprochés à certains cadres

    LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.12 | 10h41 • Mis à jour le 05.03.12 | 10h58

    La filiale française du géant suédois du meuble, Ikea, "se dissocie totalement des comportements contraires à l'éthique et des pratiques de surveillance illégales" de ses salariés et de ses clients dont il est soupçonné en France. "Les règles déontologiques de l'entreprise sont claires. Nous travaillons avec honnêteté et transparence, quel que soit le pays où nous exerçons nos activités", affirme la direction d'Ikea dans un communiqué, lundi 5 mars.

    "Le respect de la vie privée des personnes compte parmi les valeurs les plus fortes du groupe et nous désapprouvons vigoureusement toute pratique portant atteinte à cette valeur", ajoute le numéro un mondial des meubles en kit.

    Le parquet de Versailles a ouvert jeudi une enquête préliminaire après la plainte du syndicat FO pour "utilisation frauduleuse de données personnelles" sur des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients. L'enquête a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
    Le Canard enchaîné, qui avait révélé l'affaire, et FO, dans sa plainte, évoquent des courriels entre des cadres du groupe Ikea et des enquêteurs privés, l'un de ces derniers proposant au groupe suédois contre rémunération des "consultations équivalentes à celles du Stic", un fichier policier. Les courriels se sont espacés au moins de 2003 à 2009, selon les plaignants.
    Mediapart publie une enquête sur les pratiques du magasin Ikéa de Brest. "De septembre 2007 à septembre 2008, au fur et à mesure que le magasin embauchait, une officine privée a été chargée par le siège de fouiller les antécédents des personnes recrutées, pour repérer les sujets 'à risque'", écrivent les enquêteurs de Mediapart, précisant que 190 noms au moins (pour un magasin d'environ 250 employés) ont ainsi été passés au crible.
    "Toutes ces allégations sont prises très au sérieux par Ikea", qui rappelle avoir lancé une "enquête interne" confiée au cabinet Skadden Arps mais refuse de donner plus d'informations "en raison des enquêtes en cours".
    La société Sûreté International, citée par Le Canard enchaîné comme ayant proposé à Ikea des informations confidentielles sur ses salariés, a assuré samedi n'avoir "rien à voir" avec cette affaire et s'est démarquée des actes prêtés à un de ses anciens salariés, qui a été licencié peu après 2003.
  15. raseC Member

    Comment croire un directoire composé d'anciens membres des jeunesses hitlériennes suédoises. Le fondateur de la marque bleue et jaune avait pour meilleur ami le numéro 2 du Parti nazi en Suède...

    Quant aux clients, le moindre paiement cryptural (carte) peut leur permettre d'avoir des infos sur toi... Il n' y a qu'à voir les pubs ciblées pour comprendre qu'on est TOUS sous "surveillance économique"
  16. Roger.Guy Member

    Ach, je crois que je me sens obligé :)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin
    http://www.streetpress.com/sujet/21087
    Godwin: « On ne peut pas accuser quelqu'un d'être un nazi en toute désinvolture »

    Tu ne diras plus jamais « Lol » devant un #PointGodwin

    Interview Sur StreetPress Mike Godwin inventeur de la loi du même nom est très sérieux: «Il y a un problème de responsabilité de la parole.» Car oui, avant d'être une vanne le point Godwin «doit responsabiliser chacun.» Prends ça la génération Y!
    etc ... cf. #104 pour l'article complet.
  17. raseC Member

    Je comprend ton post
    certes, mais son passé est plus que flou quant à ses appartenances politiques et ses amitiés avec Per Engdahl (leader d'un mouvement néonazi)



    Il n'est plus nazi mais l'a été (sa famille était, je cite "fan" d'Hitler).
  18. raseC Member

    J'espère juste que la Justice (parquet de Versailles) ne laissera pas ça sans suite...
  19. Roger.Guy Member

    Je ne conteste pas, par contre je ne vois pas le lien avec les "little brother".
    Tu n'as jamais eu affaire à des little brother de gôche ? :)

    Il y a plein de boutiques où ça se passe comme cela. Les dirigeants n'ont pas tous des liens avérés avec les néo nazes.

