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Victimes d'un gourou, les reclus de Monflanquin veulent récupérer leur maison

Discussion in 'France' started by benjaltf4_, Oct 24, 2018.

  1. benjaltf4_ Member

    Pendant près de dix ans, la famille Védrines a vécu sous l’emprise de Thierry Tilly, un escroc manipulateur qui les a dépouillés de près de 5 millions d’euros.

    Neuf ans après avoir réussi à se libérer de cette coupe, ils réclament en justice la restitution de leur maison familiale, le château de Martel.

    C’est une bâtisse qui date du XIXe siècle, édifiée pour remplacer l’ancienne propriété. Un bâtiment imposant repérable par sa tourelle qui dépasse des arbres et ses volets rouges.

    Une demeure qui conserve des souvenirs heureux pour la famille Védrines, propriétaires des lieux depuis le XVIIIe siècle. Mais aussi et surtout des moments plus sombres.

    Pendant près de 10 ans, le clan a vécu, reclus, sous l’emprise psychologique d’un escroc, Thierry Tilly. Les Védrines ont tout perdu et espèrent désormais récupérer leur château de Martel.

    La cour d'appel d'Agen rend sa décision ce jeudi 24 octobre.

    Ma famille veut se battre car c’est l’histoire de notre famille qui est entre les mains de la justice, insiste Philippe Védrines, le fils aîné.
    L’histoire sombre de cette famille aristocratique a débuté en 1999. A cette époque, Thierry Tilly a un premier contact avec la famille Védrines par l’intermédiaire de l’une des sœurs, Ghislaine.

    Cette dernière dirigeait alors une école de secrétariat à Paris. L’homme a su se rendre indispensable. A coup de manipulation mentale, mais aussi en se servant des rancœurs et des conflits familiaux, l’homme va s’imposer auprès du clan.

    De 16 à 89 ans, les 11 parents vont devenir les "esclaves" de cet escroc et s’isoler du reste de la société. Ils vont devenir les "reclus de Monflanquin".
    Agent secret et complot

    Le premier acte de ce huis clos des reclus de Monflanquin s’est déroulé derrière les volets du château de Martel où les Védrines ont vécu quelques temps avant de rejoindre la propriété de l’aîné Philippe, la Talade. Puis direction Oxford, en Angleterre.

    Certains vivent dans le centre du pays, d’autres à Londres ou à Bristol. Pendant ces nombreux mois, le clan est séquestré. Des tortures physiques et psychologiques leur sont infligé.

    Le but est financier : entre 2000 et 2009, Thierry Tilly va les dépouiller de près de 5 millions d’euros. Se présentant comme un agent secret venu les délivrer d’un complot, l’escroc réclame de l’argent, beaucoup d’argent.

    En 2008, l’escroc les convainc même de vendre le château de Martel à une société civile immobilière (SCI) de Toulouse, une demeure où la famille passait toute ses vacances, tous ses Noël.

    L’engrenage prendra toutefois fin un an plus tard quand Christine Védrines, la belle-sœur de Philippe, réussit à s’enfuir et dépose plainte pour "abus de faiblesse, séquestration et acte de barbarie.

    Thierry Tilly est arrêté en octobre 2009. En 2012, il est condamné à 8 ans de prison. Une peine alourdie à 10 ans de prison en appel six mois plus tard.

    Sorti de prison en août dernier, il est désormais interné à l’Unité pour malades difficiles en Gironde.
    Une vente annulée

    Le combat ne s’est toutefois pas arrêté avec cette condamnation pour les Védrines. Une procédure pour récupérer la propriété de Martel a été lancée.

    En 2015, le clan obtient une première victoire quand le tribunal de grande instance d’Agen déclare que la vente du château datant de 2008 est invalide en raison de l’ insanité d’esprit des Védrines au moment de la conclusion de l’acte.

    Malheureusement pour eux, si cette transaction est annulée, reste que la SCI toulousaine avait revendu la propriété.

    Le 11 juin dernier, les Védrines ont porté l’affaire une nouvelle fois en justice, celle-ci ayant jugée valide la seconde vente, jugée de bonne foi.

    L’avocat des Védrines, Me Daniel Picotin, a plaidé devant devant la chambre civile de la cour d'appel d'Agen que l'acheteuse, qui vivait à 40 km du village, ne pouvait pas ignorer l'affaire des reclus de Monflanquin, relayée dans la presse locale et nationale.

    Il a aussi relevé un prix d'achat de 540.000 euros, défiant toute concurrence. Pour la défense des acheteurs, ses clients n’étaient pas au courant de l’affaire familiale.

    Justine Chevalier
    https://www.bfmtv.com/police-justic...in-veulent-recuperer-leur-maison-1544760.html

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