    La pratique est a gerber, je ne vois pas en quoi c'est important de savoir si elle est plus l'apanage de gens proches de la droite, l'extrème droite, la gauche etc ...
    Ce qui est sur c'est que c'est dans le tube, si ça fait pas pschitt, il y aura des retours de manivelle (économiques pour Ikéa peut-être, en terme d'image c'est en cours. Administratifs pour les fonctionnaires impliqués etc ...)
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    EDIT
    (il n'est pas nécessaire de suivre la mode)
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    http://www.lexpress.fr/actualite/po...n-comme-non-argument-de-campagne_1089717.html
    Nazi toi-même" ou le point Godwin comme non-argument de campagne

    Cette campagne 2012 s'illustre par la violence des échanges entre les différents partis, qui n'hésitent pas à se traiter de voyous, de menteurs...ou de nazis!
    afp.com/Anne-Christine Poujoulat
    Les références au nazisme et à la Seconde guerre mondiale se multiplient ces dernières semaines dans les discours politiques. A droite comme à gauche, la formule connaît un succès grandissant. Au détriment du débat d'idées?
    En six semaines, les hommes politiques ont accumulé, tous partis confondus, pas moins de 10 points Godwin. Ces références au régime du IIIe Reich ou à l'Occupation viennent de plus en plus souvent parasiter le débat politique. Peut-on on encore confronter ses idées lorsqu'on s'attèle à montrer son ennemi comme le Mal incarné?
    [Lire notre rappel des faits sur ces sorties choc]
    La formule choc à tout prix
    Pour Olivier Picard, co-auteur de "Parlez-vous le politique", on observe en effet "une multiplication des recours à des références extrêmes", un phénomène "pas très surprenant dans une campagne de crise". Selon lui, "les candidats savent qu'ils n'ont pas grand-chose à promettre, que l'opinion n'est pas dupe". A défaut de séduire l'électorat, les présidentiables sont obligés de recourir à "la destruction et la décrédibilisation de l'autre".
    L'appauvrissement du champ lexical est flagrant selon cet éditorialiste politique: "Ce ne sont plus les idées mais les mots, les formules qui sont utilisées comme des armes. C'est le stade ultime du discours des communicants qui cherchent à convaincre les gladiateurs de la scène politique de trouver la formule qui fait mouche."
    Le point Godwin, niveau zéro du débat
    Cette campagne suivrait donc un schéma bien connu. "L'argumentation se réduit en temps de peur, on fait référence aux tabous les plus scandaleux - le nazisme, mais aussi le mensonge qu'on entend très souvent ces derniers temps, pour prouver que le mal habite l'autre, explique Olivier Picard. Le point Godwin, c'est systématiquement le niveau zéro du débat."
    Cet observateur de la politique française se dit franchement inquiet des conséquences que pourraient avoir ces méthodes douteuses sur l'avenir du pays. "Cela renforce un certain dégoût de la politique et cela va se ressentir au premier tour, celui où, habituellement on choisit -par opposition au second où on élimine. Mais même au-delà de l'élection, c'est grave car le débat de la présidentielle lance le quinquennat suivant. La relation démocratique est affaiblie quand elle a une base sémantique faible voire absente."
    Montrer un clivage fondamental
    Paul Bacot, professeur de sciences politiques et auteur des Mots des élections, se montre plus circonspect quand à ces fameux points Godwin: "On peut faire entrer dans cette catégorie des propos de natures différentes. Il peut s'agir d'affirmations assénées sans la moindre explication, voire parfaitement insoutenables [...]. Mais il peut s'agir au contraire de l'évocation, même rapide, d'une thèse développée par ailleurs [...]."
    Il poursuit: "Ce n'est pas parce que la période de la Seconde guerre mondiale est évoquée qu'on perd toute légitimité. Mais il est vrai que cela peut servir aux adversaires pour tenter de délégitimer la personne. On a encore du mal à parler de cette époque comme des autres." Reste que les politiques ont bien conscience du caractère éminemment violent de ces comparaisons, quel but espèrent-ils atteindre en en faisant usage?
    "Si ça choque, ce sera peut-être une façon de montrer que la bataille n'est pas secondaire ou artificielle, mais que le clivage est bien fondamental, qu'un vrai fossé sépare les adversaires. [...] Dans tous les cas, il s'agit bien sûr de mobiliser son camp et, si possible, de diviser et démobiliser le camp d'en face."
    Hitler comme Mal originel
    A l'origine, la loi de Godwin a été définie par Mike Godwin en 1990 pour les seuls forums sur Internet. Elle est énoncée ainsi: "Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s'approche de 1." Pour l'inventeur de cette théorie, "l'utilisation sans fondement du nazisme ou d'Hitler dans la sphère politique reflète une certaine perte de repères, un chamboulement des perspectives politiques."
    Avant 1990, le philosophe Leo Strauss avait déjà inventé en 1954 la fausse locution latine "Reductio at Hitlerum" pour évoquer un processus similaire. Il décrivait ainsi son théorème: "Qu'Hitler ait partagé une opinion ne suffit pas à la réfuter."
    Plus loin dans l'histoire, on peut rapprocher ce type de sorties d'une des ruses imaginées par Schopenhauer dans son "Art d'avoir toujours raison". Il s'agit du stratagème XXXII ou "Principe de l'association dégradante" énoncé ainsi: "Lorsque l'on est confronté à une assertion de l'adversaire, il y a une façon de l'écarter rapidement, ou du moins de jeter l'opprobre dessus en la plaçant dans une catégorie péjorative, même si l'association n'est qu'apparente ou très ténue."
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  20. Loogas Member

    Je peux comprendre l’intérêt de surveiller ses employés, même si je ne suis pas d'accord, mais je ne vois pas l'utilité d'espionner ses employés clients. En tout cas même si le sujet crie le scandale je ne vois pas ce qu'Anonymous peut faire à part laisser la justice faire son travail.
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  21. Orphée Member

    Espionner ses employés permet de faire un tri dans les bons et les moins bons. A savoir ceux qu'on garde et ceux qu'on vire.
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  22. raseC Member

    en parler et transmettre l'info fait aussi parti du crédo des anon ;)
  23. Roger.Guy Member

    En "parler" ça mange pas de pain, faire circuler de l'info ici, non plus.
    Dire que les little brother sont bien souvent des raclures qui essaient de se refaire une santé en jouant les Sherlock Holmes, ça mange pas de pain non plus.
    Plus tard refiler le nom d'une boite de merde (la boite de "sureté") comme ça, ça mange pas de pain non plus.
    Peut-être qu'un employé d'Ikéa qui n' a pas la télé, la radio et qui lit pas le journal ;) mais qui lit ce forum de temps en temps :) apprendra qu'il était dedans et fera partie du collectif de victimes, lui donnant ainsi plus de poids:)
  24. Roger.Guy Member

    Ca à avoir avec les compétences professionnelles de connaitre la gueule du compte en banque de l'employé. Savoir si la voiture qu'il conduit est à lui ou emprunté, de savoir que son mec est gitan, chinois, albinos ou qu'il/elle est célibataire, Gay, misogyne, misanthrope....
    Qu'il est pilote d'Ulm ou de soucoupe volante ?
    Un jour qui ne sera pas fait comme un autre, il y en a qui vont retrouver des little brother "raides morts" dans un coin ; ils se demanderont pourquoi.
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  25. Orphée Member

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  26. Roger.Guy Member

    Source ?
    :)
    EDIT
    ...."Le pouvoir vient d'en bas"....
    M. Foucault
  27. Orphée Member

    Extrait d'un slogan de mai 1968, c'est une citation anonyme :)
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  28. Roger.Guy Member

    comme :
    ..."il est interdit d'interdire"...
    Du coup plus d'inter-dit ; les gens ne se disent plus rien :(
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  29. Nika Member

    On fait une OpIkéa?
  30. Roger.Guy Member

    Une OP "black march ikea" en avril ?:)
    Tu bosses pour Conforama ?
    :D
  31. Nika Member

    Non à But :D
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  32. Loogas Member

    E
    Erreur dans mon texte je me suis répété, je voulais parler de l'espionnage des clients
  33. Roger.Guy Member

    Espionner ses employés c'est pas mieux que d'espionner ses clients : c'est pareil.
  34. Loogas Member

    Je sais, je parlais de l'utilité d'espionner ses clients
  35. Roger.Guy Member

    http://droit-finances.commentcamarc...ode-penal/89928/de-l-atteinte-a-la-vie-privee

    Code pénal
    Section 1 : De l'atteinte à la vie privée. Version en vigueur au 24 février 2012

    Article 226-1

    Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui :

    1° En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ;

    2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé.

    Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé.
    Article 226-2

    Est puni des mêmes peines le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d'un tiers ou d'utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu à l'aide de l'un des actes prévus par l'article 226-1.

    Lorsque le délit prévu par l'alinéa précédent est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.
    Article 226-3
    Est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende :
    1° La fabrication, l'importation, la détention, l'exposition, l'offre, la location ou la vente d'appareils ou de dispositifs techniques conçus pour réaliser les opérations pouvant constituer l'infraction prévue par le second alinéa de l'article 226-15 ou qui, conçus pour la détection à distance des conversations, permettent de réaliser l'infraction prévue par l'article 226-1 ou ayant pour objet la captation de données informatiques prévue par l'article 706-102-1 du code de procédure pénale et figurant sur une liste dressée dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, lorsque ces faits sont commis, y compris par négligence, en l'absence d'autorisation ministérielle dont les conditions d'octroi sont fixées par ce même décret ou sans respecter les conditions fixées par cette autorisation ;
    2° Le fait de réaliser une publicité en faveur d'un appareil ou d'un dispositif technique susceptible de permettre la réalisation des infractions prévues par l'article 226-1 et le second alinéa de l'article 226-15 lorsque cette publicité constitue une incitation à commettre cette infraction ou ayant pour objet la captation de données informatiques prévue par l'article 706-102-1 du code de procédure pénale lorsque cette publicité constitue une incitation à en faire un usage frauduleux.
    Article 226-4

    L'introduction ou le maintien dans le domicile d'autrui à l'aide de manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.
    Article 226-4-1
    Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
    Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu'elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.
    Article 226-5

    La tentative des infractions prévues par la présente section est punie des mêmes peines.
    Article 226-6

    Dans les cas prévus par les articles 226-1 et 226-2, l'action publique ne peut être exercée que sur plainte de la victime, de son représentant légal ou de ses ayants droit.
    Article 226-7
    Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2, des infractions définies à la présente section encourent, outre l'amende suivant les modalités prévues par l'article 131-38 :
    1° (Abrogé) ;
    2° L'interdiction, à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, d'exercer directement ou indirectement l'activité professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise ;
    3° L'affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues par l'article 131-35.
  36. Xan0n Member

    Owi! Je les sens déjà qui tremblent de peur! :D
  37. Roger.Guy Member

    black april, pour ikéa ? = arrêter d'acheter de la camelote et de manger des sandwich de renne à la sandwicherie, pendant un mois.
    Bof.
  38. Roger.Guy Member

    http://www.mediapart.fr/journal/fra...tron-dikea-france-savait-pour-un-cas-au-moins

    Espionnage: le patron d'Ikea France savait pour un cas au moins

    Le patron d’Ikea France a lui-même cautionné et supervisé l’espionnage d’au moins une salariée. D’après des documents inédits auxquels a eu accès Mediapart, Jean-Louis Baillot, directeur général de la branche française de 1996 à 2009 (et aujourd’hui directeur des opérations commerciales à l’international), a bien eu connaissance de certaines des méthodes mises en œuvre par le responsable de la sécurité, Jean-François Paris, dans l’espionnage de salariés du groupe.
    Pour l’instant, seul Jean-François Paris a été mis en disponibilité, après les premières révélations, le 29 février, du Canard enchaîné et de Mediapart. Depuis, le géant suédois du meuble, qui a confié une enquête interne au cabinet d’avocats américain Skadden Arps, tente de prendre ses distances avec le personnage et ses méthodes supposées, comme en atteste le communiqué envoyé lundi dans lequel Ikea France dit «désapprouver vigoureusement toute pratique portant atteinte au respect de la vie privée».
    L’enquête ouverte par le parquet de Versailles ne devrait pas tarder à remonter plus haut. Jusqu’au sommet de la hiérarchie. En effet, en 2008, d’après les documents en notre possession, le PDG Jean-Louis Baillot lit et réagit personnellement à l’évolution d’une enquête sur Virginie Paulin, salariée du groupe à un poste de direction.
    En effet, Jean-Louis Baillot et Claire Hery, alors directrice des ressources humaines, sont persuadés qu'elle prend du bon temps au Maroc pendant un long arrêt maladie. Ils vont tout mettre en œuvre pour tenter de prouver ses fraudes supposées, en recherchant les traces de ses voyages, les preuves de son achat d’une maison à Essaouira et de supposés faux documents signés par des médecins parisiens.
    Retrouvée par Mediapart, Virginie Paulin, 51 ans, ne comprend que maintenant toutes les facettes de cette histoire qui montre par ailleurs que la surveillance des salariés pouvait concerner tous les échelons de l’entreprise. Architecte de formation, Virginie Paulin commence à travailler à Ikea en 1997. Dix ans plus tard,
    L’arrêt maladie est renouvelé toute l’année 2008. A plusieurs reprises, avec l’accord de son médecin et de la sécurité sociale, assure-t-elle, Virginie Paulin part se reposer dans sa maison à Essaouira, au Maroc.
    Pendant ce temps, la direction d’Ikea la soupçonne de mentir. Le 11 décembre, le responsable de la sécurité, Jean-François Paris, écrit à Jean-François Fourès, détective régulièrement employé depuis 2003 pour fouiller le passé des salariés, et lui donne les coordonnées de Virginie Paulin, «en arrêt maladie depuis plusieurs mois». Jean-François Paris écrit : «Par des sources externes, nous savons que la personne a passé des séjours au Maroc aux périodes suivantes :
    – 10 juillet 2008 au 19 juillet 2008. Vols Easy Jet.
    8 août 2008 au 29 août 2008. Vols Easy Jet.
    22 octobre 2008 par vol Royal Air Maroc au 7 novembre par vol Easy Jet.

    en 2007, elle devient directrice adjointe du département Communication/Aménagement.
    Mais peu de temps après, elle tombe malade, victime d’une hépatite C qui la handicape lourdement. «J’ai continué à travailler un temps. Mais début 2008, j’étais vraiment trop exténuée. J’ai prévenu la direction, sans dire exactement de quoi je souffrais : je ne voulais ni être une pestiférée, ni un objet de pitié.»
    Un faux jeu-concours

    D’où tient-il ces informations ? Mystère. Il ajoute : «Tous ces séjours ont été faits sans interruption de son arrêt AM et sans en informer la CPAM. Suite aux contrôles CPAM, des faux en écriture ont été présentés. Nous savons que cette personne a acheté une maison (appartement) à Essaouira et qu’elle profite de son AM pour s’occuper de cette maison. Etant sur un poste de cadre sup dans l’entreprise, nous ne pouvons tolérer cette situation. Pourriez-vous me confirmer ses sorties du territoire ? Pouvez-vous me confirmer son achat immobilier ?» Jean-François Paris conclut : «ATTENTION BESOIN URGENT MAX 3 SEMAINES… est-ce possible ?»
    Une heure et demie plus tard, nouveau mail. Même expéditeur, même destinataire. De façon tout à fait illégale, Jean-François Paris envoie cette fois le relevé d’identité bancaire de Virgine Paulin, qui dispose d’un compte au Crédit agricole. Avec pour mission de vérifier les mouvements financiers ?
    Huit jours plus tard, le 19 décembre, Jean-François Paris écrit un nouveau mail. Il ne résiste pas à l’envie de transmettre les informations qu’il a reçues au patron d’Ikea France, Jean-Louis Baillot, qui suit visiblement l’affaire de près. Ainsi qu’à la directrice des ressources humaines, Claire Hery, devenue depuis directrice du magasin de Franconville. «Pour Noël !!», annonce-t-il, tout content de son joli cadeau. «Document signé de sa main avec les tampons de douane. Le fax est daté de ce jour donc je pense qu’ils ont un contact chez Air Maroc qui a demandé des infos. Je ne sais pas si on peut le produire, mais en tout cas, on sait que le 7 novembre, elle était dans l’avion.»
    Claire Hery, la DRH, réagit immédiatement : «Une preuve irréfutable qu’elle a commis deux faux… à mon attention. S’ils peuvent nous faire la même chose pour les vacances qui arrivent, ce serait super !»
    Puis le directeur général, Jean-François Baillot, répond en personne : «Excellent ! On fait quand même les contrôles pendant la semaine après Noël de manière à la coincer, pour peu qu’elle nous fournisse un autre faux.»
    n réalité, Virginie Paulin n’a pas produit de faux documents signés par des médecins. Mais là n’est pas le plus grave. A aucun moment le patron d'Ikea France ne s’inquiète de ce type de pratiques qui constituent des atteintes à la vie privée. Mieux : il s’en félicite et encourage à les renouveler.
    Mais comment l’officine privée sollicitée a-t-elle pu parvenir à se procurer des tampons de douane qui attestent de voyages au Maroc ? Passé un court instant de stupéfaction, Virgine Paulin raconte : «Un jour, j’ai reçu un appel de Royal Air Maroc, qui m’a proposé de participer à un petit concours. Il m’a été dit que si je faxais mes talons de billets ainsi que mes passeports avec tampons de la douane, je ferais partie des 5 personnes pouvant être tirées au sort pour gagner un aller/retour à Marrakech.»
    Un licenciement « dénué de cause réelle et sérieuse »

    Virginie Paulin envoie le fax, trompée par ce qui ressemble à une usurpation d'identité. Mais le piège ne fonctionne pas vraiment. Sur les tampons, ne figure pas la date du voyage aller, qui, dans l’esprit de la direction, devait attester du faux en écriture prétendument réalisé par la cadre du groupe. Le 23 décembre, la DRH d’Ikea France s’en aperçoit : «Le fax de Royal Air Maroc ne démontre pas qu’elle m’a fait deux faux car il ne mentionne (… ) pas l’aller… Je l’ai fait contrôler les 27 et 30 octobre. Jean-François, il faudrait la même chose pour la période couvrant les 27 et 30 octobre… + la liste de tous les billets pris chez Royal Air Maroc par Virginie pour montrer sa capacité à se déplacer souvent. Une attestation serait mieux qu’un fax.»
    Entre-temps, Claire Hery a demandé (toujours avec les adresses de Jean-Louis Baillot et de Jean-François Paris en copie) à Synéance, une entreprise de contrôle médical employeur qui se propose de «faire grimper le taux de présence des salariés», de bien vouloir contrôler quatre fois Virginie Paulin, les 29, 30 et 31 décembre, puis le 2 janvier. Claire Hery se plaint qu’il n’y ait eu que deux contrôles pendant les vacances de la Toussaint. Elle annonce par ailleurs qu’elle va demander à l’hôpital Tenon une confirmation de la présence à l’hôpital de Virginie Paulin le 30 octobre.
    Face au récit détaillé de cette traque, Virginie Paulin n’en revient pas : «Je ne comprends pas ce qu’ils cherchaient. Je ne me suis jamais cachée de mes voyages. Il leur suffisait de me le demander.» Pour son avocat, Me Pascal Gastebois, «ils s’étaient visiblement fait une conviction et ils ont voulu la coincer en suggérant des choses, pour la licencier en la dissuadant d’aller aux prud’hommes».
    Car le 3 mars 2009, en dépit d’un certificat médical qui fait état d’un possible retour en septembre, Virginie Paulin est licenciée en raison «de la nécessité de pourvoir à son remplacement définitif à la suite de son absence maladie prolongée depuis plus d’un an».
    La salariée conteste. On lui propose en avril un dernier rendez-vous, officiellement, lui dit-on, pour «trouver une solution». En réalité, Jean-Louis Baillot et Claire Hery l’attendent de pied ferme : «Ils ont contesté la réalité de ma maladie, m’ont dit que j’étais malhonnête, que je ne valais rien.»
    Mère d’une petite fille de 3 ans, Virginie Paulin sort de cet entretien «en état de choc». Encore très marquée, elle explique avoir alors tenté de se suicider. Depuis, elle n’a jamais pu retravailler et a dû vendre la maison où elle habitait à Saint-Germain-en-Laye. Elle réside à la campagne, dans l’ouest de la France, où elle tente de se soigner.
    Le 21 juillet 2010, le tribunal des prud’hommes de Versailles a jugé que le licenciement était «dénué de cause réelle et sérieuse», et a condamné Ikea à lui verser 56.800 euros d’indemnités, sans reconnaître le harcèlement moral.
    Après que Virginie Paulin a fait appel, Ikea lui a proposé un peu plus d’argent. Elle était sur le point d’accepter quand l’affaire a éclaté.
    _______________________________________________________________________

    Vraiment des cons sur toute la ligne, du début jusqu'à la fin.
    Je n'ai pas mis les scans de documents de l'article ; (sont pro chez médiapart :))
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  39. Roger.Guy Member

    Il me semble que cela a sa place ici, car sans l'un, l'autre (l'affaire Ikea) n'aurait peut-être pas eu lieu
    ________________________________________________________________________
    http://blogs.mediapart.fr/blog/gilles-sainati/050312/abroger-le-stic

    Abroger le STIC
    05 Mars 2012 Par gilles sainati
    Le Système de Traitement des Infractions constatées regroupe actuellement au moins 6, 5 millions de noms de personnes mises en cause dans une procédure ( présumé auteurs ) et 28 millions de victimes. Il comporte 80 % d'erreurs selon la CNIL en 2009... Bref il n'est pas fiable, sauf visiblement pour les officines privées qui par des complicités multiples arrivent à se faire communiquer des relevés STIC contre des espèces sonnantes et trébuchantes.....( cf affaire IKEA).
    Il faut abroger le STIC
    Rapide histoire du STIC
    Crée sous Pasqua, consolidé sous Chevenement, étendu par Sarkozy, ce fichier de personnes suspectes s'applique aussi bien aux majeurs qu'aux mineurs.Consultable par la police, la gendarmerie mais aussi par les administrations qui le souhaitent à titre d'information, il constitue aussi le complément de toute poursuite pénale.
    Ce fichier ne concerne ni des condamnés définitifs, ni des personnes poursuivies, mais sous le vocable de mise en cause dans une procédure entre tout un tas d’hypothèses : le témoin, le témoin contre qui pèse un soupçon, la victime, le coupable au yeux de la police ou yeux gendarmerie mais qui ne sera jamais poursuivi, ou pire qui sera relaxé...
    bref il s'agit d'un fichier de précédents..même si le précédent n'en est pas un...Il contient donc consubstantiellement des erreurs aggravées par une saisie toujours rapide, faite dans le feu de l'action....
    Vu le nombre des erreurs relevées, il est pertinent de se demander quel est son utilité? Il échappe à toute notion de spécialité propre à un fichier...digne de ce nom.
    En réalité, vu le nombre de concitoyens fichés, c'est un fichier comportemental de population...Il est donc logique que des employeurs peu scrupuleux veuillent s'en servir pour connaître le comportement passé de leurs employés.
    Un fichier illégal
    Depuis 2000 la CNIL se contorsionne dans tous les sens pour à la fois estimer ce fichier légal, puis dire qu'il pose problème. L'histoire de ce fichier aura entamé totalement toute crédibilité à la CNIL...mais ceci est une autre histoire !!!
    Au regard de la hiérarchie des normes et des principes fondamentaux ce fichier est illégal.
    En effet, il existe un fichier qui permet de connaître l'historique comportemental d'une personne ...condamnée définitive, c'est le casier judiciaire avec ses trois volets qui postulent de la nécessité du droit à l'oubli.
    Uniquement accessible aux magistrats en volet B1, puis aux administrations en volet B2, et enfin à l'intéressé en volet B3, la casier judiciaire voit disparaître des mentions du fait de l'écoulement du temps, afin de ré-insérer le condamné, ou d'éviter d'importuner celui qui dans sa jeunesse a fumé un joint à l'issue d'une soirée...
    Par ailleurs, par décision motivé d'un tribunal une condamnation peut ne pas figurer sur le casier judiciaire pour éviter d'hypothéquer un avenir professionnel avec une petite affaire..
    A quoi sert toutes ces précautions s’il existe un fichier comportemental de population ?...
    La hiérarchie des normes, la déclaration des droits, tout cet ordre normatif que l'on nomme Etat de droit impliquent que le casier judiciaire soit le seul fichier comportant des condamnations dument vérifiées...
    Constitué par circulaire, puis validé en marge d'une loi du 21 janvier 1995 et enfin d'un décret du 5 juillet 2001 le STIC ne dispose pas de bases juridiques suffisantes compte tenu des atteintes portées aux libertés individuelles...Aucun débat démocratique pour ce fichier qui conserve des données erronées pendant plus de entre 5 ans et 15 ans ...et dont la réctification et l'accès est acrobatique...et de fait matériellement impossible..puisque vous ne savez si vous y êtes inscrit....
    Les termes du fichage policier
    L'on connaît les critiques de notre position: il ne faut pas désarmer la police face aux voyous...
    Il se trouve qu'avant 1995, il existait déjà des poursuites pénales sans que l'on ait besoin de consulter un fichier tentaculaire comme le STIC...
    En réalité, il ne s'agit pas de contester la possibilité de fichage mais de l'encadrer strictement par des principes clairs qui sont d'ailleurs déjà posés:
    -la spécialité du fichier: un fichier n'a pas vocation a concerner toute la population...Sinon Bienvenu à Gattaca...
    - la pertinence du fichier: l'excès d'information tue l'information...Un fichier pertinent est donc celui qui concerne des noms de délinquants reconnus comme tels et d'ailleurs en fonction des infractions commises...
    Dans ce contexte un STIC abrogé se recomposerait en quelques fichiers précis concernant des auteurs et non des victimes , auteurs pour lesquels il existerait des indices graves et concordants ou qui auraient fait l'objet de poursuites devant un tribunal. Personnes qui seraient dument avisées de leur droit à rectification...
    Par delà cette évolution, il convient de s'interroger sur les officines privées qui fleurissent ça et là et transforme notre société en film de série B..Ne parlons de la généralisation des " voisins vigilants", le rêve d'un pouvoir qui souhaite que la suspicion devienne la règle de voisinage..
    GS
    _____________________________________________________________________
    cf. : #1

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